I.** Et c'est le cas le plus fréquent, la déhiscence
(4o) Gœrtn. fr. a. t. 11 3. (40 Gœrtn. fr. , pi. i36.
Digiti
OBGANES BEPBODUCTBUBS. 35
s*établit le long de la oervure dorsale, ou Ugne moyenne du dos du carpelle; c'est ce qu'on nopme débiscence loculicide^ parce qu'elle a lieu par le milieu des loges; dans ce cas, on est toujours tenté au premier coup-d'œil (et j'ai moi-même long-temps a4mis, avec la plupart des botanistes, cette erreur), on est , dis-je, tenté de prendre pour élémens prioùtifs du fruit, non pas les carpelles proprement dits, mais les médiastins^ c'est-à-dire les corps formés par la moitié de deux carpelles soudés ensemble sur leur face rentrante ; c'est dans ce sens, uniquement fondé sur l'apparence, qu'on a appelé valve du fruit la partie ex» terne du médiastin , bien que réellement formée de deux demi"Yalves , et qu'on a dit qu'elle portait la cloison sur le milieu de sa face interne, quoique cette cloison, réellement double , naisse des deux bords des valves voisines (42)* Cette organisation se trouve dans les liliacées (43), les éricinées, les tiliacées (44) j ^^<^*? ^^c. Elle est, comme la débiscence septicide , modifiée par Texistence ou nonexistence de l'axe central , et par le degré d'adhérence plus ou moins grand des placentas , soit entre eux , soit avec l'axe. Ainsi dans les iridées , qui ont toutes la débiscence loculicide^ les placentas restent soudés, en formant un faux axe dans le belamcanda (45)) tandis qu'ils suivent les cloisons dans la plupart des autres , et notamment dans l'iris.