‹ Cours d'instructions familières (volume 2)Chapitre 32 sur 43 · INSTRUCTION XXXIV · texte numérisé non relu

INSTRUCTION XXXIV

Be l'extréme-onction. — Institution, nature de ce sacrement efc nécessité de le recevoir.

Notre divin Sauveur ne s'est pas contenté de nous avoir préparé, pour tout le cours de notre vie, tant de sacrements pour acquérir sa grâce, la recouvrer et l'augmenter de plus en plus en nous , il a de plus voulu , dit le Concile de Trente, nous préparer , dans le sacrement de l'extrême-onction, un remède puissant et efficace pour le moment de la dernière maladie, pour ce moment suprême et ce temps décisif où il ne s'agit de rien moins pour nous que d'un bonheur ou d'un malheur éternel.

C'est de ce sacrement que j'entreprends de vous parler aujourd'hui. Les saints Pères l'appellent la consommation de la pénitence, la couronne et le sceau des autres sacrements ; celui qui perfectionne en nous l'image du chrétien et qui achève l'œuvre de notre salut éternel. Il est extrêmement important d'en être bien 'instruit d'avance , car le temps où on est obligé de le recevoir étant le moment de la maladie et du danger de mort, on n'est pas alors apte à s'en instruire en détail. Il faut donc se pourvoir pour Ce temps, et bien comprendre dès aujourd'hui le prix et les avantages d'un tel sacrement, afin d'en faire l'estime au'il mérite , de le

désirer dans l'occasion et de le demander avec un saint empressement ; il est surtout extrêmement important de se défaire de certains préjugés qui exposent tant de chrétiens au malheur ou de ne pas le recevoir, ou de le recevoir mal, ou tout au moins de se priver des fruits précieux qu'ils pourraient en retirer.

L'extrême-onction est un sacrement dans lequel le prêtre fait des onctions sur les diverses parties du corps des malades, en prononçant une certaine formule de prière pour le soulagement corpo* rel et spirituel de ces mêmes malades.

Ce sacrement, comme tous les autres, a été institué par Jésus- Christ et n'a pu être institué que par lui ; car il n'appartient qu'à Dieu d'attacher à des choses extérieures, sensibles et matérielles, la vertu de produire une grâce intérieure , invisible et spirituelle. On ne sait pas précisément l'époque où il l'établit, mais cette connaissance est très-insignifiante. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il en est parlé clairement dans le nouveau Testament, comme d'un sacrement déjà reconnu et pratiqué parles premiers fidèles. Les paroles de saint Jacques sur cette matière sont décisives : Quelqu'un d'entre vous est-il malade, dit-il? Qu'il fasse venir les prêtres de l'Eglise, pour prier pour lui, en l'oignant de l'huile au nom du Seigneur, et la prière de la foi sauvera le malade , et le Seigneur le soulagera, et s'il est dans le péché, ses péchés lui seront remis. Jnfirmatiir quis in vobis ? Inducat presbyteros Ecclesiœ unijen» tes eum oleo in nomine Domini, et oratio fidei salvabit infirmum, et alleviabit eum Dominus, et si in peccalis sit, dimit* tetur et. (Jac. v, ïkelih.) Nous trouvons dans ce texte toutes les parties essentielles à un sacrement : la matière, la forme, le ministre, le sujet et les effets.

La matière dans l'huile d'olive, ungentes eum oleo, qui, selon la pratique de l'Eglise, doit être consacrée par l'évêque, le jeudi-saint, et qui est appelée V huile des infirmes, pour la distinguer de l'huile des catéchumènes, employée dans le baptême, et du saint chrême!, employé dans la confirmation et l'ordination.

Celte huile s'applique, par diverses onctions, sur les différentes parties du corps et principalement sur les cinq sens, qui sont les cinq principales portes qui donnent entrée au péché dans notre âme. Le Seigneur a voulu faire parvenir la grâce dans l'âme de l'homme par les mêmes voies par lesquelles ie péché y a pénétré , et le sanctifier non seulement dans son âme, mais aussi dans son corps, en lui res»

lituantsa consécration première. Par le baptême, en effet, nos membres sont devenus les membres de Jésus-Christ, et notre corps a été fait le temple vivant du Saint-Esprit ; mais ces membres et ce temple ont été profanés par les péchés que nous avons commis durant notre vie. Or, Pextrême-onction est le remède destiné à les purifier et à les consacrer de nouveau à Dieu par l'application des mérites de Jésus-Christ.

Cependant il n'est pas nécessaire de faire plusieurs onctions pour la validité du sacrement : une seule suffit lorsque le malade est près d'expirer et qu'on n'a pas le temps de les faire toutes.

La forme consiste dans les prières qui accompagnent les onctions : oratio fidei. L'Eglise fait un grand nombre de prières dans l'administration de ce sacrement : elle récite les Psaumes de la pénitence, les Litanies des Saints et d'autres oraisons très-propres à exciter dans le malade un esprit de pénitence et à attirer sur lui la miséricorde de Dieu ; mais la seule prière essentielle est celle que le prêtre répète à chaque onction et qui est conçue en ces termes : Que par cette onction et par sa très-pieuse miséricorde, Dieu vous pardonne tous les péchés que vous avez commis par la vue, par l'ouïe, par l'odorat, par le goût, par les mains et par les pieds : Per istam unctionem et saam piissimam misericordiam indulgeal libi quidquid per vision deliquisti, etc.

Le ministre de ce sacrement est le prêtre seul : inducat presbyteros. Cependant tout prêtre n'a pas droit de l'administrer ; ce droit est réservé par l'Eglise au propre pasteur seul ou à son délégué. Il faut cependant excepter le cas de nécessité , où tout prêtre peut licitement le conférer. Il serait aussi convenable et fort à désirer, si cela était possible, de convoquer les autres prêtres, selon l'expression de saint Jacques, inducal presbyteros , afin qu'ils prient tous ensemble et qu'ils assistent à l'administration du sacrement. Si cela ne peut avoir lieu, il faut au moins réunir la famille autour du lit du malade, afin qu'elle unisse ses prières à celles du prêtre, pour donner plus d'efficacité à ce sacrement qui est appelé, pour le distinguer des autres, le sacrement de La prière.

Le sujet de ce sacrement est tout homme baptisé qui a joui de l'usage de la raison pendant quelque temps, et qui par conséquent a été capable de pécher : El si in peccatis sît. Il faut, de plus, qu'il soit malade et en danger probable de mort : Infirmatur quis in vobis. Par défaut de la première condition, on ne peut le conférer à ceux qui ne sont pas baptisés ni aux enfants baptisés qui

n'ont pas encore l'usage de la raison, ni aux adultes qui ont été fous ou imbécilles dès leur naissance, sans avoir jamais eu aucun moment lucide , car tous ceux-là sont incapables de pécher. Par défaut de la seconde condition , on ne peut donner l'exirême-onction à ceux qui sont condamnés à mort, ni aux soldats qui sont prêts à livrer bataille à l'ennemi, parce que, quoiqu'ils soient près de la mort, ils ne sont cependant pas malades.

N'allez pas croire néanmoins que pour le conférer et le recevoir il faille attendre la dernière extrémité. C'est là une erreur très-commune occasionnée par le nom même que l'on donne à ce sacrement. Or, savez-vous pourquoi celte onction s'appelle extrême ? Parce que c'est, de toutes les onctions prescrites par l'Eglise, la dernière qu'elle administre à ses enfants : elle donne la première dans le baptême, la seconde dans la confirmation, la troisième dans le sacerdoce , et la dernière dans la maladie. Si on l'appelle extrême, ce n'est pas qu'il faille attendre jusqu'au moment où on a perdu tout espoir de guérison et où le malade est sur le point d'expirer , mais c'est parce qu'on ne la donne que dans le danger probable de mort. Un tel retard , comme nous le verrons tout-àl'heure, est directement opposé à une des fins pour lesquelles il a été établi.

Je vous ferai remarquer ici en passant quelle est la source de l'éloignement, du dégoût et de la crainte que l'on a d'un tel sacrement. L'attachement à la vie est tellement enraciné en nous , que nous ne voulons jamais nous persuader que nous allons mourir : voilà pourquoi le nom seul d'extrême-onction nous trouble et nous épouvante ; nous le regardons comme le présage et l'avant-coureur d'une mort prochaine, imminente, inévitable. C'est pour celte raison qu'on voit tant de malades différer autant qu'ils peuvent de le recevoir, et les parents eux-mêmes, quand ils voient un malade dans un danger grave, chercher, par une charité mal entendue, à retarder l'administration de ce sacrement; il semble que la réception de ce sacrement va accélérer la fin de la vie et imprimer sur le corps un caractère ineffaçable de mort. Or, c'est, je le répète, un grand préjugé et une erreur grossière.

Pour nous en convaincre , jetons un coup-d'œil rapide sur les effets de ce sacrement. 11 en produit deux : le soulagement spirituel et le soulagement corporel. Bien loin de donner la mort, l'extrême-onction est établie pour rendre la santé au malade. Et quoique cette santé ne soit pas son effet ordinaire principal et essçn-

tiel, cependant elle ne laisse pas que de le produire quelquefois 5 ce qui arrive quand la santé peut contribuer ou servir aux desseins de la Providence. C'est en ce sens qu'il faut entendre ces paroles de l'Apôtre : Et oratio fidei salvabit infii mum : la prière de la foi sauvera le malade, c'est-à-dire, contribuera à sa guérison. C'est avec ce précieux remède, ajoute l'évangéliste saint Marc . que les apôtres guérissaint les malades : Ungebant multos œgros et sanabant. Aussi on trouve une foule de personnes pieuses qui sont tellement persuadées de l'efficacité de ce sacrement, que dans leurs maladies graves elles le préfèrent aux remèdes les plus efficaces , et elles le reçoivent avec tant de confiance, que souvent elles recouvrent la santé.

Puisque Jésus-Christ a institué ce sacrement comme un remède corporel, vous voyez donc par là quel tort se font à eux-mêmes ces malades qui craignent de le recevoir, comme si sa réception devait nécessairement être suivie de la mort. Si on avait tant soit peu de foi en la vertu de ce sacrement, on devrait, dans le cas de besoin, en hâter la réception et pour soi et pour les autres. L'amour de votre propre vie et de celle de vos parents, au lieu de vous en éloigner, devrait vous exciter à le recevoir et à le faire recevoir.

Vous qui avez tant de confiance dans les médicaments, ne devezvous pas en avoir encore infiniment plus en Dieu qui a donné aux remèdes toute leur vertu ? N'est-ce pas le même Créateur et le môme Maître suprême qui a préparé pour notre santé et les simples et les sacrements ? La répugnance pour l'extrême-onction ne vient donc que d'un défaut d'instruction et de foi.

— Mais, me direz-vous, ce qui m'épouvante, c'est qu'on meurt presque toujours après avoir reçu l'extrême-onction, et qu'il arrive bien rarement que ce sacrement rende la santé aux malades.

— Et moi je vous demanderai , en premier lieu : Ceux qui meurent, est-ce pour l'avoir reçu ? Non, certainement : si le sacrement ne rend pas la santé , personne ne pourra me prouver qu'il influe sur la mort.

Ensuite il n'est pas rare de voir des personnes guéries après avoir reçu ce sacrement. Pour moi, j'en connais un grand nombre qui sont encore vivantes après l'avoir reçu plusieurs fois.

Enfin , s'il y en a tant qui meurent , cela vient ou de ce qu'ils mettent obstacle à la vertu du sacrement par le peu de foi et de confiance qu'ils y apportent, et par une indisposition formelle , ou parce qu'ils tardent trop de le recevoir ; ils attendent d'être à l'ex-

trémité, de n'avoir plus qu'un souffle de vie, alors qu'il faudrait un miracle évident pour leur rendre la santé ; or, l'extrême-onction n'est pas établie pour opérer un tel miracle. Si elle rend la santé, cel effet rentre dans la conduite ordinaire de la Providence ; c'est bien une grâce spéciale , mais ce n'est pas un vrai miracle. Dieu éclaire les médecins, bénit les remèdes et guérit les malades peu à peu.

N'attendez donc pas pour le recevoir que votre état soit tout-à-fait désespéré ; vous tenteriez en quelque sorte Dieu en lui demandant de faire un miracle en votre faveur. Pour que vous puissiez le recevoir, il n'est pas nécessaire que la mort soit imminente et inévitable, il suffit que votre maladie soit réellement grave. Cela est si vrai, que pendant bien des siècles on a toujours administré l'extrème-onction avant le viatique. On n'attendait donc pas que le malade fût à l'extrémité, mais seulement que son état présentât un danger réel. Ce danger doit donc aussi suffire pour vous , sans trop vous fier sur ce point aux médecins qui, d'ordinaire, pour ne pas effrayer les malades , parlent d'administrer le saint viatique, et à dessein ne font pas même mention de l'extrême-onction.

Mais ce qui doit le plus exciter votre zèle, ce sont les effets spirftuels que ce sacrement produit dans l'âme ; effets dont se privent tant de chrétiens en tout ou en partie, parce qu'ils ne le reçoivent que lorsqu'ils sont déjà en agonie , lorsqu'ils n'ont plus ni connaissance ni sentiment, et que par conséquent ils sont incapables de coopérer aux effets qu'il doit produire.

La guérison corporelle n'est qu'un effet secondaire et conditionnel : l'effet premier et principal, l'effet infaillible, quand on n'y met pas obstacle, c'est le salut de l'âme. Or , cet effet est produit par un ensemble de beaucoup de grâces spéciales destinées à nous prémunir contre les dangers de ce grand passage, et à nous obtenir une mort sainte et précieuse aux yeux de Dieu. Je me réserve de vous parler, dans une autre instruction, de ces grâces spéciales que l'on reçoit dans ce sacrement pour faire une bonne mort.

Je finis donc l'instruction d'aujourd'hui comme je l'ai commencée, je veux dire, en vous faisant remarquer la bonté et la miséricorde infinie du Seigneur, qui a bien voulu nous préparer des remèdes salutaires pour tous les temps et pour tous les besoins de notre vie.

A peine l'homme est-il né à la vie temporelle, à cette vie des infortunés enfants d'Adam, je veux dire, des pécheurs et des esclaves du démon, que Dieu lui prépare dans le baptême un bain salutaire

pour le régénérer à une nouvelle vie, à une vie surnaturelle, spirituelle et divine.

Dès qu'il est arrivé à l'âge de raison, et que par conséquent il est exposé à perdre la grâce du saint baptême, le Seigneur fortifie son âme par la confirmation, et lui donne, par ce second sacrement, une abondance de grâces qu'il ne lui avait pas conférées dans le premier.

Ensuite, parce que notre misérable nature nous entraîne dans le péché, voici un autre bain céleste : c'est le sacrement de pea&i* tence, destiné à guérir les plaies que le péché a faites à notre âme, et ce sacrement est à notre disposition à toute heure et en tout temps : Fons patens domui David, in ablutionem •peccatornwka

Mais, en outre , pour se soutenir et croître dans la vie spirituelle, notre âme a un besoin continuel de nourriture; or, cette nourriture, Jésus-Christ nous l'a préparée dans la sainte eucharistie, où il nous donne sa chair et son sang.

Enfin, comme il est de la dernière importance de bien terminer notre vie, et qu'à ce moment suprême nous sommes exposés à beaucoup de dangers, voici l'extrême-onction pour nous aider à bien faire ce grand passage. Tout en nous a besoin alors de secours et de remède, le corps aussi bien que l'âme : le corps se trouve alors extrêmement abattu par la violence du mal ; l'âme est extrêmement accablée par la défaillance du corps ; les douleurs, les angoisses, les remords nous accablent, et le démon est extrêmement vigilant, afin de profiler de tout pour nous perdre. Un état si triste et si dangereux exige de prompts et de puissants secours , et, grâce à Dieu, nous les trouvons dans l'extrême-onction.

Que pouvait faire de plus le Seigneur , et pendant la vie et à la mort, pour nous prouver qu'il a pour nous un amour et une bonté infinie ? Remercions-le donc de tout notre cœur de tant de miséricordes, et aujourd'hui remercions-le en particulier des secours qu'il nous a préparés pour ce moment suprême où tout le monde nous abandonnera et où personne ne pourra nous apporter le moindre soulagement. Prions-le de nous rendre dignes alors de ce sacrement , et tâchons de vivre, dès aujourd'hui, de manière à ne pas mériter d'être privés d'une si grande grâce.

11 nous serait facile de nous y préparer : il nous suffirait pour cela d'avoir toujours présente à la pensée notre dernière heure ; mais on trouve un grand nombre de chrétiens qui chassent cette pensée comme une pensée importune ; c'est l'Esprit saint lui-même

qui nous le donne à entendre lorsqu'il dit : Ulinam homines sape' rent et novissima providerent ! Paroles qui signifient qu'autant cette préparation est désirable, autant elle est rare; ce qui n'est malheureureusenient que trop vrai. Nous nous considérons comme étant sur la terre pour toujours ; à peine daignons -nous jeter un regard sur cette mort inévitable qui peut nous surprendre à tout instant. Et si l'on voit tant de personnes vivre mal et persévérer dans le péché , c'est qu'elles ont la tête pleine de frivolités et de bagatelles, et le cœur plein de passions, de vices et de péchés.

Au milieu de ces préoccupations perpétuelles de la terre, la mort arrive à l'improvlste, et on entend retentir à ses oreilles l'avis alarmant de se préparer à partir pour l'autre vie : Dîspone domui tuœ, morieris enim tu. Et alors, au lieu du secours et des consolations que les chrétiens pieu\ et vigilants trouvent dans les sacrements de l'Eglise, l'invitation à recevoir celui-ci ne produit plus, dans les personnes dont je parle, que trouble et épouvante. Cependant il faut le recevoir, et on le reçoit en effet : mais quel fruit produira-t-il, si le cœur n'y a aucuue part, si tout ce que l'on fait alors n'a d'autre mobile que la crainte, la terreur et la nécessité ?

Voilà ce qui arrive tous les jours à une foule de chrétiens; Dieu veuille que le même malheur ne nous arrive pas aussi à nousmêmes ! C'est pour le prévenir que je vous engage à ne pas oublier voire dernière heure et à vous imaginer quelquefois , pendant la nuit, lorsque vous êtes couchés sur votre lit , que vous voyez le prêtre à vos côtés, imprimant les onctions saintes sur votre corps malade, afin de vous pardonner les péchés que vous avez commis en abusant de ses membres pour offenser Dieu, alors que vous viviez dans la dissipation, dans le crime et dans l'oubli de Dieu et de votre âme. Cette pensée suffira pour conserver votre corps saint et pur, vous faire vivre comme vous voudriez l'avoir fait alors, et par ce moyen vous tirei ez de grands fruits et de grandes consolations de ce sacrement ; il deviendra certainement pour voua le gage de votre guérison corporelle ou tout au moins de votre salut éternel,

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