‹ Cours de calcul différentiel et intégralChapitre 93 sur 132 · M ~ TT · texte numérisé non relu

M ~ TT

désignons par ç {x,y) ou v la valeur commune de ces deux rapports, il viendra

du --

dx

du „

-j- = Nu • dy '

Si donc on multiplie par v Texpression proposée elle se transforme en

Mvdx + Nvdy,

ou ;

du , . du .

-r- dx + -r- dy, dx ^ dy ^'

C est-à-dire qu'elle devient la différentielle totale d'une fonction u.

Le facteur v est dit pour cette raison multiplicateur de l'expression proposée.

Mais il est à remarquer que toute expression formée avec le produit de v par une fonction quelconque «p {u) de u constitue un nouveau multiplicateur. En effet :

V 9 (u) (Mdx + Ndy) = ?(«) du.

Et réciproquement, il est facile de voir que tout facteur d'intcgrabilité doit se ramener à cette forme.

Pour le démontrer, désignons par V un pareil facteur et par d\] la différentielle totale en laquelle l'expression donnée, multipliée par V, se trouve transformée;

On a;

(5) Mdx--hXdi/ = ÎÎJi = '-^,

donc

(6) ciU = -tiu.

Or, u étant fonction de y et de x, réciproquement y peut être regardé comme une fonction de x et de te, et par suite U luimême, en y substituant à y sa valeur, devient fonction de j: et de u; sa différentielle totale dU devrait donc être de la forme

dU = Pdu + Qd.T.

Mais la relation (6) fait voir, que cette différentielle se réduit à son premier terme, ce qui prouve que U est fonction de u seulement : et comme alors il doit en être de même de sa dérivée

-7- , il en résulte que du

d'où

V dU . .

V du ^^ ^

V = uf(u),

313. La connaissance d'un multiplicateur de TexpressioD Udx + Nrfî/ permet d'obtenir comme on Ta vu au S 311 , l'intégrale générale de l'équation différentielle formée en égalant à zéro cette expression.

Si l'on connaissait deux multiplicateurs différents, leur quotient devant être comme on Ta démontré une fonction de ti, il suffirait d'égaler ce quotient à une constante pour avoir l'intégrale générale cherchée.

Enfin, en désignant par v un multiplicateur, l'équation différentielle peut s'écrire

et Ton peut y satisfaire soit en annulant du, ce qui fournit Tintéli^rale générale, soit en faisant

solution sans constante arbitraire et qui doit représenter Tintéi^rale singulière ; à moins qu'elle ne rentre elle-même comme cas particulier dans Tintégrale générale.

314. Application À un exemple. — Considérons par exemple Téquation très simple

ydx — X dy = 0,

qui s'intègre d'ailleurs sans difficulté par la séparation des variables et conduit à l'intégrale générale y = cx figurée par un faisceau de droites qui conver- ^

gent à l'origine.

On reconnaît sans peine que

xy

et

sont deux multiplicateurs. En effet, le produit de ydx — xdy par i; est

dx dy ^ .y

et satisfait à la condition -r^- = — , puisque ces deux dérivées

sont nulles ; d'autre part, le produit par v' satisfait également à cette condition, car on a :

A ( y \ = J^ziiL = j1 / — 3c \

L'intégrale générale doit donc s'obtenir en posant

—. = constante :

effectivement on trouve ainsi :

d'où

La solution

^ = constante »

xy

^ = constante.

- = xysa 0,

rentre comme cas particulier dans l'intégrale générale : elle 5e dédouble en a? = o (axe des y) et y = o (axe des x). La solution

représente au contraire une intégrale singulière : c'est le point origine œ^y^ o, qui est effectivement l'enveloppe des droites formant l'intégrale générale.

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