‹ Cours de botaniqueChapitre 23 sur 63 · Tome · texte numérisé non relu

Tome

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ll4 ORGA>r£S £lÉM£IVTAIB£S.

sont les chevelures qiii naissent sur les graines des épi^ lob^ , ou de plusieurs; apocinées ; tels sont les poils qui couvrent les graines des Cotonniers et des hombax.

Tous ces poils sont plus ou moins semblables aux poils lymphatiques par leurs formes ; mais ils en différent par leur origine, et semblent de simples lanières d'uqe surface membraneuse atrophiée: «ainsi les poils des aigrettes sont évidemment des rudimens de leur calice , et les chevelures qui couronnent plusieurs graines sont semblables . aux membranes qui les bordent dans d'autres végétaux analogues. Chacune de ces sortes de poils sera décrite plus en détail lorsque nous aurons occasion de parler de l'organe général dont elle fait partie. Je mentionne ici ces poils scatieux , seulem^t pour faire remarquer qu^ quoique dans quelques cas ils puissent servir, comme les poils lymphatiques ,3 protéger certains organes délicats contre le froid, les insectes, l'humidité, ou l'action trop vive de la lumière, ils ont en général un rôle tout particulier, déterminé par leur faculté faygroscopique : ainsi» les poils de l'aigrette des composées restent droits tant qu'ils sont humectés , et tendent à s'étaler à mesure qu'ib se dessèchent ; en s'étalant, ils s'appuient, ou ëur l'involucre , ou sur les fleurs voisines , et ne pouvant les écarter , ils réagissent «sur le fruit mêmeauquel ils sont attachés, et le soulèvent hors de l'involncre \ alors le moindre vent qui vient à souffler sur l'espèce de réseau formé par les poils rayonnans de l'aigrette, soulève et emporte celle-ci, et avec eHe le fruit qui y est attaché : c.es poils se trouvent donc servir éminemment à la dispersion des fruits monospermes des composées; aussi remarque-t-on que là où ils manquent, il existe toujours quelque autre circonstance

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OBGARBS Éi.é]fB!fTAlBBS. IlS

de FoipuiisatioD tfûà les supplée : tantôt , comme dans les aAii^AÂr^ le. réceptacle se soulève par le ceolre, et pousse les fruits en^ehors ; taotôt ^ comme 4ai8 les cAry-'^ sautÂemtun , les écaîUes de l'inyolucre s'étalent k leur natalité ; ailleurs^ comoie dans le carpesium , la tête des fleurs se penche à k. maturité des fruits, de manière que ceux-ci tombent par leur propre poids*, etc.

Les dipsacées à aigrette, les graminées et les cypéracée$ omnies de barbes, etc. , présentent des phénomènes analogues. Les chevdures qui couronnent un grand nombre de graines jouissent de propriétés de même genre , et servent par leur écartement à faMre sorUr les graines hors du péricarpe^ et à favoriser leur dispersion dans l'atmo* sphère; telles ^ont celles des épilobes, des apocinées, eto* Ces exemples , qu'il serait facile do multiplier^ tendent à prouver que les poils scarieux jouissent de propriétés hy-* groscopiques très-prononcées, et deviennent par la pro* près à certains usages spéciaux dans la dispersion des graines.

ARTICLE Vi.

Des Cils y Soies, etc.

On désigne sous le nom de ciU led pmls qui naissent, non sur une surface quelconque , mais sur le bord de cette sur« face, de idie sorte que les cils ne font partie ni de la face supérieure, ni de la face inférieure d'une membrane, mais sont dans le même plan qu'elles. Les cils revêtent toutes les apparences des poils^; ainsi, U y a des cils glanduleux ^ des cils lymphatiques , des cils corolhns. En général , 1a présence des cils est plus régulière .et plus constante

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ili OBGANBS itÎÉElfTAlRES.

dab^k^ espèces ^ni en sont douées que telle âes poils pro'^ pr&mM dits» Là plupart sdùt ^e'tiature un p^ plus roiâe ^eles pdk, «t j^ients se cotffotKkM- ptt^ Wr consistuiceavec k^ aiguiUdns, ks épines, ou tnéine tir«c les défi* lekres défi fettiUês. L'tisàge des dh parait être i}ni(|ttemefit de.pftiitégerla faille contre les attaqiies des hwectes; bwiîis cet usage méinè He se présente pas^d'une manière bien^'* deW0. .

Lorsque les feuilles ou Us lob^s des feuiOes ne porleût d'appeudièe pîlifonûe qu'à leur feîtrëtnité s^ulctnem, cet appetod4<5te reçoit le ncfïû de ^ifiè lorsqu'il est vrafment urt poil , <x»Bmie dans le pap&ver setigeraM (i), ou le cheno* podium àidt*gemm , qui en <mt tiré leur nom. Si cet appetir dice eisi court ou un peit ^ép^Ss , oà à plutôt rapparenCe d'iifi aipiîQoiQ ou ^iiQe épiae^ 'oo liii-dotiâe àbrs te nom .de fhu • cr&ne («ucro). C'est ce ^'on voit particulièteiMeDt dan4 toutes le^ ikiénïspehAéés (2), et dans une fouie d'antreà tégétfcUïi • '• y

articlî; VII.

Des Poils radicauœ.

Toutes les sortes de poils dont nous venons de parler, paissent sUr llss t^es^ JesfeuiUes^et, en général, sur tous le$ orgues des végétaux qui sopt au^eisus du cottet^etqut fout partie de la végétation ascendante ; mais les racine ont aussi d^ espèces de poib; ce sont des fifets très-me' BUS 9 extraordtnairement fugaces, qui naissent surtout dana la premièrie jeunesse des plantes, surceUes àt leurs radnes

(1) Deless., Icon. sélect, a, pi. 7.

(2) Voy. pi. ï5, f. 3*

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t>BGAIf«S itéVINTi^IBBS. II7

qui sont exposées à Tair. M. Carradorî (i), qui a bien obsenré ces oqpnts, a rewHiqué c|u'îls at nt issent jamais sur les racines plongées dans Teau, ni daûs Tes parties des ridoes que ce liquide entoure ; qa*ils se développent surtout sur les raeines exposées à l'air humide, et que Tobscumé favorise beaucoup leur croissance. Ces filets ressemblent aux véritables poils par leur forme et leur structure aoatoQÛqne*, mais if or usage pourrai! bien être tréa-ditfÀ rent, et se rapprocher de celui des spongioles- M, Carcadori les considère commadjes oigaoçs de^itinéa i abaorb^ VhiuDidîté de l'air comme les spong^les absorbent Tçâi) en nature , et ceae opinion parait .asae^i vraisemblal^e« Dojt^on confondre ces poiU eux-méwes nvçc le chev^ proprement dit? J'en dooxi^ encore , et jl faut avouer ,u\v^ ao-moins, ç^ si Us fibciUea.oule cbeyçlu d^ racine^, ffu^ dessertes de poils, CQinme le ditM^Kieser^ils^dlilèc^nt d^ ceux que je dés/gne ici jiar. une durée plu;^ loiguet nue consistance plps ferme , et peut-être par la facilité de.devenir un jour des branches de la raçtpe^ tandis que lej^ poils radicaux sont très-fuptifs ^très-mous^ eijaç'parais^t )amais se uaosformer en branches radicale^. Jkure^e^ c^ sujet, qui a été a peine étùijié^ mérite Teiamew des ob; servateurs« J'ajonterai encore que les poils qui se irouv^riç à la bftse de plusieurs champignons charnul, ojpt de trèsgrands rapports avec les poils radicaus^ de^ plautçs vas^ cubires*

(1) DÊgà ùfTgani mêétiférai MU radier osterv^ prment. itilc ^9e,deiOm/jgofik4iFir^nzff^^i^, . r ; ; . , 1. .j.>

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Il8 ORGAIfBS ÉLÉIIBNTAIRBS.

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