‹ Cours d’anatomie et de physiologie humaines.- 2è édChapitre 12 sur 27 · LEÇON XII · texte numérisé non relu

LEÇON XII

(Résumé)

Les sécrétions. La peau

Sommaire : Sécrétions. Tissu épithélial. Glandes en particulier : glandes digestives, glandes lacrymales et larmes, glandes mammaires et lait, reins et urine. — La peau : structure de la peau, productions de la peau, fonctions delà peau.

Sécrétions, Tissu épithélial. — Orna vu, dans les leçons qui précèdent, l’organisme vivant emprunter au milieu extérieur les matériaux de la nutrition ; on a vu ces matériaux pénétrer dans le tube digestif, y subir certaines transformations et passer dans le torrent sanguin, qui les charrie et les distribue à tous les tissus. Enfin on a vu comment chacun de ces tissus y puise au passage de quoi renouveler sa propre substance, l’os y puisant des sels calcaires, de la gélatine, le muscle s’y approvisionnant d’albumine, de créatine, le tissu nerveux y prenant de la sérine, de la myéline, dé lapeptone, etc., etc.

Toutefois il est un tissu particulier qui ne se borne pas à s’emparer des matériaux nécessaires à son entretien, mais qui, en outre, puise dans le sang de quoi fabriquer certaines substances nécessaires à l’organisme. Ce tissu, c’est le tissu glandulaire. Les glandes sont des organes qui confectionnent, aux dépens du sang, certains produits liquides ou demi-liquides, appelés sécrétions, et qui déversent ensuite ces produits soit à la surface pécaut. — Anatomie.

extérieure du corps, soit dans les cavités internes. Telles sont les glandes du tube digestif, sécrétant les sucs de la digestion; telles sont les glandes mammaires, qui donnent le lait, les glandes sudoripares, qui fabriquent la sueur, etc.

Le tissu qui constitue ces glandes se nomme le tissu épithélial: il est formé de cellules presque toujours rondes, parfois prismatiques, souvent polyédriques, molles, et munies d’un noyau. Ces cellules, sous des formes variables, ne constituent pas seulement les glandes de l’organisme. Elles forment aussi le revêtement extérieur du corps (peau), et son revêtement intérieur (muqueuses digestive, respiratoire, etc.) ; elles tapissent aussi la paroi interne des vaisseaux sanguins et lymphatiques. En un mot, tantôt le tissu épithélial s’agglomère en masses épaisses pour former les glandes, tantôt il s’amincit et s’étale en membranes pour recouvrir les organes. Mais dans l’un comme dans l’autre cas, son rôle reste le même et peut se résumer ainsi : le tissu épithélial préside aux échanges entre le milieu vivant et le milieu extérieur:

Tantôt cet échange a lieu de dehors en dedans, et alors il se nomme absorption; c’est le cas de la muqueuse digestive. Tantôt il a lieu de dedans en dehors, et alors il constitue, suivant qu’il s’agit de gaz ou de liquides, 1 exhalation ou la sécrétion. L’épithélium de la peau, celui de la muqueuse pulmonaire sont le siège d’un phénomène d’exhalation; l’épithélium des glandes a pour fonction la sécrétion.

Ces échanges si intéressants s’opèrent en vertu des lois de l’endosmose et de l’exosmose, qui régissent les réactions des substances vivantes comme elles gouvernent les réactions des corps bruts. Mais ils ne sont nullement

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fatals, comme ils le sont dans le monde inorganisé. Ils s’opèrent en vertu d’un choix déterminé et ce choix varie avec l’organe que l’on considère. C’est cette liberté d action, cette détermination spéciale, qui constitue la spécialité fonctionnelle et qui donne à chaque organe son rôle propre, vital, bien que ce rôle ne soit que 1 application rigoureuse d’une loi de physique ou de chimie.

(C’est ici le lieu, pour le maître, de prendre texte de ces phénomènes d’échange pour donner a ses eleves Générale de la nature du phenomene vital. Poui ce fait e ü développera, en termes simples, brefs et clairs, les conside-

m «* Les ^phénomènes de la vie apparaissent à première vue comme se divisant en deux categories :

pour ainsi dire, et qui frappent d ahordlei^^ \

tiennent évidemment à la physique et aja c ^’ a

y ire en dernière analyse à la mécanique et ne diffeient en HeVde ceux yue présentent les corps bruts. Par exemple la respiration et la production de la chaleur organique sont fdèSùes aux combustions de nos foyers. Les au res au contraire,plus intimes, plus mystérieux, *™ b f™* etl ° d t ™ ordre spécial, étranger aux Uns ip/tyMCO-c um q ■ une illusion. Cette distinction n est qu munnU

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la cornue du chimiste ; mais la vie est ce cl ^^ e ^^

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Glandes en particulier. — Glandes digestives. —• Nous avons déjà décrit (voy. leçon IV) ces importants appareils, glandes salivaires, gastriques, intestinales, foie, pancréas, et nous avons étudié les propriétés de leurs produits. Nous n’avons pas à y revenir ici.

Glandes lacrymales. — Les larmes sont sécrétées par une glande située à la partie supérieure de l’angle externe de l’œil; elles descendent, en vertu de la pesanteur, sur le globe de l’œil, et sont étalées sur ce globe par le mouvement des paupières. Le clignement de l’œil, qui se produit spontanément d’intervalle en intervalle, est destiné à étendre cette couche liquide sur la surface de l’œil, de façon à empêcher la dessiccation de cette surface et à la maintenir humide et transparente. Le premier effet de la paralysie des paupières est l’inflammation de l’œil par défaut d’étalement des larmes. Les larmes s’évaporent en partie, mais il en reste toujours un léger excès qui s’accumule dans l’angle interne du nez, et y forme le lac lacrymal : dans le fond de ce lac s’ouvrent deux canaux déliés qui se rendent dans le nez, et par lesquels s’écoule le surplus des larmes. Cette sécrétion, comme chacun sait, peut s’exagérer sous diverses influences morales (pleurs), ou par suite d’inflammations (rhumes, coups d’air) : dans ces cas, les larmes en excès débordent et coulent le long des joues. Ce liquide contient environ 15 pour 100 de sels, dont 6 de chlorure de sodium, qui lui donnent une forte saveur salée.

Glandes mammaires et lait. — La glande mammaire est formée d’une multitude de petites glandes dont les conduits se réunissent les uns aux autres de manière à figurer les ramifications d’une grappe, et viennent déboucher, au nombre de quinze à vingt, à la surface du ma-

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