‹ Cours de botaniqueChapitre 20 sur 63 · CHAPITRE VIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIIL

Des Lenticelles,

vXtrsTTARD a le premier (i) désigné sous le nom de glandes lenticulaires, des taches qu'on observe sur l'écorce des branches des arbres : ces taches sont, comme M. yaucber Fa bien observé, d'abord oblongues dans. le sens longitudinal, puis arrondies , puis oblongues dans le ^eù& transversal ; elles offrent tantôt une surface plane remarquable, parce que la cuticule y est comme desséchéç : souvent elles deviennent un peu bombées , et elles finissent souvent par crever; au-dessous de la cuticule se trouve un amas pulvérulent, quelquefois verdâtre , quelquefois blanchâtre^ qui semble être composé par les cellules de l'enveloppe cellulaire désunies , et sous forme de vésicules ovoïdes. Comme il n'y a rien qui annonce une organisation glandulaire dans ces organes, je leur ai 4onné le nom àtlenticelles (lenticellse), pour* éviter un terme by« pothétique, et c^endant rappeler lenom primitif qui peint assez bien leur forme, et pour avoir en-même-temps l'avantage d'employer un terme simple au-lieu d'un terme composé. M* Du Petit-Thouars leur donne (2) le nopi de pores corticaua:^ mais il ne faut point confondre ces organes avec les stomates, appelés aussi pores corticaux. Cest pour éviter ces concisions, qu'il me parait plus

(i) Mén. Acad. <ie8 Sciences de Paria ^ pour t745< - (a) Tî.^Esd.,p. 84.

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aTBDtageax d'admettre ud mot propre pour chaque oi^e. Les chimgemens de formes des lenticelles sont œ qu'dles présentent de plus ^'emarquable au premier coup-d'œil : ces changemens sont surtout vistUes dans les arbres dont l'écorce reste long-temps lisse , comme les cerisiers et les bouleaux ; on y voit les lendcelles de la première année, ovales dans le sens longitudinal , trèspetites et peu apparentes ; puis la distension de la brandie produite par l'accroissement du tronc les rend plus arrondies et plus grandes : à mesure que la distension continue à s'exercer, elles deviennent plus oblongues dans le sens transversal ,- et finissent pat former des espèces de raies horizontales souvent très-prononcées; au contraire, lorsque l'écorce des arbres se gerce ou se fendille , les len- Ucettes disparaissent assez rapidement. Dans le cineraria prœcoxj gui a Técorce charnue, les lenticelles sont très* grandes, et conservent jusqu'à la fin de la vie de l'arbre une forme orbiculaire (3). Ces organes existent dans l'écorce de presque tous IcTs arbres dicotylédones, excepté dans les conifères, les rosiers, etc. Elles manquent en gé* Déral dans les herbes dicotylédones ; cependant M. Taucher en a observé dans le maha sylvcstris^ le sambucus ehulus. On n'en a encore trouvé aucun vestige , ni dans les monocotylédones, ni dans les acotylédones. C'est par les lenticelles que sortent les racines auxquelles les branches donnent naissance, soit naturellement à Fair, comme dans les rbns , les figuiers (4), etc. , soit lorsqu'on les met dans de

(3) DC. , pi. rar. dn jard. de GencYe, pi. 7.

(4) V03r.pl. a, f. ly qui représente les racines sorutii des len^ licelles dans Itjicus eUsiica,

byGoogk

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Teau ou daos un sol humide , comiiMe cdU se pratî^ie dans l'acte du foaiTCOttage ou du boutmmge ; <)uai)4 lee lenticelles oot été enlevées , jet trés^obableiaeitt lorsqu'elles maiH queot ou ne swt pas dével(^pées, il se forme des lendcelles adveutives dans les branches, soumises à descir** CQUfitancfs favorables 9 et de ces lenticelles naissent des laines comme des lenticelles ordinaires* On peut donc dire avec raison que ces organes sont des bourgeons de racines; ik «liffèrent des bourgeons ordinaires qui produisent des branches à feuilles ou à fleurs, soit par la nA* ture 4e leurs productions, soit par leur forme et leur dis* persion. On les distingue desbuUiHles, en ce que ceux-ci produ|i/$ant à4a*£(Ms des racines et des fepiUes, tandis que les JenMocttes ne donnent naissi^ice qu'à des racines. Les lenticelles n'absorbent rien de l'extérieur comme les sponr ^les, et ne paroissent nullement destinées à l'év^ppratic4[i C044QieJes ston^tes*

iLe nombre, la grandeur et l'apparence des lenticelles rade beaucoup d'un arbre à l'autre, et souvent même dans les espèces de même genre ; ainsi, }e fusain galleux Çevony^ MUS verrucosus) doit son nom k ce qne.ses.lenticelles soni {rèft4H>mbreus6s et très^iombées, Jwdis que celles des autres es^oes sont presque planes .et fort dispersées.

On trouvera 4es détails, circonstaïkïips sur ces organes, dans deux Mémoires que j'ai/publiés à ce snjott dans.ks Avmales des Sciences naturelles de 1826 et i8i^. On 4es tromre. quelquefois r^irésentés, mais sans mealien spéciale, dans divers ouvrages (5).

(5) Tprp. , Icon^gr. , pi. ^bis,{. ;i , 3.

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Oa«ANBS iLÉMBNTlIRfS.

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