CHAPITRE II
Des Racines hes P'^êg-ètjux
VJSCU LJIRES*
ARTICLE I
Comparaison des Tî^es et des Hacmes: *
UïT a coutume de nomnser racine, daos le langage ordinaire, la parrie îles plantes qui est cachée 50u3 terre, et un célèbre botaniste (Hedwig) a voulu fonder sur ce caractère pop uU ire h de Uni lion même de la racine , quSl considère comme n'étant distincte du tronc que par sa positiou, et tjull nomme tmncus snhiErraneus^ Hais cette défiuition nest point exacte -, les liges des fougères et des Jjlia ce es sont tantôt aériennes, tantôt souterraines; les racines des joubarbes et des mangliers sont les nues exposées à Vair, les autres cachées sous terre. Nous nous ferons une idée plus exacte de cet organe, en disant que la raefne(radix) est cette partie de la plante qui , dès m naissance , tend à descendre vers le centre de la terre avec plus ou moins d'énergie» Cest â ce caractère dominant des racines que quelques naturalistes ont lait allusion, lorsqu'ils ont désigné la racine d'une manière générale sous le nom de des^ census. Nous avons déjà vu que le point de jonction de la racine avec la ttge ou la Hanche qui les sépare j porte le nom de collet ^ c'est de ce collet que partent en sens opposés la tige et la racine ^ de sorte que la partie de chacun de ces organes la plus voisine du collet, est la plus
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ORGANES FOlVDAlfBNTitUXj ^t^l '
ânclenDe, et ordinairement la plus épaisse de tont l'orgaue ; elle en peut être considérée comme la base , quelle que soit sa position ; la partie de la racine qui est voisine du collet a été nommée la hase ou la té£e de la racine {^caput seu basis radicis); la partie qui en est la plus éloignée se désigne sous le nom S extrémité ou éle ^ueue de la racine {caudex radicis, Bose, caudex descendens, Lin.) La racine et la tige forment, comme on voit, deux corps coniques ou cylindriques, appliqués l'un contre l'autre par leurs bases, et croissant par leurs sommets; d'où il résulte né'^ cessairement que les «ramifications de ces deux organes sont en sens inverse les unes des autres ; les tiges se divisent de bas en haut (i), et les racines de haut en bas (2) : différence qui donne un moyen très-simple de les rec^naître dans£ertains cas ambigus.
Un second caractère des racines, c'est que, en exceptant quelquefois leur extrémité ou spongiole, elles ne verdissent point , lors même qu'elles sont exposées à Tair et a la lumière dont l'action tend presque toujours à verdir les tiges et les feuilles. Lorsqu'on voit la blancheur habituelle des racines, on est tenté de l'attribuer à la situation souterraine qui leur semble propre; mais les racines déa jadotbes qu'on élève ^ans des carafes transparentes ; celles qui poussent le long des tiges tles cierges ou des rbizophora; celles des plantes qui vivept dans l'eau, comme la renoncule aquatique , conservent toutes une teinte blanche et argentée , à l'exception de leur extrémité, qui est quelquefois également verdâtre, tandis qu'à côté d'elles, les tiges et les feuilles se colorent presque complè-
(1) Voj. Grcw, \\, 5, f. 5. Hajm. Term. , pi. 6, f. a. (a) Hayn. Tcrm. , pi. 9.