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bientôt les unir Fan à l'autre, e* cependant il se peut que run des deux ait dans le caractère, dans l'éducation qu'il a reçue, des défauts qui le rendent dangereux; il peut n'être pas digue qu'on l'accepte pour ami.
Gomment faire un sage discernement? comment éviter une erreur qui aurait des suites déplorables? Si l'on pouvait prendre les conseils d'un père chrétien, d'une mère vertueuse, d'un directeur éclairé, ce serait assurément le moyen le plus sûr; si on ne le peut, il faut user de beaucoup de réserve et attendre que Ton connaisse bien celui que Ton veut choisir pour ami. On sera poli à son égard comme on doit l'être à l'égard de tout le monde, mais ou ne se livrera pas à lui ; on ne recherchera pas son intimité, avant que Ton soit bien sur qu'elle n'est pas dangereuse. S'il flatte vos penchants, s'il encourage vos défauts, s'il vous fait envisager vos devoirs et les pratiques religieuses comme une contrainte; si votre réserve et votre modestie lui paraissent ne plus convenir à votre âge, s'il vous parle des plaisirs du monde et vous engage à vous y livrer avec lui* sans paraître s'embarrasser beaucoup de concilier ces- divertissements avec la loi de Dieu, ne vous liez pas avec lui; il ne mérite pas votre amitié. Malheur à vous si vous vous laissiez séduire par ses vaines démonstrations de sympathie! Voyez plutôt, dans la description que saint Grégoire de Nanzranze fait de son amitié avec saint Basile, les caractères et les effets d'une affection pure : « Nous « vivions à Athènes, dit-il; Dieu et le désir de la « science nous y avaient conduits comme deux fleu- « ves qui sa réunissent aprèfi, avoir, parcouru plu-