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92 OBOAIVES éLÉ»ENTAlR£S.
par lesquelles pénétre Phaïuidité qtii doit les faire germer; noQS verrons , en effet, en nous occupant de la germination, que ces spongioles paraissent ^ dans chaque dasse de grakies, placées arec quelque régularité , et qu'elles jouissent de toutes les propriétés des autres sortes de
Les spongioles radicales , pistillaires et séminales ont ceci èe commun et de remarquable, i.* que ces organes sont , les uns et les autres , des places où le tissu cellulaire joint de ses propriétés hjrgroscopiques au plus haut degré ; a.« qu'il s'y fait une absorption très*roarquée sans aucune organisation bien visible; 3.* surtout que ces organes absorbent (3) les molécules colorantes des liquides, tandis que ces molécules ne passent jamais au travers des stomates, qui sont infiniment plus grands que les pores quelconques dont la superficie des spongioles peut être munie. Cette dernière circonstance est surtout très-remarquable , lorsqu'on pense que les molécules colorantes tra-» versent le tissu serré, compact, et presque pierreux de la superficie des graines les plus dures, et ne pénètrent point dans les feuilles dont le tissu est si lâche, qui sont munies de pores très- visibles au microscope ^ et qui , bien certainement, absorbent, au-rooins dans certains cas, feau
(3) M.' Kieser assure que les moiécules coloranUs n'cnUent dans les racines , que lorsque leurs extrémités sont tronquées : je sais que dans ce cas leur absorption éfet beaucoup plus facMe y mais i'aiTU des racines plon§ées dans de Peau colorée, absoaber des molécfUes routes , et se colorer à rintérienr^ dans des cas o^ le ne pouvais supposer aucune rupture du tissu. Voyc« , en particulier , mon Mémoire sur le développement des racines , dans Us Ann. des Se. nat. , i8a6, p. i, pi. i et a.
Oft«ANB8 i^LàlIfiNTAI&eS. gS
avec laquelle oa les met .en contact. Cet exemple , entre beaucoup d^ntres, peut bois prooTtr combien Tanatomie ineme la plus délicate, est loin de faire connaître la nature iotime des tissus organisés.
Oo doit peut-être ranger parmi les spongioles, les extrémités des bouppes ^h fiaiM J»dîalbrmes qu'on observe dans plusieurs licbens, et peut-être aussi les extrénriiés absorbantes de certains suçoirs, comme , par exemple, dans là cuscute. Ce sont des points à éclaircir, et que je ifvre à Pexamen des anatomistes. Quant à landogie des fdis tadioaux avec les sptmgiolës, nous en parlerons plus tard.
Les suçoirs (baustoria) sont' des espèces de tubercules, qtd naissent latéralemeilt sur la tige de quelques plantes parasites , telles que les cuscutes (4D j et qui leur sérveilt & sucer les vt^étaux auxquels elles adbiirênt pour en pomper leur nourriture. Ces «rganes ne se trouvent que trèsrarement, et -je doute même s'il en existe hors du genre des cuscutes que je viens de citer ; leur organisation intime n^a point encore été étudiée arec soin ; ils offrent un tui)ercide dont le sommet est creux, et c'est par cette cavké> qui est appliquée sur Técorce de la plaoïe dont la cuscute doit se nourrir , que cette nourriture pénètre ^ns 4e^siiçoir. QueHe est la structure intérieure des suçoirs*? ces organes sont-ils anriogues aux spongides ? Quel «st M mécanisme par lequel leur action s'exécute ? On l'ignore complètement:, et je ne mentionne ici cet ot^aoe tf une mamère expresse qu'afin d'appeler ^ur kn les regards des observateurs.
(4) Heyn. , Tcrm. bot. in itialo. Sow. CBgl. bot. pi. 37^.
94 ORGANRIS ÉLÊM^NTAjilEil.