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linuelleraent plongés dans les affaii-esetdans les soucis de ce monde, îivent habituellement dans l'oubli de Dieu , passent les journées entières, sans penser à lui , sans faire aucune prière, excepté peut-, être quelques signes matériels de croix. Ceux-là ne méritent déjî^ plus le nom de chrétien , puisqu'ils manquent habituellement à uni devoir si essentiel. Remarquez bien que je considère ici la prière Beulement comme acte de religion. Je laisse la nécessité de la prière comme moyen indispensable , établi de Dieu pour obtenir les grâces nécessaires au salut. Je dis seulement que, sans la prière , nous ne rendons pas à Dieu le culte que nous lui devons , et que, par conséquent, nous ne pouvons la négliger habituellement , sans enfreindre par le fait même le premier commandement de Dieu. En effet, en quoi Irouvez-vous que la vie de ces gens-là diffère de celle des animaux ?
2* Par distraction volontaire. C'est le péché de ces chrétiens qui font de temps à autre quelque acte de religion , mais par routine et par habitude , ce qui est la même chose que de les omettre.
On peut dire que c'est ici la grande plaie du christianisme. On
ne laisse pas de faire quelque bien , mais extérieurement. Mais
quand pratique-t-on un acte de piété de la manière que l'exige Dieu,
qui veut être adoré en esprit et en vérité ? Réciter beaucoup de
prières , sans savoir ce que l'on dit , sans attention ni dévotion ;
prononcer de bouche les plus beaux actes des vertus chrétiennes ,
sans en être ni touché ni pénétré ; se tenir immobile aux pieds des
autels , s'incliner et fléchir le genou , sans un véritable sentiment
de respect et de vénération pour la souveraine majesté de Dieu :
tout cela n'est qu'un bel extérieur de religion , insuffisant pour
accomplir une obligation qui exige surtout de nous les hommages et
l'adoration de notre cœur. Cette funeste habitude de faire tout
niatériellement , ciiau e les choses les plus saintes en de vaines et
Stériles cérémonies: elles ne produisent jamais en nous ni onction
intérieure , ni changement de vie . ni réforme dans notre conduite ,
pi union plus grande avec Dieu-
Les plus grandes solennités de l'Eglise passent de la sorte ; nous en avons surtout chaque année un exemple bien frappant , dans les saints jpurs qui précèdent la Pâque. Quel spectacle plus édifiant au premier coup-d'œil , que celui que nous donnons pendant ces saints jours consacrés au souvenir de la mort et de la passion de Jésus-Christ. Tous les amusements profanes sont interrompus; les chrétiens de tout état , de tout sexe , de toute condition , se portent en foule dans les principales églises; ces églises sont
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insudijantes pour !a foule des fidèles qui s'y rassemblent ; et les confesseurs ne sont plus en nombre suffisant pour la multitude des pénitents qui se présentent et qui demandent à se décharger de leurs fautes. Tout respire la pénitence , la componction et le deuil ; tout semble promettre une heureuse réforme dans les mœurs des chrétiens. Mais quoi ? Pâques arrive : Hac dics qnam fecit Dominus, exultemus et lœtemur in éd. Immédiatement tomI)e ce fans masque de religion que l'on avait emprunté provisoirement , par u;i reste de pudeur et par respect pour l'usage et la coutume. En tout et partout on voit renaître les mômes vices et les mêmes habitudes criminelles. N'est-ce pas là ce que nous voyons mallKureusement chaque année dans la plupart des chrétiens ? dans ces chrétiens qui, conservant un reste de foi. voudraient unir deux choses incompatibles, la religion et le péché? N'aurai-je donc pas raison de conclure que tout ce bruit de géirJssements, de prières et de sacrements , n'est qu'une pui'e formailEé ?
S° Par irrévérence et outrages : ce qui a lieu principalement dans les actes publics de religion , dans ces pratiques qui se font en commun et sous les yeux des autres. Il suffit de remarquer la manière dont beaucoup de personnes se comportent dans les églises , assistent aux offices divins , à la sainte Messe , et se tiennent en la présence du saint Sacrement. O Dieu ! on s'y tient avec tant (l'inconvenance, d'immcdcsîie et d'irrévérence , que person» o n'oserait paraître dans ce.lte attitude devant un personnage do distinction. Plusieurs ne daignent pas même fléchir le genou dans les moments les plus solennels, lorsque s'accomplissent les saints mystères; ou bien ils le fléchissent à demi, comme les Juifs, qui iasuitaient Jésus-Christ dans le prétoire. Les lèvres sont muettes, les yeux toujours en mouvement ; vous ne remarquez que cmiosité, que conversations, que distractions, et ainsi du reste.
Or, ce n'est certainement pas là la manière d'honorer îa souve« raine grandeur et la majesté infinie de ce Dieu , devant lequel nous devons nous regarder comme une vile poussière , et devant qui notre âme doit être toute saisie d'une sainte frayeur , d'un profond respect, et d'une crainte sacrée. Au lieu de l'honorer et de nous le rendre propice, nous ne faisons qu'attirer sur nous sa redou* table malédiction. Mais j'aurai plus tard l'occasion de revenir sut ce sujet.
6° Enfln,on manqueparmr'przi. Tel est le péché de ces libertins qui refusent à Dicul'îionimagc ûo leur culte et des actes de