L'inflorescence en apparence la plus éloignée de la
(nS) Bot., Mag., pi. io6.
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4o8 OBGAPfES BE?RODUCT£Ullf.
>, grappe, est IW3tf//e(umbelIa). On donne ce nom à unassein* blage de pédfcelles nniflores qui partent tous exactement du sommet d'une branche ou d'un pédoncule commun : on distingue V ombelle simple (a4), aussi appelée sertule^ comme par «Kemple dans les primeyères ou le cerisier cultivé, et \ ombelle composée qui existe presque dans toutes les ombeIlifères(25); elle diffère de l'ombelle simple en ce que les pédoncules communs sont eux-mêmes disposés en ombelles ; on y distingue par conséquent Xombelle générale ou universelle , qui est formée par les pédoncules', et Vombelle partielle ou ombellule^ qui est formée par les pédicetles. L'ombelle diffère réellement de la grappe, moins qu'il ne semble au premier coup-d'œil. Si Ton compare en effet les différentes grappes ensemble , on en trouve , il est vrai , qui ont Taxe très-alôngé , comme, par exemple , l'ornithqgale des Pyrénées ; mais on en trouve aussi qui ont Taxe beaucoup plus court, comme Tornithogale dît en ombelle, qui a réellement les fleurs en grappe; on arrive enfin à trouver des grappes dont l'axe est tellement court que tons les pédicelles paroissent naître du sommet, par exemple, dans les ibéris ; et ainsi on arrive, en comparant la grappe corymbiforme et Tombelle, à concevoir que TombeHe est une grappe dont l'axe est nul ou à-peu-près nul. Je me ferais peut-être comprendre plus Complètement par une métaphore bien grossière : supposons une branche florale organisée comme une lunette d'approche, qui porterait un pédiceHe au haut
(24) Schkuhr, handb, pi. 33, Mirb., Élëm., pi. 29, £. a, et aS, f.8.
(a5)DC., FI. fr., I, pi. 3, f. 2, Mirb., Élém., pi. a8, f. 1. Turp., Icon., pi. i5, f. 4* Hajn. Tcrm., pi. 36, f. 9.
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OBeANBS REPnODtGTBUBS. 4^9
de chactiD des tubes qui lu coisposeut : que tous les tubes soiest déboîtés et aIongés> vous aurez une grappe; repoussez ces tubes à moitié, ce sera encore une grappe, mais très-courte; rentrez-les complétemeot, et vous aure; une ombelle terminale. Quapd on compare ensemble les iniorescences des eryngiumel des autres ombelliféres , etc. , il est dilBdle de ne pas voir cette extrême analogie des ombeUes avec les grappes à axe court. Cette analogie est encore remarquable sous un autre rapport : à la base de chaque pédicelle d'une orobelle se trouve, en général, une bractée ou une petite feuille , et on en trouve une autre à la base des pédoncules de Fombelle générale; ainsi, dans ce cas , comme dans ceux que nous avons précédemment analysés, 'il est vrai de dire que les pédicelles naissent à Vaisselle d'une feuille, et que les inflorescences composées sont formées par des branches florales, qui naissent aussi à Taisselle de leurs feuilles propres..
4** Les botanistes ont confondu sous le nom de capitule on de tête (capitulum), plusieurs inflorescence^ trèsdiverses en réalité, et qui n'ont de commun que d'offrir des fleurs très-serrées , ou à pédicelles nuls ou très-courts. M. Rœper a commencé à mettre quelque précision dans cet assanblage incohérent , en distinguant le glomérule dont nous parlerons à Toccasion des inflorescences définies et le capitule qui fait partie des inflorescences indéfinies. Encore même pourrait-on dire que sous le nom de capitule, nous réunissons un état particulier de chacune des inflorescences précédentes.
Ainsi, lorsqu'une fleur en épi, au-lieu d'avoir l'â^e alongé , se trouve avoir un axe ovoïde ou globuleux, et que )es fleurs sont très-serrées autour de cet axe, il en résulte
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4lO OAOANES RBPRODUCTBUBS*
UQ épi OYoide on globuleux, qu'on a souvent appelé ca[Htule : telles sont les têtes de fleurs des {datanes, des co- Mocarpus(;26)^ etc. Les têtes femelles des sparganium, les ^îs gkd>ttleux de plusieurs plantains, de qnekpes phyteuma, etc.
Lorsqu'une grappe présente un axe très-conrt, des fleurs nombreuses et des pédlcelles fort courts, il peut résulter de cette réunion de circonstances nne es[^êce de tête ou de capitule globuleqx; c'est ce qui arrive dans le cephalanthus{jk*j)*
De même, lorsqu'une ombelle a ses pédlcelles on rayons très-courts, et «es fleurs fort serrées, elle peut ressonbler à un véritable capitule ; c'est ce qui arrive dans plusieurs œnanthes (28).
. Les capitules diffèrent principalement entre eux par la forme de l'axe : tantôt cet axe est plus on moins alongé, ainsi que dans les exemples cités comme dérivés de l'épi, tantôt il est court et plus ou qoins évasé, comme dans ceux qui paraissent dériver de la grappe corymbiforme ou de l'ombelle ; mais tons les degrés intermédiaires se trouvent dans les mêmes familles, celle des dipsacées^psr exemple. Lorsque l'axe est réduit à un. disque très-évasé, on lui donne le nom de réceptacle^ ou Atphoranthe^ on de clinàntke, et l'ensemble de Tinflorescepce reçoit alors celui Hanihodium ou de calathidei mais quoiqu'on ait multiplié les termes pour désigner ce genre d'inflorescence propre aux composées et à quelques grouppes voisins, il serait bien difficile d'éublir une définition qui se-
(i6) Jacq. Amer., pi. 5i , 5a.
(17) Lam. m. , pi. 59.
(a8) liia., pi. *Q3,f. 4.
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OBGANBS RBPRODUGTBOBS* 4^^
par&l ces inflorescences des autres capitales. Le récep* tacle cmùcpie dans les anthémis, ovoide dans les sphœ^ ranthus, oblong dans les rudbeckia (29), s'approcbe des récepjacles alongés des capitales d^eryngiuoion de piy* teuma, tandis que les réceptacles (danes des artichauts ou des chardons, sembleraient les analogues du disque qui soutient les llears partielles des ombdlifères.
DAns toirtes les inflorescences que nous venons d'énu* mérer, la loi de répanoui^seçient est simple et uniforme ; partout les fleurs inférieures ou extérieures s'épanouissent les premières, et la Qeuraison va par-conséquent de bas en haut dans l'épi et la grappe, de dehors en-dedans dans la grappe corjmbiforme et l'ombeUe ; elle va de bas en haut dansles capitules spiciformes ou alongés, et de dehors en-dedans dans les capitules planes ou ombelles* Cest cette marche régulière d'épanouissement que M. Rœper a heureusement désignée sous le nom de centripète. 11 faut cependant remarquer, que lorsque s'agit d'épis ou de gca(^es composées, l'axe central, qui est le prolongement de la tige ou de la branche maîtresse, tend à fleurir avant les branches latérales, et chacune de celles-ci sm't à son tmir son développement dans le même sens. La seule exception que je connaisse dans le mode de développement de ces organes > est celle que présentent certaines dipsacées, dont la fleuraison commence souvent par le milieu de l'épi : cette anomalie doit tenir à quelque particularité de la jégétation de ces plantes ; car, cpiant à leur forme, on ne peut les séparer des inflorescences centripètes, et ce mode d'inflorescence se présente avec régularité dans les autres espèces de la famille.
(39) Lam. fllastr., pi. 708.
4lt OftGAlfSS RltPRODUCTEUBt.
Quelques-unes des iofloresceoces que nous venoDS d'énumérer dans cet article, peuvent se combiner ensemble. Ainsi, les fleurs des graminées sont, comme nous l'avons dit, disposées en petits épis distiques qu'on a nommés épillets, et ces épillets, plus ou moins pédicules, sont disposés en panicule, tantôt très-lâche, tantôt plus ou moins serrée. Ainsi les fleurs des carex sont disposées en épis serrés, et ces épis sont rangés en grappe le long de Taxe central. Ainsi les fleurs ifis papyrus sont disposées en épillets, et ces épillets pédoncules sonc disposé^^ en ombelle au haut de la tige. Il est fréquent dans les joncs, par exemple, et ailleurs, de trouver des fleurs en capitule, et ces capitules disposés en panicule raccourcie ou en anthèle. Ainsi, non -seulement chacune de ces disposidons primitives peut être simple ou rameuse, mais les rameaux peuvent présenter une disposition, tantôt semblable, tantôt différente de celle de l'axe central.
Une seconde diversité q^i tend i prouver le peu d'importance réelle de ces divisions si prononcées en apparence, c'est qu'il arrive dans les plantes i sexes séparés, que les fleurs mâles et femelles ofTent souvent des dispositions différentes : ainsi, les fleurs mâles du maïs sont en épi rameux , les fleurs femelles en épi simple ; les fleurs mâles du pin sont en chaton , les femelles en cônes *, les fleurs mâles du houbbn sont en panicule, et les fleurs Cbmelles en une espèce de cône ou d'épi ; les fleurs de ïhwra crépitons^ quoique partant de la même. aisselle, sont di$-r posées de deux manières : les femelles solitaires, et les msJes en épi (3o), etc. En général, dans tous ces cas de
disparité des deux sexes, les fleurs mâles sont plus éparses
(Zo) Tnrpin Icoo., pi. t/|, f. 5. '
OBGAIVES B£PBOirUGT£VRS. 4>3
et plas longuement pédiculées , et les fleurs femelles plps sessiles et plus serrées. •
ARTICLE IIL
Des Infiorescences terminées ou à évolution centrifuge.
Dans cette seconde classe d'inflorescence , la tige ou la branche maîtresse, au-Ueu de se prolonger Indéfiniment en droite ligne, et de ne porter de fleurs que latéralement, se trouve terminée par une fleur ; cette fleur, au-lieu de naître & Taisselle d'une bractée, se trouve avoir à la base de son pédicelle deux bractées opposées, et quelquefois plusieurs verticillées. Occupons-nous du premier cas pour plus de simplicité.
De Taisselle de chacune des deux bractées, il peut naître un rameau qui, comme cela a lieu pour le rameau primitif, se trouve de même terminé par une fleur à deux bractées qui, à leur toiur, peuvent produire deux rameaux, et ainsi indéfiniment. Il résulte de cette disposition une suite de bifurcations au centre de chacune desquelles on trouve une fleur solitaire ; Finflorescence est terminée dans ce sens, que chaque fleur termine son rameau-, elle est indéfinie sous ce rapport que chaque rameau peut , de l'aisselle des deux bractées, donner naissance à deux nouveaux rameaux qui jouissent de la même faculté, d'où résulte que, dans ce eas comme dans le précédent, il n'y a de terme à Talongement de la plante et au développement dés fleurs, que l'épuisement produit ou par la rareté de la nourriture , ou par l'avidité des organes floraux. On dé*» signe sous le nom collectif de cime (cyma), toutes les
4l4 OBOAlfES B£PRODUGTBURS.
iofloresceDces de ce genre (i), en nommant cimes dichotomes celles oà la fleur est mi&ie de deux bractées, et où les rameaux vont en se bifurquant sans cesse : c'est Je cas le plus fréquent dans les dicotylédones, par exemple, dans Verythntea, le kalanchoë {p^) ^ la plupart des caryopbyliéeSf etc. : on appelle de même cimes trichotomes, tetrachotomes , pentacho tomes , etc», celle OÙ chaque fleur terminale a sous elle trois, quatre on cinq btactées , et donne naissance à autant de ramisaux ; les euphorbes , en offrent des exemples. Quelquefois dans ces divers systèmes, la fleur centrale avorte, et alors on pourrait, au premier coup-d'oeil, les confondre avec les ombelles ou les grappes composées corymbiformes; Tordre d'évolution dont nous nous occuperons tout-à-1'beure, suffit pour lever ce doute; ici les fleurs centrales, ou qui terminent le rameau, fleurissent les premières^ tandis que dans les grappes corymbiformes et les ombelles, les fleurs latérales s'épanouissent les premières.
Une seconde différence assez remarquable qu'on observe dans les cimes, et surtout sur les cimes dicbotomes, c'est que ^r les deux rameaux qui doivent se développer à l'aisselle des deux bractées, il y en a quelquefois un qui avorte, et alors la fleur'terminale semble latérale : c'est ce qu'on d>serve très-clairement en comparant les silènes a fleurs diteaen épis, avec les silènes à inflorescence évidenunent dichotome* Dans ce cas , les fleurs sont généralement disposées d'un seul côté, soit par une tendance
Cl) J'adopte id le sens qae M. Rœper donne an mot de dme^ que j^avais prëcëdenunent réduit à Tun des cas particuliers de cette inflorescence.
(a) DC. , Plant, grass. , pi. 64, 65.
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ORGAHES REPRODUCTEURS^ J^li
des rameaax à avorter du iné;ne côté, soit par une torsion de Taxe. Les branches ou tiges dans lesquelles cette disposition a lieu, sont en général, avant leur développement, roulées en v.olute du côté extérieur; c'est ce qu'on observe dans les drosem (3), dont les cimes ont les fleurs unilatérales , dans tes silènes dits en épi , dans les branches dés cimes des sedum, dans celles des echium, et autres borraginées (4)* Je donne à ces cimes, dont les fleurs semblent unilatérales, le nom de cimes sco'rpîoîdesj qui fait allusion k leur mode de développement.
Les disverses dispositions de cimes dont je viens de parler, peuvent se combiner ensemble : ainsi plusieurs sedum présentent une cime générale dont la fleur centrale a avorté, et qui se divise en plusieurs branches latérales : les unes dichotomes à la base, les autres simples et à fleurs unilatérales par Tavortemènt des ramuscùles secondaires. Lorsqu'une cime a les rameaux latéraux très-courts, les fleurs se trouvent agglomérées ensemble : c'est ce qu'on . voit, par exemple, dans le dîanthus barbatus (^5). M. Rœper donne à cette disposition le nom particulier de/asci" cule (fasciculus), nom qui, à raison de sa nature vague, se trouve appliqué dans divers écrits à d'autres dispositions de fle&rs. Celui de cime contractée (cyma contracta) aurait quelque avantage à mes yeux, en ce qu'il ferait connaître l'essence en même-temps que l'apparence de cette disposition*
Enfin, le même naturaliste propose de nommer ^^yra^rale (glomerulus) les cimes tellement contractées, que
(3) Drev. et Hayn., Choix de Plant. d'Europe, pi. 74 et 75.
(4) Schlcahr. haudb.^pl. a9»3j. Tuqpin , Iconogr. , pi. i4> f*3.
(5) Tuip. Icon., pi. i5, t 5. '
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/^iG OBGANES BBPnODUCTBUAS*
leur ramification est pe\i «ppareote, et qu'elles seaiblent au premier coup-d'œil de véritables capitules ; mais elles en différent, parce que la fleuraison commence par le centre au-lieu de commencer par les bords. Cette disposiuon, plus rare que celle des vrais capitules, s*observe dans le corymbium(6)j et quelques autres composées. Le cardapatum et les^ euphorbes ont des fleurs en glomérule, et les glomérules disposés en cime.
Dans toutes les inflorescences que je viens d'indiquer, la fleur centrale de chaque degré de ramification fleurit toujours avant celles qui terminent les rameaux nés au-dessous d'elle, de sorte que, dans les cas où ces fleurs sont rapprochées en fascicule ou en gloméride, ou en cime corjmbiforme ou ombellifoçme , la fleuraison va du centre à la circonférence, et l'évolution a été, par ce motif, appelée centrifuge par M. Rœper.
Quand les inflorescences centrifuge<f sont réduites a l'unité de fleur, il semble impossible de les distinguer des pcdicelles uniflores des inflorescences indéfinies; mais il y a presque toujours des moyens de les reconnaître, et, en particulier, les pédicelles des inflorescences indéfinies n'ont qu'une bractée à leur base; ceux des inflorescences terminées ont deux bractées opposées, et quelquefois une troisième latérale quand les cimes naissent elles-mêmes de son aisselle.
Malgré l'extrême différence qui se trouve entre les deux systèmes que nous venons d'exposer d'après M. Rœper, il existe des cas assez nombreux oii les deux modes d'inflorescence se combinent-dans les mêmes plantes; c'est ce que
K6) Lam. îll. , pi. 7^5,
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nous allons examiner dans larticle suivant, sons le nom d'inflorescences miites.
ARTICLE IV
Des Inflorescences mixtes ou qui participent des deux précédentes*
Les infloirescences peuvent être mixtes, d'après deux systèmes, Savoir : ou i."" parce que Paxe centrai se conduit à la manière des inflorescences indéfinies, et les rameaux latéraux suivent la marche ^es inflorescences terminées; ou â.o parce que l'axe central se conduit à la manière des inflorescences terminées, et les rameaux latéraux suivent les lois des inflorescences indéfinies,
A la première de ces divisions appartiennent les vrais tkyrses y à la seconde , les véritables corymhes. Exami* lions les modifications de ces deux inflorescences, et leurs rapports particuliers avec les deux classes précédentes*
\ ler. Des Thyrscs.
Si.fexamine une labiée y je vois que la tige ou la branche se prolonge indéfiniment par son ettrémité , et que les paires de feuilles peuvent s'y développer à la suite les unes des autres, sans autre terme naturel que celui de la végé- ' tation; les inflorescences naissent toutes de l'aisselle des feuilles; chacune de celles-ci est une véritable cime dicho ou trichotome* Ainsi, l'ensemble de l'inflorescence des labiées est un thyrse interrompu par la distance des entrenœuds, et le grand développement des feuilles à l'aisselle desquelles les cimes se développent. Quand ces cimes sont très-lâches, cette diposition est très-évidente; quand elles sont serrées et compactes de manière à former des fascicules axillaires, alors la réunion des deux fascicules