‹ Cours de botaniqueChapitre 10 sur 63 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

jye la Structure végétale en gênéraL

LiA textore intime des Tegétaux^ ^aè aux plus fortç oûcroscopes , offre peu de diversités* Les plantes les plus disparates par leurs formes extérieures, se ressem- It^ot à l'intérieur à un degré vraiment extraordinaire : tous leurs organes ne présentent à Tintérieur qu^un tissu d'une nature fort homogène, et qui semble composé dç prties dont la structure ne diffère presque pas d'une plante à rautj:e^ et dont les dimensions absolues ne ^çfi%

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point en rapport avec la grandeur totale du végétal. Grew, qui a le premier* fait cette obsenration , a donné à ces parties le nom de similaires, à cause de cette grande ressemblance qu'elles offrent dans tous les végétaux. Sénebier les a nommées -parties élémentaires , et f adopte cette dernière dénomination , soit parce qu'elle peint mieux le rôle de ces parties dans l'économie végétale, soit parce que le terme adopté par Grew n'est pas rigoureusement vrai dans l'état actuel de la science , et le deviendra sans doute toujours* moins k mesure que nous pénétrerons plus avant dans les mystères de l'organisation végétale.

Tout le monde sait que les êtres organisés sont composés de parties solides et de parties liquides , ou y pour parler d'une manière plus générale, de tissus qui forment le corps des êtres, et de matières reçues dans ces tissus, ou sécrétées par eux; les premières sont celles qui constituent la nature propre, la vie dés êtres : ee sont elles dont les modifications déterminent l'afflux et la nature des liquides -, ce sont elles seules qui font l'objet de FaiMitomie, et dont nous nous occuperons ici. Quant aux matières déposées ou aux Equidea, lewr étude spéciale appartient à la physiologie , et nous n'en parlerons ici qu'occasionnellement.

L*étude des organes élémentaires des plantes a été commencée vers la fin du dix-septième siècle, peu de temps après l'invention du mi«roscope. Grew, en Angleterre, et Malpighi, en Italie, ont à-peu-prés en-mêmetemps commencé à examiner le tissu du végétal , en s'ai* dant de cet instrument précieux , et en ont aperçu avec plus ou moins de précision toutes les parties. Dès-lors

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cetleébidea été cootnauée parLeeimenhoeck; puisTert' le anlien da âix*liiiitième siècle , Gletdi^ , NeedHiam et quelques autres ooiiuieileéreiit denoBTejMi à s'eBocrapei^ Hedwig loi redonna an nonvel essor , soit par des décou- Torles réelles , sott peut-être par ses hypotfièses ingémeoses. De nos jours, MM. Mirbel^ Usk, Treviranus, Sprengel , Rnddphi , Kieser (i) , DuMrochet et Anùci ont publié des reckerdies très-délioates sur le tissu v^élal, et les ont accompagnées de %ur^ nombreuses et aoî* gnées ; maïs la néotfsité d'employer continuellement dans ces redierches un instrument aussi dif&cife à bien manier que Test le micEOSoope composé , fiiit que malgré lliaiMieté de oesobseryaleurs , l'anatonie d&cate des végétaux est encore, su» les poims les plus ftmdamentaux , d'une incertitudedéeespérsAtepour les amis-de \a vjirité. Si quelque chose, dit M. I)|]troGliel(Afém. lAns. 7, p. 3&S)peuf prouver F incertitude €le nos connaissances sur.Porgani^ saison végùah^ c'est la Hff^érêttce des opinions des

(1) Ceux qui voudront étudier les organes clémentaires des plantes avec plus de dëtaîls que les bornes de cet ourrâge ne m'Mit pervis #m donner, trouyeroAt un exceUent rësnmë ^e cette branche defci fcieneedcns le M toôire sur l'Organisation des Plantes y publié par M.' Kieser (Harlem , i8ia , 1 vol. in-4*''}. Cet ouvrage contient un grand nombre de faits bien observés , ei est imponant pour les lecteurs français, en ce qu'il est le seul ouvrage écrit dans^ cette latgue qm donne nike ià&é des ira vaut phytotoniquee des. Allemands. Je regrette moirin^me bemicoa^ que mon ignorance de la Vingue allemaode m'ait empêché d'étudier ces ouvrages dans les originaux autant que je l'aurais désiré. Je prie ces savans d*étre indulgeus , si j'ai, contre mon gré, ou omis de citer leurs observations , ou repsésenté leurs opiniens avec quelque lAOUCtitude.

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naturalistes surent objet. Il n'est ea effet presque «ucon poÎDt de raDatomie .végétale sur lequel on ne trouve ceux qui s'en sont occupés avec le plus de soin, divisés , non» seulement sur la théorie, mais même sur les faits que l'observation semblerait devoir immédiatement dédder: les contradictions des observateurs sur ce su|et sont tdles, qu'il n!est pas rar« que quelques personnes regardant ensemble au même microscope le même -fragment, y voient ou croieot voir des formes difiEérentes ; à plus fi»rte raison, des observateurs élài^iéa ne peuvent s'entendre sur les fiûts les plus simplei; : et à force de voir ces contradictions se «tndtiplier, ou finit par se défier de ses propres yeux,. et par craindre de rien affirmer de ce qu'on croit avoir vu. Je tenlefi^ d'exposer ici ai^ec toute la réserve qu'inspire l'obscurité de cette partie de h science, ce qui m'y paratt digne d'attention. Je ra}ipoFterai avec scHU les opinions des divers observatei^s , pour tâcher de reconnaître les points sur iesqueb ils sont en différend , et ceux sur lesquels ils sont d'accord. Mais avant d'entrer dans cette exposition des doutes et des incertitudes de Fanatomie microscopique, je crois devoir avertir d'avance les commençaus que çcs^ doutes ont beaucoup moins d'influence qu'cm pourrait le croire sur Peasemble de la science.

Je dirai encoxe^ en terminant ces observations prélir minaires , que les précautiona qoî m'ont toujours paru les plus sures pour éviter les illusions microscopiques, sont : I .* de ne jamais observer un objet à un grossissement considérable , sans avoir coqamencé à l'observer avec des verres plus faibles, de maniéi:e à le suivre graduellement, depuis les plus bas jusqu'aux plus hauts degrés de gros-

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ûssement; a.* de faire en soite de voir le même objet pur p/naîeurs mîerosoopes de cons^uctioiis diffiérentes, afin ^e Fim détroise riUosion que Tautre aurait pu ùirt naître. Par ces précaotioiia, oo diminoe peut-être un peu le nombre des faits qu'on affirme-, mais on leur donne plus de certitude.

Lorsqu'on eonpe en travers une plante ou une partie de plante , qiAm la réduit en une latote mince et transpâ' rente, qu'on l'examine d'abord à la knipe ^ puis au microscope, on y aperçoit des cavités inégales, tantêt arrondies ,.tantêt angulaires, et le plus souvent hexagonales. Si on la coupe en long, on y remarque toujours des cavités terminées par des diaphri^mes , souvent d'autres cavités tubuleuses dépourvues de doisons transversales , et quelquefois des filets épars plus ou moins opaques. Les cavités closes de toutes parts ont été désignées sous les noms de celiuUs on A'utriculesy les tubes sous celui de vaisseaux , et les filets sous celui àe fibres.

Si maintenant on parcourt la longue sérié des opinions émises sur la structure ou l'organisation générale des végétaux , on VQit que tous les systèmes des phytoto« mistes peuvent se réduire à trois principaux. Les un^, i, l'exemple de Théophraste , et peut-être de Grew, ont pensé que tout le tissu du végétal est formé de fibres trèstnenues et diversement entrecroiséesl D'autres, et M. Mirbel parait être le premier qui ait exposé cette opinion d'une manière générale , ont cru qtie le tissu végétal est ttne membrane continue de toutes parts, ^ dont les dédoublemens variés produisent les vides clos ou tubuleux qu'on y observe. Enfin , la plupart d^s modernes , suivant ce qui parait avoir été l'opiDiou de Malpighi , adme^^

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tent que le végétal est essentieUement composé de ceU Iules on d'utrioules diversement soudées ensemble , et de vaisseaux qui, par divers modes de développemens et de cohésions , ferment tous les organes.

La comparaison de -ces trois tliéories ressortira nata*rellement de l'exposition des faits dans lesquels nons allons entrer, en passant en revue : i.* le tfssu cellulaire; a.^ les vaisseaux; 3.^ ce qu'on a appelé fibres des plantes; ^'^ répiderme oa la cuticule qui envebppe tout cet qipareiL

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