‹ Cours de botaniqueChapitre 46 sur 63 · Tome /«r. ^ a · texte numérisé non relu

Tome /«r. ^ a

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5S6 OnfiAJVKS FOJIDAUBIfTAVX.

focus, on fMurie de tîgfs, de fettSles ou de racines, pour àésigaer dos portioBS du ÛMm qui oAt- ces diverses appareocea.

Oo retrouve des preuves de celte homogéoéîté en observant leur manière de vivre; tous les points du thallus des algues paraissent à*peu-près également doués de fa? cuttés nutritives; ils absorbent tous l'eau qui se trouve en contact avec eux^ exhalent tous do gazoxigène, maisparoissent vivre d'une manière presque indépendante, et ne transmettre des sucs au reste du tissu qu'avec difficulté, et pent-étre n'en transmettent point du tout. Ainsi, quand on met un fucus ou une ulve tremper à moitié dans l'eau , la partie immergée reste fraîche, et la partie émergée se flétrit et se dessèche : phénomène remarquable, qui peut tenir, ou à ce qu'il n'y a pas transmission de sucs d*une partie à l'autre, ou à ce que l'évaporationest trop active dans les parties exposées à Tâor, pour que les autres puissent y suppléer*

Le thallus des algues présente des degrés de consistance Urès-distincts , et qui ont servi de base à MM. Lamouroux et Fries pour leur classification; les unes , comme les fucacées, sont coriaces et de couleur olivâtre; les autres, comme tes floridées, sont cartilagineuses et plus ou moins roses. U en est de tout-à-fait membraneuses, comme les ulvacées, et de gélatineuses ou demi-gélatmeuses,conmie le^ batrachospermées.

Les algues sont presque toutes (3), au-moins dans leur jeunesse, fixées sur les parties solides qui forment le fond ouf le bord des eaux, ou qui flottent elles-mêmes dans leur

(3) Les zygnémes et les hydrodydîons soat 4ibres dès leof jeanesse , d'après M. Vaucher.

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seÎD. Tantôt elles y sont attachées, comme, par exemple, le fucus vesiculostts, par un petit épatement de leur base qai se colle aux corps solides , sans qu'on connaisse bien le mëcam'sme de cette adhérence. Tantôt elles s'accrochent aux parties saillantes et angulaires par des espèces de crampons radiciformes, par exemple dans lejiicus sac" clarinus (4)« Cette dernière organisation a surtout lieu dans les grandes espèces, fort exposées à être détachées • de leur base par le choc des flots de la mer. Mais ces cram* pons ne jouissent, quant à l'absorption des sucs, d'aucune propriété qui ne soit commune à tou t le tissu.

Les parties foliacées des algues sont souvent traversées par des nervures semblables, en apparence, à celles des feuilles ordinaires, et souvent pennées comme elles, mais uniquement composées de lissu cellulaire alongé. Souvent aussi, ces expansions foliacées sont totalement dépourvues de nervures, comme on le voit dans les ulves. Il en est qui semblent n'être que des cellules isolées pleines de suc ; tel est. en particulier le/To/^ococcztf nivalisy ou cette singulière production (5) qui croît sur la neige du pôle et des Alpes (6), et la colore en rouge.

Les algues sont souvent composées, comme la plupart des végétaux de leur classe, d'un grand nombre de cellules

f4^ Gm«l. fac. , pi. 27, a8.

(5) Baner philos, trans. 1820.

(6) Je mé suis assure , par la comparaison microscopique de

la neige rouge du pôle , rapportée par Pexpédition du capitaine

Parry, et de celle des Alpes, qui m'a été communiquée par

M. Pescluer , que ces deux matières sont identiques ^ mais il

arrive souveot , dans les Alpes , que l*on confond arec le proto^

coccus des dépôts rongeâtres formés par ^es débris T^étaax on

aniinanx.

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588 ORGANES POlfDAVENTAVX..

entassées qui forment un tissu épais. On peut même distinguer, dans les floridées el plusieurs fucacées, une sorte d'éçorce formée de tissu cellulaire arrondi, distincte du centre qui est formé d*un tissu cellulaire, ou alongé» ou plus compact, et qui a Tapparence ^'un corps ligneux. Quelquefois les cellules sont toutes disposées sur un seul rang, d'où résulte tantôt une lame foliacée, trés-minceet vraiment membraniforme, comme celle des ul ves; tantôt des filets tr^s-grêles, tous formés de cellules placées bout-âbout, comme dans certaines conferves.

On a souvent parlé des conferves dans les ouvrages de botanique, comme formées de filets articulés : il importe de noter ici que ce nom est inexact, et aurait dû être rem- ^ placé par celui de cloisonné. Il n'y a en effet dans ces plantes aucune solution de continuité; mais elles offrent des sortes de cloisons transversales , déterminées par diverses causes-, ainsi, i.* si le filet est formé par une simple série de cellules , peut-être renfermées dans une gaine ou éiui membraneux (7), les cloisons qui les séparent sont visibles à l'œil à cause de h transparence du tissu, et forment ce qu'on a faussement nommé des articulations; 2.* il arrive, dans quelques espèces, que plusieurs cellules de même longueur sont placées côte à côte, et la réunion de leurs cloisons extrêmes, vue collectivement, détermine

(7) Il est quelqii£ cas oà ce fourreau membraneux est asses -visible. Aiaû, lorsqu^oa met sous le microscope des fragmens Tivans du ceramium casuatinœfolium, on Toit de temps en temps des cellules internes , qui renferment la liqueur colorante rouge , *8e contracter^ sans que le fourreau la suive ; d^ou résulte que le filet qui éuit d^abord rouge dans tout son diamètre, ne Test plus que dans son axe , et les bords restent transparens et décolores.

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OBGAlfBS FOXIDAMBlfTAUX. * 389

la même apparence; 3.* j'ai vu aussi de prétendus filets articulés qui étaient composés de ceDules alternativement trés-Ioogues et très-courtes; les cellules courtes, vues à de faibles grossissemens j semblaient des cloisons. Il serait facile de multiplier ces exemples : ceux-ci suffiront pour montrer que ces filets ne sont point vraiment articulés, et que leurs apparences sont dues à des causes trés:diverses.

Le genre bydrodyction.(8) est trés-remarquable par sa structure anatomique : il offre un sac en forme de réseau , composé de mailles pentagopes; à un certain âge, les cinq petits filets qui, par leur réunion, formaient une maille, se désunissent, et chacun d'eux devient un sac semblable à celui dont il faisait patie, et composé de même de mailles pentagones. Cet exemple tend à confirmer Topinion de ceux qui pensent que le tissu cellulaire se développe par le gonflement des globules ou grains renfermés dans son intérieur, et qui ne seraient eux-mêmes que des rudimens de cellules.

Les algues paraissent être très-évideounent la famille végétale dont la structure s'approche le plus de celle des . animaux. Plusieurs genres ont des formes tellement singulières, qu'on ne les classe dans l'un ou l'autre règne que par des considérations physiologiques, et non par des caractères organographiques : ainsi les oscillatoires et les zignêmes diffèrent à peine par leur manière de vivre et par leurs formes (g); les premières, qui offrent dfes traces évidentes d'un mouvement probablement spontané, sont

(8) Yauch. conf. ^ pi. 9.

(9) Les oscillatoires sont Tcrtes comme les zjgnémcs , et dégagent du gaz ozîgéne au soleil; elles ne se distinguent , qnanl à la foTUie, que par rtstr^mc rapprochement de leurs cloisoas.

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SgO OBGATIBS FOlfDAHEN TAOX.

rejetées dans le régne aaimal, tandis que les secondes, oà Ton n^a point observé de mouyemens, sont considérées comme des végétaox.

Parmi ces genres dontenx, il hni encore citer les noslochs (lo), les diatomes (i i), et en général tontes les diatomées de Fries, qu'on a contame de classer parmi les végétaux, et les éponges, qu'on a f usage de classer parmi les aniniauz; mais on s'est déterminé, dans ces divers cas, par des motifs légers, et l'on ne peut nier que, dans ces exemples et plusieurs autres analogues, la limite des deux règnes ne soit très-difficile à établir. J'ai traité ce sujet d'une manière générale dans l'introduction de h. Théorie élémentaire^ et quoique, dès-lors, il ait été publié plusieurs faits qui tendent à accroître les doutes, je ne vois pas encore de motifs pour modifier les opinions que j'exposais alors. Un jour, peut-être, je reprendrai ce sujet difficile , et qui l'est d'autant plus , qu'on a plus observé et plus réfléchi : phénomène bizarre , et dont les sciences physiques et morales offrent cependant bon nombre d'exemples.

(10) Vauch. conf. , pL i6.

(11) Lyngbye bydr., pi. 6i, f. B. C. D* E.

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OBGAlfBS BBPBODVCT£UR&. Sgi

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