‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrineChapitre 56 sur 82 · LEÇON* X · texte numérisé non relu

LEÇON* X

fltalte du septième cemanndeuent. — vmuHtou dvdttfT de prepeMté: oMlgttftNi qe**» reiaite*

Au droit de propriété correspond une? obligation <fe justice. Si vous avez droit à tel bien, je suis obligé en conscience, et à titre de justice, de le respecter, et si je manque à ce devoir, il faut que je répare le tort que je vous ai causé, c'est ce que nous devons expliquer dans cette leçon. Ces questions, comme celles dont nous nous sommes occupés dans la leçon précé* 1 dente, ne sont pas des plus attrayantes, il importe cependant de les étudier avec soin et de se former des notions exactes sur les conséquences du droit de propriété ; c'est d'autant plus nécessaire que les injustices sont plus fréquentes dans la société. Peut-être vous, qui lisez cette page, ou qui entendez ces paroles, vous trouverez-vous vous-mêmes dans des occasions délicates où vous aurez des réparations à faire au prochain, ou des conseils utiles à donner. Disons d'abord en quelques mots les injustices qui se commettent plus fréquemment, nous verrons ensuite les obligations qui en résultent, et enfin les causes diverses qui peuvent, en certaines circonstances, dispenser de l'obligation de restituer.

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§ 1. — INJ08TH3HS QUI»» C«B«TT»rr'PLU8 >TBÂqO

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Prendre ou retenir le bien d'autrui ; refuser de payer une dette, Le salaire d'un ouvrier, le prix d'un objet qui nous a été vendu ; causer un dommage effectif au proehain en détruisant ou en détériorant des effets qui lui appartiennent, on concourir par des moyens injustes à ne dommage par de mauvais conseils ; empêcher quelqu'un par violence, par des mensonges, onde toute antre manière injuste, d'exercer endroit, d'acquérir un bien qu'il espérait et qu'il pouvait légitimement obtenir ; tromper dans le commerce swr la qualité. ou sur la quantité de l'objet

! que Ton vend : oe sont tout autant d'injustices plus ou moins graves, selon l'étendue du mal qu'elles

^causent

On ne peut pas donner une règle absolue qui détermine, pour tous les cas, quand le mal est assez notable pour qt*e Ton doive considérer l'injustice, comme une buteigrave, comme un péché mortel. Il y a nécessairement «dansoet ordee de choses une latitude. morale ; on en jngeipar. dea considérations tirées du bien public, et par .des motifs tirés .de la^sitnation des personnes t qmi ont été vie tittes de l'injustice. En raisonnant par des- :c©sisidé rations d'ordre public, on peut estimer fente grave < te dommage ou la sonsÉracticm #une valeur que les hommes s'accordent à regarder ^QQBse notable,, indépendamment de toute circonstance personnelle : si>nous apprécions l'injustice d'àprèBâasrtuiftion de celui q«i l'a soufferte, nous con-

sidérons comme ordinairement grave le vol ou le dommage causé soit à un ouvrier, soit à un pauvre, quand on lui fait subir une perte qui correspond au salaire ou à la nourriture d'une journée.

Au surplus, l'honnête homme n'entre pas dans de pareilles discussions pour discerner, en matière d'injustice, le péché mortel du véniel ; il comprend que toute injustice est un mal, que tout dommage causé volontairement doit être réparé. Malheureusement, le parfait honnête homme est un être assez rare dans bien des conditions de la société, tant la cupidité rend les illusions faciles et donne d'industrie pour gagner au détriment des autres. Tel se croirait infâme s'il volait la bourse de son voisin, qui ne pense pas se rendre tout aussi coupable quand il se sert de mensonges ou d'autres formes insidieuses pour tromper sur la valeur d'une marchandise ou d'un travail.

§ 2. OBLIGATION DE REPARER i/lNJUSTlCE COMMISE.

Les injustices font peser sur la conscience une obligation spéciale ; elles demandent une réparation. Quand on a transgressé d'autres lois, Dieu exige une expiation morale : c'est le regret et la pénitence, sans lesquels le péché ne serait pas pardonné. Il faut bien sans doute cette expiation pour les péchés d'injustice, mais elle ne suffit pas, si l'on ne fait de plus une réparation matérielle qui remette toutes choses à l'état primitif, autant du moins que cela est possible. Dieu, dit saint Augustin, ne remet le péché qu'autant que ton rend au prochain ce qu'on lui a pris.

Pour apprécier l'étendue de cette obligation, il im-

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