‹ Cours de botaniqueChapitre 51 sur 63 · Tome /•*•. a · texte numérisé non relu

Tome /•*•. a

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tisseUe^ tiot6t elle d'b liea qae gradoeOemeot , à mesare qu'elles approchent da sommet.

Si maiotenant, au-IIeu d'étudier la formation de la grappe dans une tige simple,* nous examinons ce qui se passe dans les branches d'une tige rameuse , nous trouverons évidemment que chacune d'elles pourra présenter le même phénomène , et comme les branches naissent à l'aisseDe des feuilles , il se formera ainsi des grappes axillaires.Ces sortes de grappes ne sont donc que des branches florales; tantôt elles portent encore à leur base un certain nombre de feuilles qui, n'ayant point de fleurs i leur aisselle » conservent leurs formes naturelles, et alors on les considère comme autant de grappes distinctes : on se contente de dire que la plante en porte plusieurs; tantôt elles ont dès la base Ipurs feuilles munies de fleurs et changées en bractées, de sorte que la grappe axillaire est sans feuilles proprement dites ; alors on considère l'ensemble comme une seule inflorescence, et l'on lai donne le nom de grappe composée. Ainsi, toutes les grappes qui naissent de l'aisselle des feuilles, ne différent des grappes terminales^ que parce qu'elles sont placées au sommet d'une branche, au-lieu de l'être au sommet d'une tige. Les fleurs y naissent àl'aisselle des bractées ou feuilles florales, et la branche en masse k Vaisselle d'une feuille*

Tout ce que je viens de dire en prenant la grappe pour exemple, est applicable, avec delégères nuances, aux diver* ses sortes d'inflorescences indéfinies que nous devons maintenant passer rapidement en revue, savoir : l'épi, la grappe, l'ombelle, le capitule, et les variétés de chacune d'elles.

lO, On donne le nom d*^/(spica) à celles des inflorescences indéfinies ou les fleurs naissent à Faisselle des

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feuilles, soit sessiles, soit portées sur un pédicelle peu visible, comme, par exemple, dans le plantain (lo). La limite entre Fépi et la grappe est fort incertaine, vu qu'elle ne repose que sur une apparence. En effet, ^ pédicelle existe toujours, et sa longueur seule est variable : aussi n'est-il pas rare de trouver des inflorescences qui sont grappes dans le bas et épis dans le haut, ou bien qui sont épis dans leur jeunesse et deviennent grappes dans un âge avancé. Lorsque plusieurs branches florales ont des fleurs en épi, et qu'elles sont assez rapprochées les unes des autres pour paraître former un seul ensemble d'inflorescence, on donne à cet ensemble le nom S épi rameuxy comme, par exemple, dans le stadce spicata^ une variété de piantago îanceolata, etc.

On a désigné sous le nom particulier de chaton (amentum, julus) certains épis qui offrent ceci de remarquable, qu'a* prés la fleuraison s'il s'agit de fleurs mâles, ou la fructifia cation s'il s'agit de fleurs femelles, l'axe de l'épi se dessèche et se désarticule à sa base; telles sont las inflorescences mâles des coudriers, des chênes , etc., et celles des deux sexes des saules (i i). La différence du chaton à l'épi est moins prononcée en réalité qu'elle ne l'est en apparence, et il est fréqaait, par exemple, que dans la même espèce de saule les fleurs mâles soient en chaton ou épi caduc, et les femelles en épi permanent Ce caractère ne tient pas essentiellement à l'inflorescence, et se cotnpose d'un mélange d'idées physiologiques et anatomiques. Il y a dea chatons dont les fleurs sont légèrement pédicellées, et qui

(10) Turpin, Iconogr., pi. 14, f. 7.

(11) ibid, , f, I. Hayne, Term. bot., pi. 36, f. i.

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se rapprochent des grappes. Oo trouve dans les pins J[ 12) des chatons ramenx, c'est-à-dîre , formés d'une branche centrale et de plusieurs branches latérales.

On don|^ le nom de cône (conus, strobilus) aux épis femelles des conifères qui sont munis de bractées trèsgrandes, ou susceptibles de grandir après la flèuraison, et qui semblent ainsi quelquefois former un tout unique. Les épis femelles du houblon sont des espèces de cônes à bractées membraneuses.

Les fleurs de presque toutes les graminées sont alternes et serrées le long d*un axe, àla base duquel se. trouvent une ou plus souvent deux bractées particulières qu'on appelle glumes; on donne à cet ensemble le nom A^épîilet (spicula, locuste), et comme ces épillets se retrouvent dans presque toutes les graminées, on a coutume de dire que les fleurs sont en épi quand les épillets sont en épi (i3), comme dans le froment, et qu'elles sont en panicule quand les épillets sont en panicule , comme dans le millet ou IV grostis(i4)*

Le spadûc est encore une sorte d'épi à laquelle on a * donné un ném particulier : il s applique aux épis des mono* cotylédones, en tant qu'ils sont dans leur jeunesse , enve* loppés dans une large bractée engainante qui les entoure complètement, et qu'on nomme spa,the* Le spadix est simple dans les arum (i5), par exemple, et tantôt il est couvert.de fleurs dans toute son étendue (ca/^â); tantôt sa

(12) Turpin, Iconogr , pi. i/|, f a.

(i4) Schkahr. handh, pi. la.

(if»; Turpin, Iconogr., pi. i^, f. 8.

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sommité est. une (caladium) {i6). Le spadix estrameux dans les palmiers , et alors on lui donne en français (i 7) le nom particulier de régime.

Outre ces modifications de la structure des épis , aux^ quelles on a jugé convenable de drâner des noms , les épis diffèrent encore entrfj^nx : i.* par la distance des fleurs on la longueur des entre-nœuds ; ainsi les fleurs sont trè^,* serrées dans le plantago ianceolata, très*éIoîgnée^ dans leplantago sparsiflora. Souvent les fleurs inférieures sont plus écartées que les supérieures (spica basi inperruptd); a.o par la position relative des fleurs, opposées {crucia* nella)^ verticillées {myriophyllum)^ distiques {gladioius)^ ou en spirale simple, double ou multiple (18), caractères toujours liés avec la disposition des feuilles; 3.* par la grandeur et la nature des bractées; lorsque celles-ci sont grandes et foliacées, on dit que Fépi est feuille {spica foliosd)^ 4'® par la forme de Taxe ou rachis central, lequel peut être cylindrique, comprimé, anguleux, bu rearqué de dépressions dans lesquelles les fleurs sont comme nichées; 5.* par la forme générale- qui est ordinairement cylindrique ou conique, mais quelquefois ovoïde ou globuleuse, et peut alors ^e confondre avec les fleurs en tète dont nous parlerons ensuite.

( 16) M. HœpcT «st tenté de coiopai^r ce prolongement du spiadix à PaloDgement de l'axe des épis db l^nanas ou du calHstemçii t mais je ne sache pas qu^on Taie jamais vu porter le moindre vestige de feuilles, ni annoncer la moindre disposition à yé^éter par kii-méme.

(17) Hayn., Term. f>ot. ,pl. TT, f. T. — -

(id) J^atdîtplas haut, chap. ill, art. tu, p. Bag, qvêUes api» raies sont parallèles et au nombre de huit dans i'ipide plusieurs aloësy de treize dans le cèdre à\i,\À\^ny et<7. ;- oha'qno spire, dans ce dernier, est compo^ëa d^eHTiron.'viagt-(*in(f flciirs.

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4o6 OB«AlffiS B£PJiODUCTfiUB8.

ao. La grappe (racemus) ne diflère de Tépî que ptrce que les pédicelles qui naisseot à l'aisselle des bractées y soDt plus aloDgés (19). En général ^ ceux du bas de la grappe étant plus anciens et mieux nourris, sont les plus longs, et ik diminuent de grandeur à mesure qu'ils appro* cheqt plus près du sommet. L'inv^ye a lieu dans un peut nombre de cas; ainsi, par exemple, dans ïhyacinthut comosus (20), les fleurs supérieures de la grappe sont stériles, et ont leurs pédicelles colorés et très-alongés, ce qui forme une espèce de bonppe ou de couronne an sommet de la grappe. Toutes les différences que nous aroos vues tout4-rbenre se retrouter dans les épis comparés entre eux, se retrouvent de même parmi les grappes , mais sans qu'elles aient donné lieu à des noms propres. Nçus dirons seulement quelques mots de celles qui ont paru assez importantes ponr.mériter des noms spéciaux.

Nous avons déjà dit qu'on nomme grappes composées ou rameuses, celles qui sont formées par la réunion de plusieurs grappes partielles en une seule inflorescence. Lorsque ces grappes ou branches partielles sont trèslongues, très-rameuses et très-étalées, on donne a l'ensemble le nom à^pajUcule (panicula), par exemple, dans le kolhreutera (ai). Si l'axe est fort court et les rameaux de la panicule fort longs et fort éulés, comme on le voit dans les joncs, l'inflorescence a été désignée par quelquesuns sous le nom Santh^h (anthela) (22).

Il arrive quelquefois dans une grappe simple que les pédicelles inférieurs sont très-longs, et les supérieurs sont

(19) Turpin, Icon., pi. i4» f. 10. Ha7n« Térm., pi. 37» f. 4*

(ao) Jacq», Ft aostr., pL i^.

(ai) L*bërit.; Sert. aogL, pi. 19.

(aa) E. MejeryMon.ionc, Goiling, 1819.

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très-courts, d'où résuhe que tes fleurs, quoique partant de points dififérens, atteignent toutes à-peu-prés le même niveau. Cette sorte de grappe, confondue avec d'autres inflorescences très-diverses, a reçu le nom de eorymbe (corjmbus): l'ornithogale dit en ombelle, et quelques espèces d'ibéris (a3), sont ^es exemples de cette sorte de grappe.

La même chose peut avoir^lieu dans les grappes composées , soit parce que les branches ou grappes latérales inférieures sont plus longues que les supérieures , soit parce que chacune d'elles, considérée isolément, présente le même phénomène, quant à la longueur de. ses pédicelles; cette disposition se remarque dans les yiomes, les sureaux, eta; on lui donne aussi le nom de eorymbe, et lorsqu'on a intérêt à la distinguer de la précédente , on pourrait, par analogie arec les grappes dont elles sont des modifications, désigner la première sous le nom de co* rymbe simple^ et la seconde sons celui de eorymbe corn* posé. Mais comme on a confondu plusieurs inflorescences très-distinctes sous le nom de eorymbe, jç réserve ce nom pour une classe particulière que nous examinerons plus tard, et je désignerai sous le nom de grappe simple corymbiforme ^ les grappes simples à fleurs situées au même niveau, et sous. celui de grappe composée corymbiformey celles qui étant composées présentent à-peu-près la même disposition. Les motifs de cette manière de parler deviendront évidens lorsque nous nous occuperons des vrais corymbes.

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