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CHAPITRE IV

Des Organes nutritifs des Fegétaux cellulaires.

$ i«r. Généralités.

iV.PRi8 avoir exposé les varialioDs nombreuses, mais soumises à des régies générales, que présentent les organes nutritifs; des végétaox yascnlaires, il est nécessaire de dire quelques mots sur les organes qui correspondent à ceuxci dans la classe des végétaux cellulaires. Ici nous trou* vous autant d'homogénéité dans les^ parties internes, que BOUS avons remarqué de diversités dans la classe des plantes vascnlinres, et par une compensation bizarre, les formes extérieures y sont à pcoportion plus variées que dans les grands végétaux.

Les plantes cellulaires n'ont, comoie nous f avons déjà exposé, ni vaisseaux proprement dits, ni stomates; les premiers paraissent remplacés, quant à leur emploi, et souvent quant à leur apparence, par des faisceaux de cellules alongées ; les seconds le sont probablement par des pores ÎDsensibles. La masse entière de ces plantes semble corn* posée d'une même substance qui prend diverses formes^ qni remplit diverses fonctions , sans qu'on puisse la divi* ser en organes bien distincts. Cest sous ce poînt-de-vue que plusieurs auteurs ont pensé qu'on ne pouvait BpjAlquer aux végétaux cellidaires les mêmes noms d'organes admis pour les vasculaires ; ainsi, par exemple , WiMenow

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566 OR«ANBS FOIfDAMBNTAUX.

désigne sons le nom de connus toute la partie de ces plantes qui est hors de la terre; mais ce terme me parait peu exact, puisque certains végétaux cellulaires, comme la truffe, vivent entièrement sous terre, et n'en ont pas moins un organe absolument semblable à celui qui porterait le nom de cormus dans les lycoperdons. MM. Persoon , Acharius et Lamouroux ont mieux senti ^homogénéité des parties nutritives des Végétaux cellulaires, lorsqu'ils ont désigné sous un nom commun et unique toute la partie de ces plantes qui ne sert pas à la reproduction : Persoon Fa nommée peridium , en parlant des champignons; Acharius lui a donné le nom de thallus, dans les lichens ; et Lamouroux celui àtfrons^ dans les algues. Le premier de ces termes fait trop d'allusion au rôle d'enveloppe que joue souvent cet organe unique ; le dernier signifie trop clairement que cet organe est foliacé , .ce qui n^a pas toujours lieu : je serais donc tenté d'admettre génériquement le nom de thaUus pour désigner l'ensemble des organes nutritifs des végétaux cellulaires, ou tout au-moins des algues des champignons , des lichens, et de celles des hépatiques où Tonne peut distinguer d'organes distincts.

La plupart des naturalistes, négligeant au contraire cette idée fondamentale de l'homogénéité des parties des végétaux cellulaires, ont perpétuellement décrit ces plantes comme composées de parties analogues à celles des vasculaires; mais, le vague de ces descriptions se fait sentir à chaque phrase, et tous ces termes doivent être pris plutôt pour de simples métaphores que pour des expressions réelles; ainsi, lorsque le corps d'une plante cellulaire est à-peu-près cylindrique et dressé, on lui a donné le nom de tige, et ses ramilications ont porté celui de branches;

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OftCANBS rONBAMBNTArx.' 367

lorsque ce même corps a été aplati et membraneux, on lui a donné le nom de feuille. Ce désir de rapporter les formes des cellulaires aux termes admis dans les vascu^ lâires, a jeté beaucoup de confusion dans les écrits des cryptogamistes. Pour faire sentir à-la-fois le degré d'homogénéité, de structure et de diversité dans les formes générales. que présentent les végétaux cellulaires, je vais donner rapidement la description des organes nutritifs dans chacune des familles de cette classe. Cette marche me semble la seule qu'on puisse suivre dans Tétat actuel de la science ; car nous connaissons si mal chacune de ces familles, qu'il me paraît impossible de s'élever à des générantes dignes de quelque confiance sur l'ensembie de la classe. J'émets celte opinion, tout en reconnaissant et en admirant la sagacité que quelques cryptogamistes ont récemment développée dans l'examen de ces végétaux singuliers; mais l'extrême diversité de leurs opinions tend à prouver qu'elles ont encore besoin d'être mûries par de nouvelles observations.

S 3. Des Mousses.

Les mousses sont, de toutes les plantes cellulaires, celles qui ont le plus de rapports avec les vasculaires, et elles s'éloignent même très-peu, quanta leur apparence, des lycopodes, avec lesquels on les a quelquefois confondues. La grande différence qui les sépare, sous le rapport des organes de la végétation , est purement néga* tive ; c'est que les trachées , les divers ordres de vaisseanx et les stomates manquent dans les mousses -, l'existence des trachées et des autres vaisseaux n'y est admise par aucun observateur-, mais quelques-uns ont cru apercevoir des

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3G8 ORGANBS FONDAMENTAUX.

Stomates dans la capsule des splachnum. Je conserve , je Vavoue, quelques doutes sur cette observation que )e n'ai pu vérifier; oiais tout au- moins, reste-t-il certain que les stomates manquent dans tous les organes nutritifs des mousses. La tige, les nervures, et es général les parties qui, dans les autres plantes , présentent des vaisseaux, n'oiFrent ici que des faisceaux de cellules aloi^ée; qui remplacent les vaisseaux, quant à l'apparence et probablement aussi quant à Tusage. La tige des mousses est eu général cylindrique, et lorsqu'elle parait ou comprimée^ comme dans Yhypnum schreberi, ou tétragone, comme dans la hryum tetragonum, cela est dû k ladisposidon A^ feuilles. Les tiges sont tantôt très-aiongées, comme dans hs poljtrics ou les hypnes ; tantôt très-courtes, coimne dans plusieurs yveissia^ tantôt tellement courtes, qu'elles échappent presqu'à la vue, et ne sont représeutées que par une espèce de petite bulbe d'où partent les organes floraux , comme, par exemple, dans plusieurs /7^a^(;i/i7z^ le buacbau^ mia, etc. Ces différences de grandeur sont analogues à ce que nous avons remarqué plus haut (chap. i .*', sect. i ."), en comparant ks tiges des dracœna^ par exemple, avec les bulbes des liliacées.

La tige des mousses est quelquefois parfaitement simple^ comme dans le webera pyHformis^ et alors la plante est presque toujours annuelle. Lorsqu'elle se ramifie, soit en poussant des rejets prés de sa base, soit en émettant des branches latérales ou terminales, chacune de ces pousses dénote d'ordinaire la croissance d'une année, et c'est dans ce sens qu'Hedwig leur donnait le nom. Sinnovationes. Mais le mode spécial de l'accroissement des tiges des mousses et de leurs ramifications a été peu jétudié; il

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OAGANE8 FONDAMENTAUX. 36g.

parait que Talongement de la tige ou dé la branche d^une année est déterminé par une extension qui a principalement lieu dans sa partie supérieure, et qui s'arrête a un terme fixé pour chaque espèce , à-peu-près comme dans les branches des dicotylédones; il faut la formation d'un nouveau jet pour que la tige s'alonge de nouveau : on peut ^ reconnaître assez bien ces divers jets dans les vieilles tiges de polytrics. Quant à l'accroissement en diamètre , il ne me paraît avoir lieu qu'au premier moment dudéveloppement; les tiges conservent sensibl^ent le même diamètre dans toute leur longueur et presque; dans tous les âges*

Les racines des mousses sont en général des filets déliés, de cpuleur brune y plus ou moins rameqx , qui naissent soit de la base de leur tige comme dans hs piascum (i) , et on leur donne le nom de racines primaires parce qu'elles se développent dès l'origine de la plante; soit le long de leur tige, et on leur donne alors le nom de racines secondaires parce qu'elles se développent après les premières, pendant toute la durée de la vie de la plante; on les a vues quelquefois sortir des feuilles. Elles sont surtout fréquentes chez la plupart des mousses qui vivent dans les terrains tourbeux (!2);il n'est pas rare de trouver dans les mousses de ces localités qui sont vivaces, toute la partie inférieure de la tige abondamment couverte d'un tissu Jbrun formé par une multitude innombrable de racines. Mais* persoiyoïe, à ma connaissance, n'a encore étudié avec soin ni la structure ni le mode d'absorption de ces organes. Les mousses qui vivent sur les rocbers en

(f ; Hedw. »pec. musc, pi. i, f. 3, 3 ; pi. 2, f. ly i j p].]4> f* a> 6, etc. (a) Ibid»^ pi. a , f. 5; pi. 3,, f, a; pi. 9, f. a j pi. i5, f. 5; pi. 5o, f. i;pl. 5i, f. t ; pi. 54, f. 9-

Tom9 l*^. a4

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S70 OB«ANE$ FONDAHEHTAUX.

sembleut eo fièrement dépourvues, et, comme etles ne peuvent rien tirer du roc même, il est vraisemblable que les premières radicelles développées à leur nÀissance se sont introduites dans les fissures imperceptibles des pierres, et ont ainsi servi de crampons pour fixer la jeune plante ^ tnais que, dans la suite, la plante se nourrit par l'absorption des feuilles plutôt que par celle des racines. Ce mode d'absorption , qui se retrouve dans routes les mousses, combiné avec l'apparence sèche et demi-morte que leurs racines prennent très-vite, nqe fait présumer que ces racines ne servent à l'absorption» que dans leur première jeunesse , e't persistent ensuite autour des tiges des mousses des lieux tourbeux, ûomme pour leur servir de prot^odon contre l'humidité.

Les fçuilles des mousses naissent le long^des tiges, tantôt rassemblées à leur base, tant6t ramassées en rosettes ou bourgeons terminaux, tantôt alternes on en spirale, le long des tiges, des jets et des rameaux; ces feuiUes sont presque toujours sessîles et embrassantes à leur base; elles ont la forme de petites écailles ovales ou alongées, rarement obtuses , presque toujours pointues ou acuminées 5 quelquefois prolongées en^un long cil (3) , ou comme roulées eu pointe cirrhiforme (4)« Le hryum macrocarpum (5) présente ceci de singulier , que la feuille est.enttére et se prolonge en un cil Fameux. Leur couleur est d'un beau vert ; mais quelquefois elles sont naturellement scarieuses ou transparentes à leur sommet (6); les «mes sont dépour-

(3) Hedw. slirp. crypt., pi. 6, f. 5, 6, 7, 6, 9, 10.

(4) Jbid, , pi. 9 , f. 7 et 8.

(5) Ibid., 3 ,'pL lo.

(6} /Z>irfî,3,pl. 3-, f. 3. \

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eHOAVBB rOUDAMlHTAU:!. S^l

Toes de toute nervure, et entièrement formées de tissa celkisire (7)homogène) à-peu-près arrondi; les autres présenteot vers le mSieu une nervure de longueur variaÛe , qui tantât atteint le sommet (8), tantôt s'arrête vers le mi* lieu de sa longueur (9), tantôt n'est visible qua la base(io): ces différences s'observent dans des espèces d'ailleurs trèssemblables, et tendent k démontrer le peu d'importance anatoaiique de ces nervures; elles se sont en effet formées que par des cellules alongéés qui , par leur réunion , imitent les nervures des feuilles vascidaires.

Toutes les feuilles des mousses sont continues avec la tige, et ne toad[»ent jamais d'elles-mêmes ; elles durent longtemps dessédiées à la base des tiges dans les mousses des lieux secs; mais dans celles des lieux humides, dies se détruisent par la macération, et alors, si elles n'avaient point de nervure ou n'avaient qu'une nervure faiUe^. la tige reste nue ; si, au contraire , la nervure est fone , eHe persiste sous la forme d'un poil ou d'une petite épine, après la macération du parenchyme environnant : c'est ce qu'on observe souvent dans les fontinales, les hypnes aquatiques, etc.

Les feuilles ordinaires des mousses ont ie bord , tantôt entier (11), tantôt dentelé en scie; quelquefois ces deup tekures sont tellement fines et nombreuses, que la feuille

(7) Hedw. spec. mosc, pi. 55^ f. 3 , 4» ^» 9*

(8) I6id,.,^h 55, £. i5y etsunoQtpi. 8, £. S et6. Sdrp. crjpt. , pL ai, etc.

(9) Ibid. , pi. 56 , f, 16 ; pi. 57, f. la. Stirp..crypt. , pi. ao , etc.

(10) /*ttl./pl. 66, f. i; pi. 47, f. 10, etc.

(11) Hcdw., Slirp. cr., pi. 9, f. 6,

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i'J% OBGÀlfBS FONDAMENTAUX»

parait ciliée (12}. Maïs aucune feuille adulte de mousse n'est vraimeot découpée-, cette structure ne se rencontre <}ue dans les feuilles primordiales ou radicales d'un petit nombre de mousses, telles que lephascum cohœrens{^i3)i ces feuilles sont irrégulièrement divisées en filets grêles , composés de cellules placées bout*à-bout, dont les cloisons sont visibles à la loupe, et qui ne ressemblent pas mal à des brins de conferves.

L'absorption de l'eau s'opère par les feuilles des mousses avec une singulière facilité, et lorsqu'on plonge dans ce liquide une mousse desséchée depuis long-temps^ elle y reprend la fraîcheur et l'apparence de la vie : quelques-uns ont même assuré que, semblables aux rotifères , les mousses sèches et mortes , plongées dans l'eau, peuvent y reprendre la vie; mais ce fait important ne me semble pas avoir été suffisamment démontré. Lorsqu'on ne plonge dans l'eau q«e la moitié d'une mousse sèche, la partie immergée reprend l'apparence de la vie, et la partie émei^ée reste 6èche;cefait, dont nous retrouverons des exemples dans les familles suivantes, tend i montrer que les effets de l'absorption dans Jes végétaux cellulaires sont beaucoup plus locaux que dans les plantes vasculaires. 4-u reste , il n'est pas douteux que dans l'état ordinaire de leur végétation, les mousses absorbent beaucoup d'eau par leur surface foliacée ; il est probable que c'est là leur principal moyen de nutrition, que leur vie se conserve long-temps dans un état de torpeur, et peut être ranimée par la pluie ou l'immersion : c'est ce qui arrive fréquemipent aux mousses

(la) Hedw., Sp. musc, pi. 4,'. 75 pi. 7, f. 3, 4, 10, 11, laj pi. 20, f. a , 4, Stîrp. ciypt., pi, 10, f. 6^ pi. i5. (i3) Ihid, , Sp. masc, pi. i , f. 3, 3.

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OEGÀNBS FONBÀMB'NTAUX. Zj^

▼ivaces, qui ne végètent bien que dans la saison bomide, et paraissent dessécbées en été. Jjusqn'où va cette faculté? c'est là le sujet du doute exposé plus bant.

Les feuilles qui jouent, comme on vient de le voir, un rôle si important dans les mousses, i^y mannuent presque . jamais. La seule buxbaumia aphylla en parait entièrement dépounrue(i4)> et sa végétation est un mystère particulier, au-moins dans sa jeunesse.

J'ai décrit tout4-rheure la structure ordinaire des feuiDes des mousses -, mais il arrive dans quelques espaces de cette famille uae déviation importante a leur état h^ituel:les feuilles ^nt quelquefois disposées sur deux rangs,, et au-lieu d'embrasser la tige par leur base, elles se prolongent par un de leurs côtés sur cette même tige ; c'est ce qu'on voit dans plusieurs espèces àtjissidens auxquelles OD a, d'après cette apparence, donné les noms de pennatum , à'adianthotdes, etc. Ces feuilles semblent en eflfet les folioles ou les segmens d'une feuille pennée 5 disposées d'un et d'autre côté du pétiole commun, et on serait tenté de croire qu'il en est ainsi, si l'extrémité de la tige ne se pro- longeait pas souvent en fleur ou en branche* L'iUusion^ra même quelquefois plus loin ; car il arrive des cas oà les feuilles voisines se soudent en partie ensenable par les côtés ^ et alors, si la tige ne fleurit pas, elle semble une feuille pinnatifide. On peut prendre une idée de ce pbé* Domène en examinant \t gymnostomum pennatum (i 5), et presque tous les Jissidens. Nous reviendrons sûr son importance en nous occupant des hépatiques.

Les feuilles des mousses sont aussi quelquefois suscep-

(i4) Hook et Tajl., Musc, hyb., pi. aa.

(i5} Hodw., Siirp. crypt., i, pi. 99, f. 3, 5 eta, a et h.

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S|4 OBtfANBS POHDAIIllf TIOZ.

tibles de de souder ensemble; sdors elles présentent deox pointes i leor somn^et, et si elles sont munies de nenrores, elles en offirent deux dans leur loogoeor; c'est ce qu'on observe accidentellement dans \si' gymnostomum truncatum (i6); il ^t possible que ce sdt un phénomène analogue, mais plus Constant, qui détennine dans quelques espèces une nervure double ou bifide : telles «ont le neckera hypnoïdes (17), etc.

Observons enfin, pour achever ce qui tient à la structure des organes nmritifs |des mousses, que leurs feuilles difTèrent de celles de tous les végétaux vasculaires, en ce que les cellules y sont disposées sur un seul plan, de telle sorte qu'on ne peut y distinguer des couches distinctes, et qu'on ne peut les dédoubler; ce caractère est encore pins prononcé dans celles des hépatiques qui ont des feuilles, et il tend i prouver, comme je Tai indiqué dans Part i.** de ce chapitre, que ce qu'on a appelé feuille dans ces vé* gétaux diffère beaucoup des feuilles ordinaires , et que ces organes ne sont que des expansions de la tige tout-à4ait 'homogènes avec elle. Cette assertion deviendra plus cbire eiflbre dans l'article suivant

§ 3. Bes Hépatiques.

La Structure des hépatiques est fort semblable à celle des mousses,. quant aux organes de la nutrition; mais elle présente quelques particularités qui méritent d'être mentionnées avec d'autant plus de soin, qu'elles tendent à faire comprendre l'organisation générale des végétaux celluaires. Commençons d'abord par celles des hépatiques qui

(16) Hedw., Slirp. crypt., 1, pt. 5, f. 8.

(17) Ihiâ., 3, pf. 17.

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OAOANBS F0IIDA1IBNTÀUX« Z'ji

ressemblent le pkis aux mousses, pour arriver à celles qui s'approcheDi dea Ucbeos; ear ceite famille ^ quoique peu DOHibreuse et très-Baturelle, est un véritable groupe de transition (i).

Les jongermannes, ou du-moinala plupart des espèces dftce genre, présentent de telles analogies avec les mousses^ que ks anciens botanistes les avaiait réunies avec elles. Elles offrent de même une tige cylindrique simple ou rameuse, des racines, les unes primaires , les autres secondaires, naissant quelquefois des feuilles , et le plus souvent le long de la tige, et enfin des feuilles sessiles,eaibrassant6s à leur base, persistentes, éparses ou distiques le long delà tige; tous ces organes sont,' de même que dans les mousses, composés de tissu cellulaire, sans apparence ni de trachées, ni de vaisseaux, ni de stomates. Mais les différences qu'on peut observer entre ces jongermannes et les vraies mousses, sont : i.^ que les feuilles des jongermannes sont constamment dépourvues de nervures (2), et entièrement composées de tissu cellulaire arrondi; a.* qu'elles sont plus rarement entières, souvent dentées, ou diversement découpées ou déchiquetées, surtout à leur sommet, de ma* nière à présenter des formes plus variées; quelquefois elles sont toutes divisées en filets ou lanières menues , formées de cellules sur une rangée simple, et fort semblaMes aux feuilles primordiales des phascum (3); 3.* on trouve son^ vent à la base des vraies feuilles des jongermannes (4)

(i) Les aranëides, moitié munies de poumons et moitié de tcachées y jouent le même rôle dans le régne animal. {%) Hedw.y Theor. retr.,pl. 19.

(3) Hook; Jungerm.y pi. 7.

(4) /Wrf.,pl. X, 5, etc.

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376 O&eAIfBt >01fDÀIfBlfTÀVX.

des appendices foUacés, tantôt soudés par le c6té avec la feuille, tantôt distincts d'elle; ces appendices, qui manquent dans les mousses et dans plusieurs hépatiques > ont été nommés stipules par une analogie vague avec les stipules des dicotylédones; ces stipules ne diffèrent des vraies feuilles que parce qu'elles sont plus petites, et souvent disposéo» un peu différemment : ce sont, à proprement parler, des feuilles accessoires.

Si maintenant nous examinons celles des jongermannes qui commencent à s'écarter des mousses^ nous en trouverons quelques-unes qui, analogues wxl fissidens , ont les feuilles disposées sur deux rangs, peu ou point embrassantes , et prolongiées parle côté sur la tige ; telles sont les jungermannia sphœrocarpa (5) et capitata (6), et alors la tige, quand elle ne porte point de fleurs, semble un pétiole garni de segmens distiques. Allons pbs loin, et nous trouverons des espèces où ces feuilles sont soudées ensemble sur les deux côtés de la tige, de manière à y former un limbe foliacé, tantôt denté ou interrompu quand les feuilles sont incomplètement soudées (7), tantôt continu (8) quand elles le sont complètement

Lorsque ce phénomène a lien dans des plantes munies de stipules, celles-ci se trouvent à leur place ordinaire, et forment des espèces d'écaillés foliacées le long de la tige, ou, pour parler selon les apparences, le long de la côte moyenne de la feuille formée par la soudure des vraies feuilles avec la tige; c'est ce qu'on voit dans le junger-

(5) Hook, jQDgerm.y pi. 74.

(6) /Wd.,pl. 80.

(7) /W<i.,pl.8a.83, 84.

(8) Ibid,, pi. 78, 73, 55, 56 j Hcilw., Thcor.reU., pi. 20, 21.

DigitEed

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OEGANSS FONDAMBNTAVX. 377

mannia iyel/ii (g). Dans ces divers cas, la tige est bien visible et représentée par la côte moyenne de Torgane foUacé qui forme tonte la plante: quelquefois il arrive que cette^côte est à peine distincte du reste du tissu , et alors la plante offre l'apparence d'une expansion foliacée, appliquée sur le sol, et y poussant des racines ou des crampons-, ainsi, en suivant les formes Axx jungermannia epiphylla (10), puis du jungermannia pingids (il), on^ arrive par des nuances presqu'insensibles aux anthoceros (i a)> aux mar^ chtmtia.{i'i) , et aux riccia (14)9 <lftQS lesquels on n'aperçoit plus qu'un disque foliacé qui représente à-la-fois la tige et les feuilles, et qui émet d'un côté les racines, et de l'autre les oi^anes de la reproduction : c'est cet organ« foliacé, qui n'est ni tige , ni feuilles, ou qui est à-la-fois l'uà et l'autre, qu'on désigne sous le nom de/rons.

Ainsi, rhistoire des hépatiques tend à démontrer, que si par des naotifs de commodité et d'analogie apparente, on a décrit dans ces plantes des tiges et des feuilles, ces organes sont loin d'être distincts comme dans les végétaux tasculaires, et que la masse des végétaux cellulaires, en apparence^ les pins composés, offre encore une grande homogénéité.

Les lichens sont encore plus remarquables que les hépa* tiques par la réunion de ces deux circonstances, en appa-

(0) Hook^ Jougerm. » pl> 77, f. a, 3, 4*

(10) Ibid., pi. 47-

(11) /iid[., pi. 46.

(la) Hedw. Theor. relr. , pi. 3o.

(i3) Ibid., pi. 23.

(i4) /Wrf.,pl.3i.

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37^ OBGAVES FONDAHIlfTAUX.

rence contradictoîres ^ la variété prodigieuse des formes des diverses espèces , et rhomogéoéité du tissa de cha* cnoe d'elles. Panni les licbeos, les uns ofiCreot des expansions planes, vertes , d'apparence foliacée, et trèsanalogue à la structure des riccia et des antloceros : tels sont les lobaria, etc.; d'autres ont la substance entière gébtineuse, et s'approchent ainsi des algues et des tremelles. Il en est d'autres, et en grand nombre, qui ont la forme de tiges cylindriques plus ou moins branchnes, quelquefois même chargées de petites expansions planes, et d'apparence foliacée. Enfin, toutes ces différenf es formes sont, dans plusieurs espèces, réduites à des dimensioDs tellement petites, que la totalité de la plante (si l'on en excepte les organes fructifieateurs) ne forme qu'une croûte composée, soit d'écaillés foliacées (comme dans les squame maria on les pateiiana) ^ soit de petites tiges très-serrées (comme dans ïisidium)^ soit, ce qui est ïe dernier terme, d'une matière grenue ou pulvérulente, qu'on peut considérer comme un amas d'écaillés indistinctes , ou de troncs imperceptibles, ainsi que cela a lieu dans les kpra ou les coniocarpon. Au milieu de toutes ces variations, dont le détail serait déplacé dans cet ouvrage, la substapce interne ne présente qu'une masse de tissu cellulaire à cellules arrondies ou alongées, ordinairement petites, et serrées les unes contre les autres. Le caractère physido^ gique le plus remarquable de ce tissu, c'est que, lorsqu'on le déchire, sa substance interne verdit légèrement par l'exposition à l'air ou à la lumière. Ce petit phénomène est surtout très-remarquabje dans les espèces dont la croûte adhère aux rochers. ^ En général, le tissu des lichens est formé de cellules

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OBOAIfBS FONDAIISNTAUX. 379

aloDgées dans les parties qui imitent des tiges ou des brancheSi et de cellules arrondies dans celles qui inûtent des expansions foliacées.

La sur&ce présente des différences notables : tantôt elle est entièrement unie , tantôt elle est chargée de poils ou de dis trés«variés; quelquefois elle se prolonge en crampois ou racines qui serrent sûrement à fixer la plante sur sa base, et peu^éu^e à pomper la nourriture. C'est snrtout'dans le ^eurtpsora que ces appendices paraissent être de yraies racines implantées dans le sol , et servant à*la-ibi8 k fixer et à nourrir la plante : dans la plupart des espèces qui Tivent sur les rochers et les arbres, il n'y a ni crampons , ni racines , et la plante est collée sur la 8ur£EM:é qui la porte par le moyen d'un petit disque ou épatement de sa base. Cet épatement adhère aux rocs d'une manière très-intime, et semble y être comme in* crusté : |e présume qu'une exsudation de la base du h'chen disaout un peu la pierre, et se combine arec elle pour opérer cette espèce de soudure : c'est aussi par cette mèflie hypothèse (analogue Ji ce qui a lieu dans les yers mous qui percent les»rochers) que s'opère^ à ce que fe présuoït, le phénomène offert par certains lichens, qui s'enfoncent dans les pierres calcaires , . à mesure qu'ils avancent en âge-, tels sont, par exemple, le ^errucdria rupestris (i), ete.

Les thattus des lichens sont tantôt (2) semblables à euxmêmes, sur toute leur surface; c'est ce qui arrive lorsqu'ils sont dressés, et également exposés en tous sens ï l'air et - ' - - • '

(1) Schrad, Spicîl., t. a, f. 7.

(a) DC. , FI. fr., éd. 3 , t. 2 , p. 3ai , Frics , Syst. orb. Tcg., i, p. 227.

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380 0B6ANBS FONDAlffiNTAUX.

à la lumière; ils oDt alors plus particulièrement Tappa* rence d'une tige cylindrique, comme dans les usnea, les cladoma, etc/, OU comprimée, comme dans \t%physcia et certains roccella. Ailleurs , les deux surfaces des thallus sont dissemblables ; c'est ce qui arrive dans ceux qui sont en forme de feuilles ou d'écaiUes , et dans une situation horizontale; la surface supérieure, exposée à l'action de l'air et de la lumière ^ est plus ferme, plus dure, plus coloré, et joue pour ainsi dir« le rôle d'écorce : la surface inférieure est plus molle, plus tendre, plus pâle, et porte plus fréquemment des poils ou des crampons; c'eA aussi par cette surface que s'opère le plus ordinairement l'absorption de Teau. Ce liquide pénètre dans tout le thallus lorsqu'une partie de celui-ci est plongée dans l'eau, et on peut dans plusieurs cas suivre ^a trace au moyen de l'absorption des liqueurs colorées.

L'une des circonstances qui, d'après M. Fries (3), parait modifier le plus puissamment la végétation des lichens, est que celle-ci est fréquen^ment interrompue par les alternatives atmosphériques; suspendue pendant les sécheresses, elle reprend son activité dans les temps humides. Il résulte de ces interruptions fréquentes, que l0ur vie peut se prolonger beaucoup, et qu'on trouve fréquemment dans un même lichen des parties qui sont comme mortes, et d'autres qui continuent à végéter. Lorsque la végétation se renouvelle dans des circonstances très-différentes de celles où la vie du même individu avait commencé, il peut prendre un développement très -différent du premier, et c'est ce qui explique l'existence de ces

(3) Sysl. orb. veg. i , p. aa4.

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ORGANES FONDAMBIfTAUX. 38l .

téchantilloDS, si différeos d'eux-mêmes daus diverses parties do tballas, qui ont été produites à diverses époques de végétation (4); ces échantillons tendent à prouver que des Uchens qu'on croyait d'espèce ou même de genre différens, ne sont en réalité que des états différens d'une même espèce (5).

Ces interruptions de la vie des lichens, sont liées avec leur longévité, qui paraît beaucoup plus grande qu'on ne pourrait l'attendre de plantes aussi cbétives ; ainsi , M. Yaucher observe depuis quarante- cinq ans un même individu de lobaria pulmonaria , attaché à la même place du même arbre.

La couleur des mêmes individus varie fréquemment, selon le degré de l'humidité atmosphérique : elle devient t>rdinairement verte quand le tissu est fort humecté, et colorée en blanc, gris, noir, jaune , ou rouge-orangé quand le tissu est sec. J'ai remarqué que tous les lichens verts 00 susceptibles de verdir sous l'eau, dégagent du- gaz oxigène aii soleil, tandis que ce phénomène n'a pas lieu dans les espèces qui ne sont ni vertes , ni susceptibles de ▼erdir sous l'eau.

J 5. Des Champignons.

Les champignons , considérés sous le point-de-vue qui nous occupe ici, ne présentent absolument que des cellules tantôt arrondies , tantôt alongées sous forme de filets creux, et qui semblent être des fibres,' tantôt serrées entre elles, de manière à former un corps compact, tantôt plus ou

(4) Voyci le frontispice de i'ouvrage de M. A.-F.-W. Meyer, intitulé : Neberutunden meiner Beschœgtigungen im Gebiete der Pflanxenkunde. Gœttingen i8a5.

(5; Conf. Mcjer, Wallrolh , Fries.

58s OBOAHBS FOKDiMBHTAVX.

moins séparées, presque toujours disposées en masse et sans aucun ordre apparent. CespkntessinguUéres n'of&ent jamais ni stomates, ni vaisseaux d'auoune espèce; leur subsunce entière ne se compose que d'une masse assez homogène, et dans kquette il est impossible de distingua les parties des grands végétaux : aussi ^ lorsqu'on a voulu se livrer à ce genre de comparuson, on y a vu à»peu*près ce qu^on a vovdu; ainsi les uns, faisant allusion à b couleur et à Tapparence générale, ont comparé les champigaonà aux racines des plantes ; d'autres, jQrappés de la forme caulescente des clavaires (i) et de quelqoes-aotres, leur ont donné le nom de tiges-, ceux-ci, frappés de l'apparenoe des uredo (a), les ont comparés au poUen des végétaux phanérogames; et ceux-là, embarrassés par la forme àts^enneum{Z)^ les ont assimilés aux poils des plautes ordinaires.

La consistaifce des champigncms est très-variable, ou molle, ou très-dure, ou gélatineuse, ou chainue, ou coriace, mais n'offrant jamais Fétatde siccké faabitueUe des lichens , ni la mollesse herbacée des algues. Leur couleur varie aussi beaucoup , et offre même quelquefois des teintes très-vives; mais elle n'est jamais verte , ou , tout au moins, si qu^es teintes verdâtres s'y font apercevoir , elles paraissent tenir à un tout autre principe que la verdeur ordinaire des feuilles. Aucun champion ne vit dan$ l'eau (4); presque tous végètent à l'air, quelqœs-uns sous

(i) B«H., Cbftmp., pi. 4^, etc.

(a) Banks, Aon. bot., toI. li, pi. 3.

(3) Bail., Champ., pL 5i4, f. la.

(4) La peziza aqitaUca parak croître à l'air, cl ^e xeoourerle par Peau pendant sa v<?g^tatîon.

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terre ou cachés dans les autres végétaux virans. Quoiqui^ plu^enrs croissent à l'obscurité, la lumière parait néces* saire à leur développement comj^t.

La {partie du champignon qui ne sert pas à la reproduc* tion (et qu'on a appelée ou thaUus^ comme dans ks lichens , ou connus^ on perîdium^ on ^/mma), paraît, quant à sa masse , d'autant moins développée^ que les oi^auea fructifères le sont davantage; ainsi, dans les uredo et les puccinga (5) , la plante entière paraît être réduite aux or» ganes fructifères; dans les agarics, les bolets ou les da* vaires, la partie reproductive n'occupe qu'unç porttoa déterminée de la plante, et la partie qui sert à la nntr^on y est beaucoup plus visible.' L'absorption des sncs nomniciers s'opère, dans les champignons, par une place déterw minée qui leur sert de base : cette base produit quelquefois des fibrilles radicales, soit enfoncées en terre, soit.étalées à la surface ; ailleurs, elle est simplement fichée dans la terre -ou le bois pourri , en y adhérant par de pedts poils imperceptibles ou par une juxta-position intime. On peut, dans plusieurs espèces à végétation rapide, faire pénétrer de l'eau colorée dans le champignon, et Ton voit alors qu'elle y arrive par la base, et suit les cellules abngées ou leurs méats intercellulaires.

 leur naissance, les champignons sortent le pins souvent d'une espèce de tégument clos et membraneux qui les enveloppe et qu'on nomme voile ^ ils sont toujoups arrondis, quelle que soit la forme qu'ils doivent prendre dans la suite ; le mode de leur développement n'a pas encore été étudié d'une manière bien complète : dans plusieurs, tels

(5) PI. 60, f. 2, 3, 4.

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384 ORGANES FONDAMBIITAUX.

que les agarics , la partie supérieure , qu'on nomme le cka^ peau^ parait développée avant rinférieure, qu'on a comparée à une tige ou à un pédoncule; l'inverse semble avoir Ûeu dans les clavaires qui paraissent croître de bas en haut. Plusieurs des champignons à expansions horizontales enveloppent dans leur développement les corps inertes qu'ils rencontrent ; c'est ainsi qu'on trouve des brins d'herbes ou de bois enchâssés dans le tissu des champignons horizontaux (6) : la masse végétante est arrêtée dans son développement par le plus léger obstacle, et se resoude au^là avec la plus grande facilité, vu que son homogénéité est complète ; on voit aussi fréquemment des pieds de champignons soudés les uns avec les autres (7). Preuve de plus que la soudure doit être bien distinguée delà greffe.

Les parties les plus molles des champignons sont trèssusceptibles de former des lacunes par la rupture des cellules, comme dans les végétaux vasculaires : c'est ainsi que plusieurs espèces d'agarics et de bolets ont le pédicule plein dans leur jeunesse et creux dans un âge avancé (8).

La partie ext^ieure du champignon est souvent assez distincte du reste du tissu, et séparable comme une peau ou une écorce, avec peu ou point de déchirement Cette peau porte fréquemment de véritables poils (9) ou des écailles produites par des lambeaux de pellicules en partie détachées (10).

Quant aux formes générales des champignons, le peu

(6} BaU., Hecb. franc., pi. 48a, 459, 4o9. (7) /Aid. , pi. a54.

(8j /iirf.,pl. ,8a, 566.

(9) Ibid., pi. 4,0, 3i6, 493, etc.

(10) Ibid.yipï. 19, 3n,elc. ,

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aAGAIfBS F0]fDÀIl£5TÀUX. SSfr

que je puis en ibre d'après le A:«iJre decei ouvrage est trop iDtioeoieDt lié a^ec les ocgaoea reptoàucieurs, pour que je ne sois pas forcé de le reavoyer au livre soiram. S 6. Dci Algues.

De toutes les fâmîlîes de la classe des cellulaires , il n'eo est aucune où les caractères géDérau:x soient plus facile» à saisir que daus celle-ci ; la transpareoce plus habituelle de leur tissu rend leur observation plus facile, et leur séJQur liabituel dans Veau permet de les observer sous le u^cioscope, pour ainsi dire dans leur état naturel.

Les algues sont des expansions tantôt filiformes, UaAàt foUacées, quelquefois mélangées de ces deux état^^ mais, d^une Yiature intime absolument homogène^ leur surface ne présente jamais de stomates; et comme elle exhale du gaz oxigéne par Faction de la lumière à la manière des autres plantes, on peut croire que les stomates ne servent pas à cet emploi. Le tissu des algues est entièrement formé de cellules closes, tantôt arrondies, ce qui constitue les limbes foliacés, tantôt plus ou moins alongées^ ce qui forme les apparences de tiges, de racines et de nervures (i). Plusieurs d'entre elles présentent, dans Tintérieur de leur tissu, des lacunes, soit cavités aériennes , c'est ce qui est surtout très- visible dans les c^ara (2), quc^ Ton peut joindre provisoirement à cette famille.

L'homogénéité de leur nature a été sentie par tous ceux qui les ont étudiées, etjaussi on a donné à la masse qui les composent les noms de/rons ou detAaUus^ ce n*est que par abréviation que, quelquefois, dans les descrjptipQs de .

(i) Voy. pL 3|f. 5y/iy ^» c.

(9) Amici, Ossenr. , f. la.

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