‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrine catholiqueChapitre 86 sur 90 · LEÇON XXVI · texte numérisé non relu

LEÇON XXVI

\IUéÉk

Le Christianisme n'est pas Tœuvre de la sagesse humaine, maU rouvre de Dieu commencée dès l'origine du monde et perfai^ tionnée par Jésos-Ghrist.— U présente, dans les faits miractf leux qoi se sont produits en sa favear, des preuves incootestables de divinité. — Il a produit et il ne cesse de produire des effets snmatoreis, qui ne sont pas des témoignages moins certains de sa céleste origine.

Nous avons passé en revue des évéoementg du plus haut intérêt; les origines et les développements successifs du Cfaristianisoie ; les faits extraordinaires qui* à diverses époques, au temps des patriarches, pendant la durée du peuple hébreu, et surtout au commencement de l'ère chrétienne, ont manifesté rintervention de Dieu; la révolution qu'a opérée dans le monde la parole de Jésus-Christ.

kappelons et résumons tous ces teàts historiques dans une dernière leçon, et disons à la gloire de Notre- Seigneur que le Christianisme ne doit rien à la sa-

DIVINITS W OBBISTIANXSMB 449

gesse humaine, et qu'il s'est coastammeat montré par ses effets l'cBuvre de Dieu seul.

I. Parmi les ennemis du Christianisme, les uns le présentaient comme un assemblage d'idées incohérentes et de superstitions; d^autres, qui tiennent par leurs études un rang plus étové , affectent beaucoup de respect pour k religion chrétienne; ils la disent une préparation convenable et même nécessaire à la philosophie, le genre humain ayant dû commencer par croire, à l'époque de son enfance et pendant son adolescence, pour devenir capable, à mesure qu'il atteint l'&ge parfait^ de s'élever aux conceptions de la science. Plusieurs admirent &a elle une des plus belles et des plus fortes conceptions de l'esprit humain dans les âges passés, une transformation plus épurée ' ^s doctrines anciennes, un développement de la penroe qui va sans cesse, par la voie du progrès, vers une perfection indéfinie. Selon eux, la philosphie orien- !^^ taie, la philosophie juive, la philosopie grecque, se seraient formées par degrés, tantôt marchant sur des lignes parallèles, tantôt se modifiant par le travail ; et par des emprunts qu'elles se faisaient l'une à l'au- ^ tre, jusqu'à ce qu'enfin elles aient été unies et con- ^ ciliées dans le Christianisme. Notre^Seigneur et ses . disciples auraient donc mis en œuvre les systèmes ^ philosophiques et reli^eux qu'ils avaient trouvés dans 1 les (afférentes écoles, pour les coordonner ensemble ; et en faire un corps de dootrine ; la théologie juive, lentement développée à travers une longue suite de ; siècles, soumise à l'influence de la religion chali déenne, égyptienne, etc., ensuite à celle des doctrines grecques, des stoïciens et des fdatoniciens, aurait

^ifiB reçu 0a-^nMère forma 4aM le^^CbriBtiaBiftme. En un mot, la rdUfîDQ ekrétidane ne serait qu'un pi^rètr naturel àèê idées oonqniMS {>ar la pftiilos(h t>ble.

. Une pareille théorie serait 9pé€â0iise, si nous la considérions Mâs temrwaip<B*deFbislO(ifre; tH«is aHdne Hdupporté pas rexanPêfi^qnaiBd tm fe«tla}i%ai9<i'après la Téalfté des faits.

-Qu'onse pappe)lela'««ile des émiementsdontse eofDpose l'histoire 4n peuple de IMen. lias palrinr- ^4tes, Moïse et tes ptopliètes, «nt^te ftiit<te ia philosophie, ont-ils eu recours à l'étude, ausD raisoiinemeBts, «luxrtradttîonsdes nations étransèfest pour ei^eigaer la* religflon aux Hébreux? N'iest^ce pas «u nom de DieHseul et eens'séniiiSpînitioii qu'ils ont parlé, et leur parole n'était'-rtlepas 4M>uvieat .aœdœpagnée ^ prodiges qui étaflent^la-ppeciYd incontestable d'ii2 tnission céleste? Oes ftits-9(mt le vreifK^int de d^ar. dans toute diseussion sérieuse surte religion ; il n'est jamais permis nie les perdre de vne, ou d'en faire abstraction.

Mais, de pKis, x)«fat)$d wl eonsidève avee quelque attention la ^délité etec laquisfie le peuple hébreux ^nservé ses traditions, it est< impessiUe de n'y pas "y(At l\BUTre de Dieu. QoéL speelacle, peur ^observatenr attentif, que c^ui d'un peuple grossier, portt ^autant' que tout 'autre aux supeMttiens, épêOfCiifwt, ainsi que son' histoire ^enâtit foi, un violent penchant pour le eutte des idoles, et q«i eependant^e maiatieiit (oujoârs fersQe, sans «banger, sans akérer sa fei, p«idant que les nations les * plus savantes donnai^ii^ dans boules les absurdités de l'idolA«riei...>Il y a eu des

^ DIVINITÉ iBf^ <»mBTIANISME ^4^1

éeafis rnditiduète/il y a eu lâôme des momante oà la pltts grande partie dèfee peaple^emblait prête à^abaadoimër sa M; et ûée^oiËotfts, naalgi^ ces éeffrts, malgré l'exem^e uniTersel et si contagieux de tout ce qui renvironuatt; le peuple hébreu a conservé la notion pure de I>ieu, de la morale et du eulte. Nul peuple n'a subi autant de *viôissituée8, nul n*a souffert autant d*int«»i^ns de la part de8^4é«raHftgievs, etB'a él» plus sôurent forcé d'abandonner wn sol pourse. mêler «uk ^ atttres peuples; et cependant, jeté par diverses tcâss- '^ migrations sur tous les-p^eints du monde» il est de- ^ meuve le même. Il a eu, pmdmt une teng»» séne-de - eiè<0les/des éerWaâns difféoreâts les «m ées imtres par ^ les mœurs, par le cara^tèreet la pesitioa, et dans tous s tes éeriTains on reireil^e^lacpliiB in^fiîaUe uni^é de

Ctrme; l'un eispKqnepius.è foûd ce qu'unautse mit fait qu'indicpier , binais il n'j a pas inème rofiibre d'une eomradietion entre^euxl... Cek li'iâst i pas naturel, eekt ne se «rcrlt nulle partaiéjiews. 1 On a dit que les é^fihfwiiis jvàtB, que bous eensidérons comme inspirés, et qui ont vécu:âprès la «aptir irité de Babylone , avaient empr^mté les idées des i Cfaaidéens, et plms^tard^eltes des philosofriies grecs. i O'est une assertion gr^tmte et «ans ndlle vraisem- I blance.'Nous n'^examinons pas si ees éerivaias ont^eaa- ! ployé 'des termes ou des formules 'qui se ^trouveraient I aâleufs dans quelque philoseptie; cbaciai <sent bien qu*tn]e auleur, inspiré ou non, peut re^^r sa pensée d'un terctte qu- il ermt centmaMe, alors ' même que d'autres s'en seraient servis, sans qu'il soit présumé pour eela «voir >eçu d^eux«on idée» Ce quHl y a de certain, nous en' aurons la preute dans i'exposilien

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IraditioimeUe des croyances cathcdiques, c'est que les auteurs des lirres iospirés, composés dans les temps qui ont suivi la captivité, n'ont rien enseigné qui ne soit dans une parfaite harmonie avec ce qu'avaient dit les autres prophètes bien antérieurs à ces époques.

Les philosophes païens qui écrivaient dans les premiers siècles de l'ère chrétienne prétendsûent, comme nos philosophes modernes» que les Jui& avaient emprui^ une partie de leur doctrine aox Grecs et aux autres peuples : car on ne foit pas de nouvelles objections contre la religion. Les; docteurs chrétiens» Origène, Clément d'Alexandrie» Ëusèbe, saint Augustin, nièrent hautem^dt ce fait, ea prouvant que nos divines Écritures étaient plus andennes, et» sans comparaison, ldu9 riches et [dus pures de doctrine que tout ce qu'avaient écrit les philosophes de la Grèce. Ils ne en gnirent même pas d'assurer que ceux-ci avaient pij dans les livres sacrés du peuple de Dieu» ou dans ses traditions» tout ce qu'ils avaient de plus approchant de la vérité en matière de religion. Origène disait^ en écrivant eoutre Gelse : « Combien est préférable à « Celse le philosophe pythagoricien Numénius» qui « s'est rendu si célèbre par son éloquence I Ce» savant « homme, dans son livre du Soutwrain Bien^ se sert de « passages tirés des prophètes, et il prend plaisir à en « donner des explications allégoriques. L'on dit aussi « qu'fiermippe, en son premier livre dei Législateurs^ tt assure que Pythagore avait appris des Juifs la philo- « Sophie qu'il a ensdgnée aux Grecs. .. Nos prophètes, « c'est-à-dire ceux des Juifs» n'ont rien pu prendre de « Platon» ayant vécu avant lui^ Tant s'en faut que nous « ayons copié ce qu'il dit» que nous trouvons dans les

« écrits des prophètes des choses bien plusexcelientes, <( dont Jésus et ses <fisciples lious ont donné l'intelU- (( geace, en nous découvrant les secrets de fEsprit qui « a parlé par les prophètes, et qui n'est pas autre que « l'Esprit de Jésus-Chrisrt. Je ne crois pas hors d'ap- « parence que Platon ait eu commerce avec les Juifs, « ou même, comme quelques-uns l'ont écrit, qu'il ait <( lu les livres dés prophètes, â'<^ il a appris ce qu^il <( dit^.. » Easèhe a coasfteré un livre entier de sa Préparation évangétique à établir que les Grecs avaient offectivement reçu des Hébreux^ des Egyptiens et d'autres peuples d'Orient, tout ce qu'As avaient de plus remarquable dans leur pbitosopfaie ^

L'opinion des docteurs chrétiens sur les premières sources de la philosophie grecque paraît avoir été as*

Spc généralement admise parmi les auteurs païœs. iodore de Sicile rapporte à ce sujet ce qu'il avait appris en Egypte : « Les prêtres, dit-il, lisent dans leurs <( annales qu'on a vu chez eux Orphée, le poète Hoa mère, Lycurgue le Spartiate, Selon l'Athénien, le <( philosophe Platon, Pytbagore de Samos... Ils don- <( nent diverses preuves qui font voir que tons ces <( sages ont tiré de l'Egypte tout ce qu'il y a de plus « merveilleux dans les sciences qu'ils ont profes- <i sées ^. »

Plusieurs de ces philosophes ne furent pas seulement en Egypte, ils pénétrèrentdanslaSyrie, et durent aller même jusqu'à Babylone. Il n'était pas nécessaire, •d'ailleurs, qu'ils se transportassent bien loin pour

» Origène, Traité contre CeUe, liv. I, u. il; liv. VI, n. 7.

« Préparation évangéliquef liv. X.

^ Diod., Hiiioire, liv. I, sect. il, n. 36. * ^

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reacoatr^r de& Juift^ pmw^. G^mrGl sù trouyaîAat dai»laplupiGwt(tea^caiiAD».da»UAsi», La vue de ee peuple» si exlDraordiQaii^e <pav S9& miaucs et par la siogularité da sa reUgien^ dev«Âttle».fraj>pdr, et» déaireuji eoBiaie ild L'éUûeat d€i s'iivrtruire, ils (teTaieulMtumlleoieni s'infoiriiieF d^ s«g doctrines, chercher quelque oeœfiiOB dB lire se^ Uigres^ pu.d'en demander rexplieatto&y s^ila DeicoBnaÎ0«ii^t'Pa»lalaiigue dans laqu4»lle il^éiaienttéonls» Oauayuqueices livres fumnt traduits, en gracia imj^ ddf tis»i« «îi^ aya&t Jésofr- Christ; mais, amèX wteoictfta tradttctioo, il n'était pas difficile aux alraag6rad'ètBa.i«i(iéfta»K ujatères qu'ils renfermaient;^ iMOfloiii^da la» garder aoua le seer^t) lesJuife iaa paaimiiaiqt>aiettl»valaatiera« . Aalaat il& étaient éloigoé» d» T&alfMr nao' eaqpt nntev; ei^ fait de dactrine*^ aax. aatres pe^bM^ à causa de la haul^ idée qu'ils anateaidaleurâiLpériafité à. esl égard» eê damépriSiqae.lâujrs livreaJautr^ iaspiraieal poiir les rilefrreligîeiixeitouAldS.systàmeSfdas.idolAtres^ autant étaimt-ils disposés àiBÎseifiari.deileurs doctiÛMS àceuxquldésiraienlileS'eaBaattre, Il est doac trèsvraisemblable que leapbilasophesi^ qui oat eu des rapports avec eux, ea oat xeçuiea <iiP:'il&ont écrit da plus sensé sûr la religion.

L'histoire, la succession des prophètes dans le peuple juif, te caradère dace peapie, siremanpiabk parmi tous les autres par lapui^eté de- ses doetciiies, tout BOUS montre d<mc que la religlun, depuis soa origine jusqu'à l'épaqua où pari^ Notia-SeigiMwr, n'a été que l'œuvre de Dieu, et non le résultat des travaux de l'esprit humain. Qde dire maintenant de la ^riflère perfection qu'elle a reçue à cette époque?

* DIVINITE DTT'tJHÏKttWANISME 405^

Jégus-Christ n'ar^pas étudié leD divers SKfi^knês.relî- ' gieux ou pMtoBOpMqci^' qui avarient eom» de se»' temps; Il ne soHil péts de la Jttc^: cm né le vit point fréquenter les écoles did là O)pèoe> m vê^aïf^ daDSfles*. Indes, ni rétmif auprès de lui les liwe^NroiigieuiL' des peuples. II ne choisit pour disdples que dee homiMSi conniâpub]i<|uemeat pour â'avoii*}ai»ais ftât^étuéet»^ des hommes ausm igtiercmts qm'^m puisse Fétre àta& les classés pauTt^s et laborieuses deJa société: lui^ même, né de parents pistuvf^Sy aintil passé son enftoiee* dans l'exercice d'Un art méeaflîque.

Ajoutone une obserratioiv biefteiu^le r o» veut que Nôtre-Seigneur et sesdi^iptes^se^soien^iBstruits des* doctrines répandues de leur temps parmi le»peupteB:^ queUes étaient donc ces» docftriMs9 "Qu'y avaiikil à jî^ndre en dehors des traditîMe «eHgieuse&oonsenFée» / par les Juifs? Geqae les philescrphes les plnd sensés^ avaient dit de bon ne seti*ouve4-ilpas dans^nos^livres saints les plus anciens^, et n'y est*il paspt»»piireiiieat que dans les écrits dé ces philo90phè6> qui a»t môle tant d'erreurs'aux vérités qu'ils ont eonuues?.;.

La philosophie grecque avait mis Une étrange eeofusion dans les esprits par lessystènîes les- plus owtradictoires; les sophistes avaient lanl abusé dU' raisonnement pour souteirir des paradoxes, quit^l'on avait fini par regarder toute doctrine comme problé** matique; une défianee extrême de la raison et l'afibt^ blissement des caractères qui, énervés p^r la corrup-» tion des mœurs, étaient dévenus incapables de s'élever à de fortes conceptions, jetaient les Âmes dansleseep*ticisme. Les Romains, dont l'esprit plus positif et plus pratique ne se ftdsait pas aux subtilités de la

456 COMCUUSIOK ;|^

Qràce, dirigèrent de préfêrenee leur philosophie vers ]a seimce de la yie morale, la connaissance du deyoir; mais furenl-ils plus sages que les Grecs? Non : il y avait quelque grandeur dans leurs idées; mais il y avait une exagération qvd faussait les doctrines ; Torgaeil, une confiance superbe dans les forces de la nature, formait le fond de leur prétendue sagesse. Austères dans leurs maximes, autant qu'ilsétaient corrompus dans leurs mœurs, ils voulaient que le sage pratiquât le dévouement jusqu'à Théroisme, qu'il s'élev&t au-dessus des faiblesses humaines jusqu'àbraver la douleur et à dépouiller le sentiment de la pitié. Aussi ne donnaient41s d'autre consolation à ceux que frappait le malheur, qui perdaient leur fortune, leurs enfants, ce qu'ils avaient de plu£ cher au monde, que de se roidir contre le destin et de lutter contre la foty tune. « Tu es malheureux, disait Sénèque, courage, « la fortune t'a jugé son digne adversaire; elle te « traite comme elle a traité les grands hommes... U « n'est au pouvoir de personne de rendre service au « sage, ni de lui nuire; Tinjure ne l'atteint pas, ilala « conscience de sa propre grandeur. Il n'est jamais ni « pauvre, ni exilé, ni malade, parce que son âme lui « tient lieu de richesse, de santé, de patrie K n D'où l'homme tirera-t-il une si rigide vertu? De son propre Icmds, vous diront ces philosophes; il la trouvera, selon eux, dans sa raison^ dans Pénergie de sa volonté ; et ils ne craindront pas d'égaler, et même de préférer leurs sages aux dieux^ parée que les dieux sont bons par nature, et les hommes par leurs propres efforts;

* Ik Pr&videntM,., de comtatUim $apienUs.

ceux-ci ont un mérite qui n'est pas dans ceux-là...

Yoilà les doctrines philosophiques qui régnaient dans la Grèce et dans Temptre romain quand fut annoncé FÉvangîle : les philosophes étaient, dans leurs écoles et dans leurs livres, les uns dogmatiques, d'autres Sceptiques, les uns épicuriens, d'autres stoïciens; un très-grand nombre avaient adopté le panthéisme. Ils n'avaient, d'ailleurs, ni les uns ni les autres, de principes arrêtés sur rien, ne s'accordant entre eux qu'à laisser le peuple dans les idées, dans les fables, les superstitions et les pratiques immorales consacrées pour le culte des fhux dieux; et c'est d*eux que seraient sorties les saintes maximes de PËvangile !... Ce serait faire sortir l'ordre du chaos, les lumières des ténèbres. Non, Jésus-Christ n'a rien emprunté à <^p[nonde, ni ses dogmes, ni sa morale, ni les observances de son culte. Il concilie admirablement la gloire qu'il faut rendre à Dieu et la paix dont nous pouvons jouir sur la terre ; Thuarilité avec la confiance en Dieu; il veut sanctifier les hommes en les ramenant à son Père; sa morale est aussi supérieure à celle du paganisme que ses dogmes l'emportent sur les fables ridicules de l'idolâtrie. S'il a voulu qu'on élevât des temples, qu'on dressât des autels, que l'on fît dés ablutions dans les mystères, comme en avaient les peuples idolâtres, ce fut pour rendre à Dieu des pratiques qui, dès l'origine, avaient été établies pour Thonôrer, et que le démon avait profanées en les faisant servir à de honteuses superstitions.

II. L'origine du Christianisme nous fait respecter et aimer la religion de Jésus- Christ comme l'œuvre de

COURS d'iNSTR. I. ^(^r\n]o

Dieu; 6UaviQiitdQlui,.etix'a.rifiaeiopruQté au.ii)OQde. I^ea uûcades. qui ont aigpoualé ses grai«4fiâ.époquâ9, les efiCets, cpi'U. a (jiroduits^ceux q;^'il ue i^çs^ de produire esuQore.taiis le& jours soujb xm>s. yeux, jagus toucbeat bieu dayâiUage, parce qu'ils naus damiôutuiiB p]:euYe plu& seoaiÙ8.di»<3a divimté..,

Koiifi.avaBs . pftrcouru. las .troiâ g^audeâ épjGfcqtteg hiitonqv^B de lajpeligio^ : les patmco^es^ la loi idos«i(^e.et ravéaaooeuit de JéiusrCiirlsU Quelle aduûrabletbseriDQmet quôUe auite dains L'q^avr^de Dieul.^ mais .aussi que d'évâoeiueats dans lesqitôls .a éclaté eu face du luoude eutier la ;toutirpuissauca dLÎYiue! Faut-il rappeler ici les, g^auda cl^âtiiueuts dont Dieu a frappé Ibs boouudSt à la réserve de la seule famille de Noé» pour, venger ToubU 4e».tr94îliîoi)â ffeligieuse&^ et les miracleequi préparèreut le.p^upîe hébreu 4 la i^ vélatioa-des aiM¥i0une9.prottief^eâ?

Ces évéuea2ûuts> doQt le.souireiiir m s'effacera jamais dans le monde t s^at trop présents, à notre mémoire.; il est impossible qutuu homme les considère avec un espnt att^tif etuu co^ur droit, sans qu'il se seule tressaillir d'admiratiou^ et q;u'iluadise : LeckÂgt de Dieu est là.

Ne sont-ee pas d'autres miracles non moins coacluaatspour aous, que les, effets prodigieux que le Christiaaisme a produits» ei qu'il ae cesse encore de produire, sur l'esprit et le cœur, des hommes?

LalQifoadamentale du Christiaaisme, c'est Tamour de Dieu et du prochaia : Vous i^Msa^sz lb Swokbur

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