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(3) Ha/ae, Term. bot., pi. aa, f. a.
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OBCAKES B£PBODVGT£UBS. 5^9
orâinaires, et que la longueur de leurs entre-oœttds est bien marquée (3) j oo se contente^ pour décrire riufloresceuce de ces plantes et de toutes celles qui leur ressemblent sous ce rapport, on se contente de dire que leurs pédi* celles sont axillaires et solitaires. Coadme le développe* ment des feuilles et de tous les organes de ces plantes va du bas de la tige vers le sommet, on remarque que les fleurs inférieures se développent les premières, et que l'épanouissei^nt se continue de bas en haut# Or, ce qui s'observe si clairement sur ces végétaux à pédicelies axillaires | nous allons. le retrouver avec des nuances plus ou moins prononcées dans toutes les plantes dont Finflorescence n'est pas terminale.
U arrive ordinairement, et surtout dans les tiges dressées, que les feuilles supérieures, même quand 'elles ne portent point de fleurs, sont plus petites, et ont leurs entre-nceuds plus courts que les feuilles, inférieures, ce qui tient à ce qu'elles se développent plus tard, et reçoivent moins de nourriture. Ce double effet est fort augmenté, ai ces mêmes feuilles supérieures portent une fleur à leur aisselle, probablement parce que cette fleur attire à elle une partie de la nourriture qui sans cela eût été employée, on à &ire grandir la feuille, ou à alonger Fentre-nœud; dans ce cas , on donne à la feuille le nom de feuille florale ou de bractée, et la sommité de la tige ou de la branche, ainsi organisée, seçoit le nom de grappe ou et épi termi^ nal (4) ; elle semble en effet terminer la tige; mais elle n'est formée que de fleurs axillaires, et la tige ne cesse de
(3) Ces drcoostances sont plus fréquentes dans les plantes à tige couchée et rampante que dans ceDes a tige dressée.
(4) DG.> FL, pi. 8, p. z, f. 6. Turp. Icon., pi. i4» f. 9«t lo.
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liOO OR€AIfES BBPBODUCTBITBf.
S;* prolonger que par répuiaeinent qu'elle éprouve à âére* lopper les fleurs et a nourrir les graines; 'elle se lermio^ alors en pointe psur l'avortement sifflaiiané des fleurs el des bractées. Chacun sait que par une nourriture aboU' dante on peut faire aloneer ces branches au-dela demeura dimensions ordinaires, en leur conservant leur appareace: quelquefois elles se prolongent naturelleoient d'une manière insolite. Ainsi dans l'ananas (5) et reueoBMs(6),I'aj[e de la tige se prolonge au sommet , et il cesse déporter des fleurs ; alors les feuilles qui étaient petites et membraneuses, là où elles avaient des fleurs aïiUaires, deviennent grandes et vraiment foliacées là on elles n'en ont point : c'est ce qui forme la bouppe ou couronne qui surmonte Fcpi de l'ananas ou la grappe de reucomis.Un phénotnène analogue se retrouve dans les callistemon(*j)^ et quelques autres myrtacées de Ja Nouvelle-Hollande ; l'axe de l'épi se prolonge au sommet, et forme de nou vean, au-dessus del'inflorescence, une véritable branche feuiilée:ce phénomène arrive aussi accidentellement dims quelques cènes, dont Vaxe se prolonge en branche feuillée (8). Il est, quant i l'inflorescence, le pendant de ce qui se passe dans la fleur lorsque son axe se prolonge , comme nous Pavons vu plus haut.
On peut rapprocher de ces faits celui qui se passe dans Ykoya camosa (g), quoiqu'il soit relatif au prolongement du pédoncule, et non à celui de la tige elle-même; le pédoncule
(5) BUckw., Horb., pi. 667, 568. »
(6) Lom. iUiifttr., pi. aSQi son* le nom àt^hoêUma,
(7) Bot. mag., pi. a6oi, i8at, a6o, i76r.
(8) PI. 3«, f. 3.
(9>PI.9,f.3.
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ORGANES BBPBODUCTBUR8; l^Ot
OU rameau floral naît de Taisselle des feuilles; il porte la première année une espèce d'ombelle, composée de pédi' celles qui se développent à l'aisselle de très-petites bractées; ces pédicelles tombent après la fleuraison en se désarticulant, et le pédoncule persiste plusieurs années; à chaque époque de fleuraison, il se prolonge un peu par son extrémité, et finit par porter des traces de toutes les fleuraisons successives, rangées comme le seraient les débris d'une grappe de la même année. On voit, pi. 9, fig. 3, l'état du pédoncule à sa première^année, et à la fig, 4 9 son apparence à la cinquième ou sixième année. Ce fait est remarquable en ce qu'il offre le seul exemple que je connaisse d'un pédonculequi persiste etfleiuril plusieurs annéea de suite.
Il y a en réalité si peu de différence entre les fleurs diteâ en grappes ou en épi , et celles dites à pédicelles axillaires, qu'il n'est pas rare de trouver des tiges ou des branches qui réunissent ces deux états ; ainsi, dans plusieurs digiules, et dans une foule d'autres plantes, on trouve des fleurs infécieures solitaires à l'aisselle de feuilles grandes et assez écartées, tandis que les supérieures sont à l'aisselle de bractées petites et rapprochées. Les botanistes descripteurs ont coutume de désigner cet état intermédiaire par les périphrases de grappe ou d^épi interrompus à la base, ou feuilles vers la base. Dans une foule de cas, on voit les fleurs inférieures solitaires à l'aisselle des feuilles, puis celles-ci diminuer peu-à-peu, se rapprocher, et les fleurs forment alors une vraie grappe. Toute la différence entre ce cas et celui des grappes ordipaires, c'est que, tantôt la transformation des feuilles florales en bractées a lieu subitement dès la première qui porte une fleur à son