OCCASIONS DANGEREUSES : MAUVAISES COMPAGNIES
le puissance pour altérer la simplicité et la pureté les mœurs. Combien d'enfants modestes, pieux, qui aisaient la consolation et les délices de leurs familles, »nt été dépravés après quelques mois de contact avec i'autres enfants mal élevés ! Le souffle impur des péheurs a flétri dans ces enfants la fleur de l'innocence, l a desséché l'onction de la piété; le mal, qui d'abord eur faisait horreur, leur a paru moins grave; ils ont mi par le goûter et ils sont malheureusement tombés. Us peuvent bien s'appliquer ce que saint Augusin disait des égarements de sa jeunesse : « Je n'aui rais jamais commis ces fautes, et je n'en aurais c jamais été tenté si j'avais été seul. Oh ! qu'on est ( ennemi de soi-même, quand on se lie d'amitié avec i les pécheurs! A quoi une telle amitié peut-elle con- ( duire, si ce n'est à renverser la raison au delà de ce < qu'on peut croire? Car, dès que quelqu'un de la « compagnie avait dit : Allons, faisons cela; il n'y en \( avait pas un qui ne suivit et qui ne parût avoir honte ■i de n'avoir perdu toute honte '. »
Le danger que nous signalons ici est commun à ;ous les âges ; il n'est pas de situation où Ton ne puisse subir la funeste influence du mauvais exemple, quand 1 est donné par ceux que Ton aime, avec qui on est dé par des rapports intimes ; mais il est beaucoup plus grand pour la jeunesse, parce que l'âme est alors plus impressionnable et la vertu moins affermie. La jeunesse est confiante et expansive; elle éprouve le besoin d'affection. Deux jeunes gens se rapprochent; une conformité de position, d'études, de talents, va
' Confettiom de saint Augustin, liv. II, chap. vnt-ix. cours d'instr. m. 16