Tome 11. S
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66 OBGÀNES REPRODUCTEURS^
ainsi que dans plusieurs apocioées, malvacées, etc., la graine est terminée ( 1 7), ou entourée ( 1 8), ou enfermée(i 9) par une aile membraneuse qui , comme la chevelure, contribue à faciliter sa sortie et sa disséminatioD. Mais il Êiut observer ici que cette aile ressemble à plusieurs organes très<dîfférens d'elle, ou plutôt que des expansions analo* gués peuvent se développer sur presque tous les organes du fruit : ainsi, quoique je sois porté à croire que le plus çrand nombre des graines ailées doivent cette organisation à répiderme, cependant il est possible que quelquefois la peau même de la graine s'épanouisse en aile : c'est ce qui semble avoir lieu dans les bignones à graines ailées (20); et j'avoue que , vu l'adhérence et iâ finesse de certains épidermes, je connais peu de moyens (sauf l'analogie) pour reconnaître si l'aile d'une graine tient à sa propre enveloppe ou à son épiderme. Les carpelles eux-mêmes s'épanouissent en ailes, comme on le voit dans les carpelles solitaires du nissolia, etc.; ou dans les carpelles soudés en un seul fruit de Tormeau ; les calices adhérens à l'ovaire, et devenus parties du fruit, forment des ailes membraneuses, soit par l'expansion de leur limbe, comme dans plusieurs dipsacées et composées, soit par l'expansion de leurs angles, comme dans plusieurs ombellifères; et ce qui est remarquable dans cette dégéuérescence comme dans la précédente, c'est que le rôle physiologique de ces expansions est absolujnent le même dans tous les cas,
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(17) Par exemple, dans le fabricia. ,
(18) GaertD. fr. i, t. 5a, f. 1. e,
(19) Comme dans le phUadtlphus Gaertn. fr,, t. 35| f. 3^ le . nepentkeSf etc. . . *
(ao) Voy.pl, 4ci, f. 4,
OUG'ANBS BEPBODUCTfiUfiS. 6^
iguelle que soit leur origine aoatomiqae. Les ailes servent toujours a la âissémination, soit des graines proprement dites, soit des carpelles ou des fruits qui ne renferment qu'une ou deux graines ; car elles ne se forment presque jamais sur des fruits polyspermes. Ainsi elles serrent toujours en définitive, où qu'elles soient placées, à isoler les graines les unes des autres pour leur dissémination naturelle.
Je crois que c'est encore à la présence d'un épiderme très-mince, mais très-hygroscopique, qu'il faut attribuer un phénomène assez curieux; savoir : la faculté de certaines graines de pomper l'humidité, et de se trouver ainsi^ lorsqu'on les plonge dans l'eau ou la terre imbibée d'eau, entourées *d'une espèce de pulpe aqueuse , retenue autour d'elles par un réseau membraneux très-fin ; le lepidium sadvum^ le lin commun, et plusieurs autres graines, offren.t ce. phénomène, qui doit tendre à faciliter leur germination (îii). j
Parmi les divers exemples de tégumens accessoires de graines que fe viens de citer, l'origine de l'arille, comme prolongement dufunicide, est très-évidente; maislorigine de l'épiderme l'est beaucoup moins : on la considère comme provenant aussi du funicule à cause de sa position autour de la graine, et parce qu'il est évidemment un organe surnuméraire à ceuxqui composent essentiellement la graine; mais l'analogie stricte de ces divers organes a besoin d'être de nouveau étudiée.
(ai) DC. , Mém. sur les cracifërcs , p. Sg.
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68 ORGANES KBPKODUGTStR^.