‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrineChapitre 20 sur 82 · LE SERMENT DBS SOCIÉTÉS SECRÈTES · texte numérisé non relu

LE SERMENT DBS SOCIÉTÉS SECRÈTES

« ttièrent les hauts degrés d'Élu, de ehevaUer du $oiei! y « et ht stricte otèervance, de Kadbch ou homme fégé- « itéré : sanctuaire ténébreux, dont les portes ne « s'ouvraient à l'adepte qu'après une longue série « d'épreuves, calculées de manière à constater le pro- « grès de son éducation révolutionnaire, à éprouver la « constance de sa foi, à essayer la trempe de son « cœur. 4 »

Voilà bien les tendances de la Franc-Maçonnerie, le fond de ses mystères, le but ultérieur de ses serments. Au milieu de pratiques, tantôt puériles, tantôt sinistres, ses adeptes s'engagent à combattre tous les principes, toutes les observances sur lesquels repose là société, ils poursuivent lé plan d'Une révolution religieuse et sociale] par tons les moyens, et on en a vu ne pas reculer devant l'assassinat et l'empoisonnement.

La Franc*Mftçonnerie paraît, aux yeux de ses adeptes superficiels, se tenir en dehors d'une religion positive, et respecter les convictions religieuses de chacun, laissant à tous, sous ce rapport, une entière liberté, mais, en réalité, il est impossible aujourd hui d'en douter, elle ne veut pas de Dieu, elle pousse* ce qu'elle appelle l'instruction laïque, expression toute récente dfcns le sens qu'on lui donne et qui unifie une instruction athée ; elle éloigne lés hommes de l'Église, elle provoque les mariages purement civils, détourne les parents de feire baptiser leurs enfents, organise les enterrements solidaires , poursuit Ses prôtres de ses calomnies, et tente de fcorrom-

y L<taïs Blanc, Histoire dé dix am r

pre ceux qu'elle espère pouvoir pervertir. — En ce qui concerne la société temporelle, la Franc-Maçonnerie a pour devise et pour règle de ne pas s'occuper de politique, de se tenir en dehors de toutes discussions sur ces matières irritantes; en réalité, elle a constamment poursuivi un but révolutionnaire, pour amener un nouvel ordre de choses, dans le sens le plus démocratique.

Les hommes éclairés qui ont examiné de près la Franc-Maçonnerie, en ont toujours eu cette idée; mais aujourd'hui on ne peut plus en douter raisonnablement. Les écrits publiés par plusieurs francs-maçons, les journaux de la secte maçonnique, les discours prononcés sur Ja tombe des frères, dans ces déplorables enterrements civils, les aveux de bien des maçons convertis, ont jeté un tel jour sur le caractère, les tendances, le but de la société, qu'il faut se fermer volontairement les yeux pour ne pas voir.

Il résulte de là 1°, qu'un chrétienne peut pas s'affilier à la Franc-Maçonnerie, quand même il ne verrait et qu'il n'entendrait rien de mal dans la loge. Il concourt, par sa présence et par le nombre, à une mauvaise œuvre ; de plus, il se ressentirait bientôt de l'influence funeste qu'aurait sur lui ce milieu où l'on respire un air malsain. En fait, les hommes qui fréquentent les loges cessent peu à peu de venir à l'église et s'éloignent des sacrements, qui sont pour nous des sources de vie.

Il résulte de là 2°, que les serments faits dans les initiations maçonniques sont nuls, ils ne peuvent imposer aucune obligation de conscience; il y a, au contraire, pour ceux qui auraient été entraînés dans

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