‹ Cours de botaniqueChapitre 13 sur 63 · Tome i'r A · texte numérisé non relu

Tome i'r A

byGoogk

6b ORGANES ÉLÉMENTAIRES.

de leur «longueur, seraient ponctués, rayés ou en rire* bourre: un même tube , dit-il, reçét successîpement ces diverses /ormes ; une trachée de la tige peut se terminer dans la racine en $f aisseau en chapelet , devenir fausse trachée dans le nœud à la base de la branche , parcourir celle-ci sous forme de tube ponctué , et reprendre y dans les feuilles ou les pétales, la forme de trachées. Presque tous les anatomistes qui ont écrit depuis que cette opinion a été publiée, s'élèvent contre elle, au-moins dans sa généralité; plusieurs reconnaissent qu'on trouve des tubes qui portent à-la-fois, des raies courtes et longues, dételle sorte qu'on pourrait peot-être admettre que les vaisseaux annulaires et ponctués passent les uns dans les autres, et dans ce sens très-restreint, on pourrait admettre des vais*seaux mixtes; mais la plupart nient les autres combinaisons. M* Rudolpbi dit qu'il croit impossible qu'un tube rayé se change jamais en vaisseau 0)iral, et expUque l'assertion de M. Mirbel, en pensant qu'il a, sans s'en apercevoir, passé d'un vabseau à im autre sous le champ du microscope. M. Dutrochet , en particulier, atteste qu'il n'y a point de vaisseaux mixtes daâs le sens que M. Mirbel attribue à ce mot, et que les trachées conservent leur organisation daBs toute leur étendue. M. Amici dit qu'il ne lui est jamais arrivé de rencontrer des vaisseaux mixtes de trachées et de tubes. L'assertion de M. Mirbel , a joute-t-il , ne peut être qu'une simple hypothèse ; toute personne qui s'est exercée à Tanatomie des plantes, comprend aisément l'impossibilité de suivre le trajet d'un vaisseau pendant an cours aussi long.

M. Kieser n'admet pas les vaisseaux mixtes comme une classe particulière) mais il se rapproche beaucoup des

byGoogk

ORGANES iLÉMBNTAlRESi 5l

opm/oos de M. Mirbel en ceci, qu'il admet des passages d^mie forme à l'autre : ainsi, selon lui, un tnbe peut être partie trachée,. partie vaisseau annulaire, comme il le figure dans la babamine (p)^ ou partie trachée, partie vaisseau réticulaire, comme il le figure dans la. même plante (3)-, il pense qu'en vieillissant , la plupart des trachées deviennent vaisseaux ponctués par Vécartement des spires ou des anneaux, et le développement d'une membrane ponctuée intermédiaire ; par-conséquent, on devrait trouver de temps en temps des formes mixtes eqjtre ces deux âges. Enfin il assure que tous les ordres de vaisseaux deviennent vaisseaux à chapelet dans les articulations.

Quant à moi , je n'ai aucune <]^jection théorique à admettre des transitions de formç dans les vaisseaux ; mais î'avoue q}ie '\à ne les a\ jamais vues que d'une manière obscore et qui m'a paru douteuse, soit à cause de la crainte de passer d'un tube à l'autre sous le champ du microscope sans s'en douter, soit à cause de la difficulté même qu'on trouve encore à classer ces diverses formes. 3e sms tenté de croire que ce» changemens de forme d'un même tube ont plutôt été admis par des idées théoriques , que vus clairement par l'observation directe , et j'ose engager encore les observateurs à vérifier. les. faits.

2*. IjCs vaisseaux sont^its toujours simples, ou peu* 9ent-ils se ramifiera Cette question est aussi difficile que la précédente, et mérite également l'attention des obser* vateurs. On trouve plusieurs figures des anciens anatomistes, où les vaisseaux paraissent ramifiés; mais il est

(a) Mém. oTg. , pi. Il, f. /|9. i.

(3) Ibid^ , Leilrcs ^ h.

byGoogk

52 onGAFTES ÉLÉMB N T AIEES.

difficile de recooBaitre, soit dans ces figntes, soit dans les descriptions, s'il si'agit de vàisseaax vraiment ramifiés , on de faisceaux de vaisseatix qui se seraient diriséâ. M. Bfirbel a plus positivement affirmé qu'il existé des tubes réellement rametnt , et il en a donné mie figure (4). M. Kxeset , adopte 1b même opinion , au-moins poui' ses vaisseaux réti-^ culaires, et les représente à Tétat rameux(5) ; mais il ne Paffirfne pas pour les autres ordres, et ne paraît pas cependant douter de la possibilité de cette ramification. Il est certain qu'elle est fort rare; si elle a téellêmetit Keu, ce tie peut être que dans les articulations, et comme cette partie dés végétaux est celle où Fentrécroisement habituel des fibres rend l'observation très-difficile, il ett résulte du doute sur ces ramifications , qui sont cependant probables. Encore même, en admettant les apparences rept^ésentées par M. Kieser, faudrait-il bien distinguer s'il ne s'^gh pas réellement de nouveaux vaisseaux soudés avec les anciens, ou de vaisseaux qui , étant renfermés dans une gatbe utiique, viendraient à divergera leur sortie ?

3*. Les divers ordtes d$ vaisseaux que nous avons énumérés conservèn^ils la même forme pendant toute la durée de leur existence f Si un même tube pouvait être observé à dififêrentes époques de son existence , cette question serait susceptible d'être résolue d'une manière directe ; mais comme cette observation estfcnpoâsible^ ori doit chercher d'autres moyens de solution.

Ceux qui pensent que la trachée est l'origine de tous les cintres vaisseaux, s'afppuient sur des faits assez firappans, 2iavoir que les trachées existent, soit dan» les feunes^

(4) Élëm., pi. lo, f. 9. Turp., IcoD., pi. 1, f. 57.

(5) Mém. org. , pi. 11, f. Si) pi. i», f. 56 et $7.

OBOilTBft éLÉMENTAXitES. &3

fiktilàif s^ da«s les jevnas pousses des hurb^s ^ ea n^aalité fine cw^éri})!^, i proporiWn , que les aoftrcs vaisjmuc, fit <{tt'il ^ probnUe, pur-eonséquent, ({oe ces ^mre» vmsemx ae soat qoi^ de» trachées trMmformées* M. K?e$^,j^ )Hunîinlief,« donné on gwid poids kceius $fwhUf par ses apatoDÛes dala citrouiUe faitea à ^nrers fig»&<6)» £a adneltaitf la vérité an fait, on oe peut oîer cependant cp'jil en est d'autres tout aussi avérés et des- <fÊ0h OB devrait tirer une concliisioB contraire. Amai , il «al certain ijae la proMÎére couche ligneuse des arbres jecfflSJant des tradiées k l'état déronlable , aetne dans des IfOAias âgés , et qu'on n'a pu en trouver dans les auivattles , même à l'état |eilBe.

Ceux qui rapportent l'odgine des vaisseaux au tisau ' «aUo^e , paraissent s'étayer, i». de ce que , ^ans U régime végétal, le tissa cellalaire est l'oilgaoe le "plvs universel fit ^'d existe aen] an partfculier daas les yégétÀ^% qui paraiaagnt les moins parfails; %". sur ce que dans jdhaqve végétal, il est beavoanpplus abondant dans les individus 4>u les organes , au moment de leur naissance que dans «A âge aivancé. La pcemiAse de ces prenves ne parait déduite d'un geve de raisonnement inadmissible, savoir, de la méthode de coMidéwr je règne végétsd coi»meun individu, et de conclore d'une espèce ou d'une classe à l'ai^tre^ comme si les fbnnçs générales des êtres n'avaient aucuM fixité. Quant à la seconde; le £utest vrai; mais il s'expliipie tout aussi bien en^ admettant que le développement des vaisseaux est un peu plus tardif. qae celui des cellules.

(G) Mena. org. , pi. 6, 7, 8, 9 et 10.

byGoogk

S4 OR&ANES éLâMEIlTAlRBd.

Enfin, il est une, troisième classe d'anatomistes qi|i regardent toutes les formes des vaisseaux comme con^ stantes , et admettent que Tâge ne détermine pas les formes sur lesquelles les ordres des vaisseaux sont établis. Mais ceux-là mêmeconviennent de l'encroûtement des cellules du bois et de Técorce, de la formation d'un encroûtement analogue ou d'un développement d\m tissu cellulaire particulier dans les vaisseaux âgé^ , et il faut avouer que leur principal argument est purement négatif, c'est-à-dire qu'A repose sur ce qu'aucun des cbangemens admis dans diverses théories n'a pu être démontré par une observation directe.

4^. Quelle est la nature des ponctuations qu'on observe sur les vaisseaux ponctués et en chapelet? Cette question mérite un examen attentif, vu qu'dle se lie de très-près ^ et à l'idée qu'on doit se faire de la nature des vaisseaux en gékiéral, et à leur usage.

M. Mirbel, qui, le premier, a décrit avec soin ces deux ordres de vaisseaux , affirme que ces points sont desr pores ou des trous ordinairement bordés dl'un bourrelet opaque. Il dit , dans son anatomie (7) , que ces pores n'ont pas la trois-centième partie d'une %ne de diamètre ; puis, dans son derm*er ouvrage, il réduit le diamètre de ces pores au tiers à-peu-près de ce qu'il les avait d'abord estimés, en disant qu'ils n'ont peut-être pas un trots^centième de millir mètre. Il considère les raies transversales des vaisseaux rayés cotnme des séries de pores très-rapprochés , et, par-conséquent, comme de véritables fentes. Cette opin nion parait avoir été admise par M. Bernhardi ; mais elle

(7) Anal., I, p. 57, pi. I, f. 2,3, 4/ II, ta, i3. Élëm., pi. ^Oj^ 1%^

byGoogk

ORGANES ÉLÉIIBNTA IRES. 53^

est surtout soutenue par M. Amicî, qui donne une figure ée ces fentes transversales (8). M. Kieser, quoique par* tint d'une théorie trèsK)pposée à celle de M. Mirbel, admet aussi, I**. que les points des vaisseaux pouctués sont de véritables pores, dont il dit avoir vu l'orifice dans le sassafras , le baricot et le cbéne (9) ; 2^ que les vaisseaux réticulaires offrent de véritables trous formés par la soudure incomplète des spires (10). Ainsi , il s'accorde avec M. Mirbel sur le premier point, et «en est fort éloigné quant au second. Ce que M. Amici dit des fentes des v^iisseanx parait se rapporter mieux nnx vaisseaux réticulaires de M. Kieser qu'aux vaisseaux rayés.

D'un autre côté, nous trouvons un grand nombre» d'ana* tomistes qui nient la perforation des points des vaisseaux ponctués. J'ai moi-même été conduit par l'observation m-, croscopique, a douter de la perforation de ces o^anes, et à croire que ce qui a été pris pour un pore esf un point lumineux, tel qu'on en voit sur tes,bulleç d'air qui se rencontrent dans l'eau, sous le cbamp du microscope. Dés i8i3,)epropo5iii,danslaThéorie.étéQientaire, de donner an tissu les noms de ponctué ei de ri^^^^à la place de ceux de poreux et de fendu , que M. Mirbel avait établie : mon but était de ne rien aifirn^er au-delà de ce qui. est prouvé, et ces noms ont en effet Favanuge d'être admissibles dam toutes les théories. Dès-lors, M. Dutrocbet(ii) a donné de nouvelles preuves de la non^erforation des points, et des raies; il considère les points comme de petijs corp^ t. ' ■ * . ■ ■ , ' ■ ' I '

48; OsseTY. micr. , f. 3i et Sa. P.

(9) Mcm. org., pi. î3, f. 65; pi. i3, f.6i; et pi. »4, f. 08,6^^

(10) Ibid. , pi. 11, f. 59 et 60.

(iij Kccb. struct. vcg. ^ i8u4; p. n..

byGoogk

globuleux remplis d'une matière verdàtre transpurente; il a TU qu'ils deviennent opaques par l'acide nitrique, et qu^lors leur centre ne transmet plus^de lumière : il ajoute que la potasse caustique leur rend leur transparence qu'ik n'ont certainement aucun pore visible, et que la doctrine de M. Mirbel serait douteuse par le fait seul de la grandeur qu'il leur attribue.

Si l'on admet que les ponctuatioos des vaisseaux ne sont pas des corps perforés, on doit encore chercher à deviner leur nature. MM. Rudolpbi et Link les regardent comme des grains amylacés ou mucilagineux. M. Treviranns parait les considérer comme de jeunes cellules destinées a prendre de l'accroissement^ et k devenir ellesmêmes des cellules distinctes. M. Dutrochet(i2), considérant qu'ils se conduisent avec les acides et les alk'alis , comme les globules du système nerveux des animaux, c'esl« à-dire quils sont insolubles dans les premiers et sidublea dans les seconds, réfléebissaut que les animaux les plus voisins des plantes par leur organisation, ont le système nerveux toujours moins concentré-, royant que ces ponctuations existent en asses grande abondance dans les organes végétaux qui exécutent quelque mouvement, a cru qu'on pouvait les considérer comme les élémens épars d'un système nerveux diffus, et a proposé de les nommer corpuscules* nerpeua:^ en avertissant qu'il entend par ce terme une cellule globuleuse microscopique, remplie de substance nerveuse.

Quoiqu'il existe bie» des faits qui tendent à prouver que la vie végétale diffère moins qu'on ne Ta cru de la ^e

(la) Rcch. , pi. 1, f. 1, a, 5,6, 7, 10.

byGoogk

•RQAIIB9 ÉLiMBlfTAIBES. $7

amiDale) et qu'en particiiUer les expériences récentes de MM. Maroet et Mecaire (|3) tendent a donner phis de probabilité à Texistenoe d'oo système nerveux dans les plantes, fe dois avouer qne je suis eneore loîa, et d'affirmer qne les végétaax aient nn système nerveux, et qne même en l'admettant, ces corpuacnles jooent ce r^. En effet , ils manqnent dans la plopart des planta qni ressemblent le pkis ans animaux, teb que les algues et les champignons, et <» les trouve en abondance dans les plantes où l'on pevt le moins soupçonner de mouvement spontané, telles que les lycopodes. Mon opinion personnelle serait de oonsidârer ces corpuscules comme de ptlites glandes chargées de coopérer à la nutrkion , et peut-être ep même* temps à la transmission des sucs d\me cellule ou ^un tolEw k la cavité voisine. Tons les argumens ]^ysiologiqnes par lesqi»b on a voulu établir rezîalenoe des pores on des fentes, sont déduits de la oéoessicé de ia transmission des sucs, et seraient apfrfioables a cette opinion; mais fe ne la présente que comme une simple hypothèse qui me semble vraisemUdMè, et, sans admettre ni pores visibles ni Rendes jongleuses, je ne nie point que le lissu membraneux ne pwsse être doué d'une porosité hygrosce* pique sufiBsante pour transmettre les sucs. Il y a peu èe doute que diversess, membranes végétales, qui semblent homogènes aux plus forts microscopes, ne soient douées de la facuké d'élaborer diversement le& siics ; mais, quoique la diversité des résultats soit évidente , nous avons trop de difficulté à isoler les sucs fournis par chaque sorte de cellules ou de vaisseaux, pour rien affirmer sur leur nature.

(i3) Mém. de la Soc. cle Phys. et d'Hist. nat, de Genève, vol. 3, p. 3; el 67.

byGoogk

58 ORGANBS ÉLÉMENTAIAES.

5^. Quels sont les rapports des vaissetuix avec le tissu cellulaire avoisinant? Cette question serait l'aDe des plus importantes à résoudre pour comprendre l'usage des vaisseaux; mais elle est malheureusement Tune des parties les plus difficiles du sujet. Elle peut se sons-diviser en deux : la terminaison des vaisseaux et leur juxta-position.

Nous avons dit^ en parlant des trachées en particulier, 'que les uns pensent qu'elles se perdent dans le tissu cellu* laire, et les autres , qu'elles tendent à aboutir aux pores otiistomates. Ces deux opinions pourraient se soutenir de tous les ordres de vaisseaux, excepté de ceux en chapelet qui sont bornés aux articulations; mais personne jusqu'ici n'a vu, d'une manière claire, ni l'origiioe, ni la terminai^ son d'un vaisseau, et c'est un point sur lequel il importe d'appeler l'attention des observateurs.

Quant à la position des vaisseaux dans le tissu ^ ils est certain qu'ils sont toujours entourés de cellules alongées, ordinairement assez serrées les unes contre les autres. Mais ont-ils quelque communication avec les canaux intcrcellalaires? les parois des cellules elles-mêmes entrent-elles pour quelque chose dans la construction des divers ordres de vaisseaux? Ces questions me paraissent encore saD9 réponse formelle,

ARTICLE VIII

Z>e l'Usage des Vaisseaux.

Si l'on est loin d'être d'accord sur la struciure des vaisseaux des plantes, ou doit s'attendre à tiouver encorç plus de divergence, s'il est possible, dans les opinions relatives à l'usage de ces organes.

byGoogk

OBOA19E8 ÉLiMBITTAlRES. Sg

Le seul point sur lequel les observateurs soient d'accord , c'est qae les vaisseatlx ne contiennent pas de suc propre. M Kieser en a bien trouvé une fois; mais il a considéré ce phénomène comme une extravasation accidenteUe. ^ D est encore bien certain que les vaisseaux ne con» dennait pas la sève élaborée par les feuilles, puisqu'ils manquent pour la plupart dans l'écorce, qui est la partie des végétaux où ces sucs élaborés passent en plus grande proportion*

La question se réduit donc à savoir si les vaisseaux ccmdnisent babituellement ou alternativement , soit de Fair, soit de la lymphe du sève non élaborée. Que les vaisseaux conduisent ou contiennent de l'air, c'est ce qui me parait démontré par le raisonnement et l'observation. En effet ^ i .« puisque les vaisseaux n'existent que dans les plantes gai ont des stomates , et que les stomates sont des oriûces béans dans l'air^ il est probable que; l'usagé des vaisseaux est en rapport avec l'atmosphère; 2.^ la plupart des observateurs affirment que les vaisseaux leur ont paru vides de tout liquide, ou, en d'autres termes,* pleins d'air, et mon expérience se joint au besoin à leur témoignage; 3.^ tous ceux des vaisseaux qui sont perforés bu fendus (et nous avons vu que dans certaines théories tous le seraient plus ou moins) seraient évidemment des conducteurs de liquide très-iq^pariaits.

Diantre part, ceux qui prétendent que les vaisseaux servent i charrier les liquides, se fondent sur les faits suivans : i.** dans les expériences où Ton force le végétal à pomper un liquide coloré , on voit assez clairement les parois des vaisseaux se colorer : je l'ai vu très-dtstioctement, lAFtout dans les vaisseaux rayés des plantes à tissu lâche.

<>0 ORGANES ÉtjfcMSBTTAIRBSt

Mme }i fkut remarquer q«e i'op ii^ql^erve bteo ca (ait que dans les ea» où la ijge a été coupée, «t ou la if aocho béante plonge dans Tuau colorée, parnewaéqueat dapa dfs ^irconstapoes au p^u difiarenles du comi s aaluc^l dea choaes., et que, daus de^ observationa auaai délic^t^, il est ipo^osaible d# distinguer ai la coloration a Ueu par rintérieur <m par l'extérieur, c*estna*dire par les méata interceUdaires : quoique je paocbe pour Ia pneoiière opinioB , |e ne la re*garde pas encore comme démontrée; 2.^ dan$ les obaervationa microscopiques , il n'est pa^s raise de voir des buUes d'air dana certains vaisseaux 1 et surtout dans les rtissean^ rayés on ponctua : or, une bdUe d'air n'iest viaiUe que lorsqne le reste de la cavité est plein de liquide ; 3.<' dan^ l'hypothèse que les vaisseai^c aboutissent auiL ^tpuiat^^ et que les stomates servent à j'évaporation de l'eau , il faudrait conclure qpe les vaisseaux en coetiennunt aussi ; 4.'' dans l'opinion de ceux qui nient l'existence des canaux intierceUnlaires , il est prçs^ nécessaire d'admettre que la lymphe passe dans les vaisseanx, et c'est aussi l'of^iniofl que soutiennent MM Mirbel et Dutr43cbet, tandis que l'opinion contraire ^t défendue par MM. Kieser et Amici, qui admettent les canaux inter/cdlulaires.

Q semble donc que les idées théoriques sur la structure générait des végétaux ont plus influé que Tobseirvatiml directe, sur les idées qu'on s'est ÊÂes de l'uaagedea f9Ùs* seaux. M milieu de ces argumens cpntradictoicfs, ii est sans doute diCfiGile d'asseoir une opinion arrêtée ; cepen^ dant, la grande analogie des vaisseaux entre eux, la probabilité de leurs transformations les uns dans Jl^s a^iUres , ne permettent guères de penser que leurs usiages soient &>rt différons les uns des autres : or, comme la trachée en

ORGANES ÉLiMKNTAIBBS* 6l

particulier parait évidemment un canal aérien , je penche à croire que toCis les aûiteb vmsâeâix {odetit k même f6Ie. Lofsiju'on coupe en travers une tige à tissu lâche, on ne Toit jamais le suc jaillir de l'orifiqe des vaisseaux, mais toujours du tissu cellulaire; on voit, an contraire, fréqoemmem des bulles d'^ir sortir des vaisseaux. Je pense donc, en défim'tive, avec M. Kieser, que les vaisseaux sont des canaux aériens; m» ]e ne voudrais pas mtt qhe, dans (juelques cas particuh'ers de végétation , Ils ne pussent servir an passage de la Ijmfb^j cott^tirremment avec les fliéttU intercellulaires.

L'ascension de la lymphe dans les tiges des mousses et des hépatiques, on les pédonories des champignons, ches lesquels il n'y a poim de vaisseaux , e6t un grand arguQient pour oroke que les vaisseaux, k leur état ordinaire, ne sont pas ks conducteurs de h lytùpbe, et cette compa^ rwon f tnd à confirmer ^opinion précédente.

byGoogk

6a ORGANES ÉLÉMBIfTAIRES^

Page 1