OCCASIONS DANGEREUSES
dangereuse le presse, il est sans force pour y résister.
Il convient maintenant de signaler en particulier quelques-uns des dangers contre lesquels nous devons nous tenir en garde.
§ 2. — OCCASIONS DIVERSES QUI NOUS EXPOSENT A VIOLE» LE SIXIÈME COMMANDEMENT DE DIEU.
Le Saint-Esprit nous avertit que les créatures soht devenues un piège tendu aux enfants des hommes, dont elles sollicitent le cœur et qu'elles détournent facilement de Dieu, s'ils ne font une garde sévère tout autour d'eux. L'âme trouve en elle-même une faiblesse et des inclinations au mal qui doivent lui inspirer une crainte salutaire, et lui faire sentir la nécessité d'une vigilance continuelle; dès lors elle veille sur son imagination, sur la direction de ses pensées; s'arrêter volontairement sur la pensée du mal, c'est le commencement du péché, c'est déjà un désordre. Le désir du mal nous rend encore plus coupables. Le péril paraîtra bien plus grand si l'on considère combien de causes extérieures viennent favoriser ces mauvaises inclinations. Nous ne les signalerons pas toutes, le détail en serait infini ; nous nous bornerons à en indiquer quelques-unes des plus dangereuses : la compagnie des personnes peu modestes, la lecture des romans et des autres livres où la morale chrétienne n'est pas respectée, les bals et les spectacles.
I. Les enfants de Dieu sont souvent attristés et blessés du spectacle des mœurs déréglées de certains
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hommes au milieu desquels ils vivent. Il ne dépend pas toujours d'eux de les fuir; ils se trouvent môme quelquefois dans la nécessité d'avoir des rapports .avec eux; mais ils doivent bien se garder de rechercher leur compagnie et de prendre part à des conversations qui blessent la modestie. « Mon fils, dit la Sa- « gesse, si les pécheurs veulent par des paroles « douces et flatteuses vous attirer à eux, détournez « vos oreilles et gardez-vous bien d'aller à eux : la « voie où ils marchent paratt agréable, mais elle con- « duit au mal. » Les prophètes et les Apôtres ont fréquemment réitéré cet avis dans les saintes Écritures. « Nous vous déclarons au nom de Notre-Sei- « gneur Jésus-Christ, écrivait saint Paul aux fidèles, « que vous devez vous séparer de ceux qui sont déré- j « glés dans leur conduite '. »
L'exemple est une parole muette qui s'insinue dans j l'âme, gagne insensiblement le cœur et finit par cap- ^ tiver la volonté, si elle rencontre des dispositions naturelles qu'elle flatte. On s'habitue à penser et à agir : comme pensent et agissent ceux que l'on fréquente, | quand on est lié d'amitié avec eux, et comme nous avons tous un fonds de corruption qui nous pousse au ; mal, il arrive tout naturellement que nous nous lais- I sons égarer par les mauvais exemples ; la fréquentation des personnes vaines, frivoles, sensuelles, nous rendra vains et frivoles comme elles. Si vous en doutiez, voyez ce qui se passe autour de vous ; souvenezvous de ce que vous avez vu, et dites combien l'exemple et les conversations intimes de ces personnes ont
» II* Ép. aux Tbesaaloniciens, m, *.