‹ Cours d'instructions familièresChapitre 28 sur 70 · DE LA SALUTATION ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

DE LA SALUTATION ANGÉLIQUE

circonstance, et l'engager dès aujourd'hui à nous proléger en ce moment si dangereux où tous les soins de nos amis et de nos parents nous deviendront inutiles , où rien ne sera capable d'arrêter , ou de retarder un seul instant, l'heure décrétée irrévocablement pour notre dépari de ce monde et notre entrée dans l'éternité. Oh ! heureux et mille fois heureux les chrétiens qui, dans ce moment décisif, se trou» veront couverts du manteau et de la protection de Marie !

Nous Toilà arrivé à la fin de l'explication de la plus belle de toutes les prières que nous adressons à Marie, de celle aussi qui lui est la plus agréable. J'ai taché de vous en faire sentir toute l'excellence , afin que vous l'ayez souvent sur les lèvres et dans le cœur, et que vous puissiez l'honorer par ce tribut de louanges et vous assurer sa puissante protection.

La sainte Eglise exhorte les fidèles à la réciter souvent, et pour nous y engager , elle l'a enrichie de beaucoup d'indulgences dans le saint Rosaire et dans l'Angélus qu'elle nous invile à réciter trois fois par jour , le matin , à midi et le soir. Ne négligez pas ces pratiques, sous le frivole prétexte qu'il n'y a pas de précepte et d'obligation à cela. L'Eglise ne nous en fait pas un commandement , il est vrai ; mais par là même qu'elle nous les recommande , elle nous fait assez connaître combien elles sont importantes et salutaires ; et cela doit suffire pour que tout chrétien , tant soit peu désireux de se sauver, les estime et les observe.

Lorsqu'il s'agit de vos intérêts temporels , vous ne négligez pas les plus petits gains et les moindres profits. Faites-en de même pour vos intérêts spirituels; ces pratiques sont petites en effet, considérées en elles-mêmes; mais elles ne sont pas des minuties, considéréer dans leurs conséquences ; elles servent à nous préserver du péché, à nous exciter à la vertu , elles plaisent à Dieu et à la sainte Vierge r et d'elles peuvent dépendre notre sanctification et notre salut.

Je ne dirai pas sans doute que ces pratiques suffisent pour vous rendre des vrais serviteurs de Marie, car tous les théologiens et tous les maîtres de la vie spirituelle nous enseignent d'une voix unanime que la vraie dévotion consiste dans une volonté sincère de faire tout ce qu'on sait être agréable à la personne pour laquelle on professe de la dévotion; d'où il suit que vous n'avez pas droit d Vous appeler dévots à Marie , si vous ne vous appliquez pas à fair tout ce qu'elle demande de vous ; c'est-à-dire , à fuir le péché , à observer les commandements et à imiter ses vertus. Cependant , tnalgré tout cela , il sera toujours vrai que les moindres hommages

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que nous lui oITrirons, avec une intention droite , pourrojii nous gagacT sou cœur, et nous conduire à la véritable et solide dévotion. Ne négligeons donc rien de ce qui se rapporte au culte de Marie, quelque petit et peu considérable que ce soit. Ce culte est trop important dans le plan de notre religion et selon les vues de Diea, qui se plaît à voir honorer sa Mère. Que ma langue se dessècho donc, pour me servir des expressions du Psaliniste , adhcBreat lirgua mea faucibus mcis , que ma langue se dessèche et s'attache à mon palais, si je cesse jamais de vous recommander la dévotion ô îTarie.

flN DE LA. SECONDE PARTIE.

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