‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrineChapitre 7 sur 82 · DB L ESPÉRANCE · texte numérisé non relu

DB L ESPÉRANCE

Dieu, qui a donné l'être aux créatures raisonnables pour les rendre heureuses, a mis en elles un instinct, une tendance, qui les fait aspirer à la félicité. Elles sont donc dans les conditions légitimes de leur existence, quand elles cherchent le bonheur; elles doivent repousser comme fausses toutes ces doctrines désolantes qui excluent l'espérance d'une vie meilleure. Mais ce bonheur de la créature ne peut pas être et n'est réellement pas la fin dernière ; il se rapporte à la gloire de Dieu, principe et fin de toutes choses. L'espérance est bonne, elle est sainte ; mais il est une vertu dont nous parlerons bientôt, une vertu plus pure plus élevée, plus excellente, à laquelle elle nous prépare, c'est la divine charité, qui est l'amour de Dieu pour lui-même, l'amour de la beauté, de la grandeur, de la justice, de la sainteté et des amabilités infinies , îuela foi nous découvre, qu'elle nous fait contempler en Dieu.

Nous avons ainsi dans ces deux vertus la conciliaion des intérêts de l'homme et de la gloire de Ifteu. Revenons maintenant à l'exposition de la doctrine : aous avons étudié la nature de l'espérance, son objet, ses motifs : considérons sa nécessité ; le précepte que Dieu nous a imposé de mettre en lui notre coniance.

Page 1