COS2/J/P
e,(«) = lira JJ
cos[.r — (2« -4- i)/p] cos(2/î -H i)/o
où l'on pourra, pour abréger, omettre le mot lim. Si Ton pose, en général,
-♦•« COS I .r 4- [* ( 2/1 -h 1 — *•') 'p I
(.o) e,..(«) = «"-limJJ — '-— —^ -J,
«! cosh* (2/4-Hl — v)/p
les quatre fonctions (9),
e(tt), ei(M), eî(a), &^[u),
pourront être représentées respectivement par les notations
©i,o(")» ®i,i(")» ôo,i(")i 0o,o(w)»
de sorte que les indices simples
équivaudront aux doubles indices
(i>o)> (ïiO' («lO» (010)
aia LIVMB VI. — CHAP. IV, $ IV.
1332. Propriétés des fonctions 0. — Considérons la forme générale
l^^A .^ cos[x + ^^-(a«-4-«-v),>]
,i ces
Si Ton fait varier les indices entiers /:x, v, il est aisé de voir que les valeurs obtenues seront toujours les mêmes que les quatre valeurs précédentes, qui correspondent à fx et v égaux à o ou à i.
En eflet, si Ton change /ii en /x + a, chacun des arcs, au numérateur et au dénominateur, augmente de ir, et, par suite, le quotient
ces
cos
n*aura pas varié. Donc
Si Ton remplace maintenant v par v + a, Tare de chaque cosinus varie de ^ipy ce qui revient à changer n en n — i. Le dernier facteur, à la limite supérieure, est ainsi remplacé par
cos
I JT -h ^a - — [in — I — ^ ) ' I» I
et le dernier, à la limite inférieure, savoir
cos
Lr 4- ^ - -h ( 2 « -h 3 -h V ) /p I
cos ^ - -f- ( 2/1 -f- 3 -h v) /p J
est remplacé par
cos X-t-fA h(2/ï-h 5-hv)/pj
cos hi - -h ( 2 « 4- 5 -h V ) /p I
PROPRIÉTÉS DES FONCTIONS 6. 2l3
Donc le produit TT se trouvera multiplié par
— rt— 1
cosl jc-h ft-H- (2w -h 5 -h v)/|3 I cosl fi (a/ï 4- I — v)'p
cosi X 4- fi (a/i -h I — v)/p I cosl it — h (2/î -h5-*- v)/p I
expression qui tend, pour n infini, vers la limite
Or, par le changement de v en v -j- 2, le facteur e*'*, en avant du signe n, sera en même temps multiplié par e^^. Donc le produit total n'aura pas changé de valeur, et Ton aura ainsi
On pourra donc, sans diminuer la généralité de la fonction 6^,^, la ramener toujours aux. quatre formes considérées dans les nu* méros précédents.
1333. On voit immédiatement que les trois fonctions 0|,o> 3o,i, 60,0 sont paires, tandis que la fonction 0|,4 est impaire. On aura donc, en général,
Les facteurs du produit TT étant en nombre pair, on ne change
pas le signe du produit lorsqu'on augmente x de tt, ou u de 2K, ce qui ne fait que multiplier chaque facteur par — i . Le facteur e se trouve multiplié par e*'* = ( — 1)\ Donc
Augmentons maintenant u de 21K', ou x de 2ip; le produit TT
sera multiplié par un facteur de la forme
cos[X •+-(/! -4- 3)ip] cos(X — nip)
2l4 LIVRE VI. ^ CHAP. IV, § IV.
dont la limite, pour n infini, est e""^'^^''"'*^ Le facteur e*"" est multiplié par e-'*f . Donc
On a, pourfi=i, e-"^ = — e"'^', etpour|x=:o, <r-*'^=-l-e~*". Donc
(i3) e^..(«-h2iK') = (-i)''<r-«''-^-*ee^..(ii) = (-i)s' e^,v(«)-
En appliquant cette formule à chacune des quatre fonctions 6, on aura les égalités
e(i/-+-a/K^) __ e^(tf-f-a/K') ___ e<(K-h/K^) ea(«-h/K')
Cela montre que les fonctions 6 ne sont pas périodiques relativement à aïK'; quand on augmente de cette constante Targument u, ces fonctions se reproduisent à un facteur exponentiel près.
1334. Si dans 0^ ,, on remplace u par « -+- K, ou x par x-\ — i il viendra
./ «X ■^" cos x + fu + i) ^ — (a/i-hi— v)/p
-«-1 ces p- (2/ï-hi — v)p
En comparant cette valeur à celle de 0n+i,v> on voit qu'elle n'en
diffère que par le facteur constante " et par le dénominateur,
qui est pareillement constant. Donc le quotient -^ esl
constant, ce qui donne les deux relations
^^ , , — - z= const., -=-^ ^ — ' = consl.
Pour obtenir les valeurs de ces constantes, nous remarquerons d'abord que, les deux fonctions et ©j prenant la valeur i pour
PROPRIETES DES FONCTIONS 6. 2lS
Il = o, le rapport -^-^ doit se réduire, pour ii = o, à 03(K)y
et, pour a==— 7R, à — p-^* De plus, à cause de
on en conclut
Enfin
sn K. = — -- — =: I ,
e{tC)
Donc
et par sui te
^ ' fc) ^ // j — 0, ^ Iv j ^
ou encore
BjR— //] hJK — //) ^77
e(K — //) 0,fK — wl I
Ainsi, quand on remplace u par son complément K — m, ou a?
par X, les fonctions et ©3, ©i et ©a s'échangent entre elles,
à un facteur constant près.
1335. Si Ton remplace maintenant u par u-f-iK', ou x par x-hipi on a
^ ' Xi cos^'2// -h I j/0
-n-1 COS ^ —• (?./»-+- l)/
ai6 LIVKB VI. — GHÂP. IV, § IV.
Donc les rapports
sont constants.
En faisant tt = Oy puis tt = — iK', on trouve que le premier de ces rapports est égal à
et le second à
L'égalité
= tn/K' = i
donne
D'ailleurs, si dans l'égalité [1330] on fait u = — iK', il viendra [1318]
De là résultent les égalités
(i8) e,(,K') = e'V^, e.(/R') = îl, e,(/K') = :îf4,
d'où l'on conclut les suivantes :
^ -^^ /e,(ii) e.(u)
En remplaçant u par u — t'K' dans les formules (i4} du n* 1333 et dans celles que nous venons d'écrire, nous obtiendrons les relations
( e,(»i + >K') -e,(ii-tK') ^ ,,, \ e.(«) - ie,(«-iK') -^*-*
PK0PKIÉTÉ8 DBS PONCTIONS 6. 317
On tire de là
Ainsi, quand on ajoute iK! à Targument u, les fonctions O et 6|, ainsi que les fonctions 02 et Q^, s'échangent entre elles, à un facteur exponentiel près.
De ces diverses relations il résulte que les quatre fonctions peuvent s'exprimer au moyen d'une seule d'entre elles, de ©s par exemple. On a, en effet,
(22) \e,{u) ==--!=: e-''''-he,{K -h îK'^u),
e,(«) = -L e-''"^e,(/K'- tt).
y/A 1336. On peut déduire de là les valeurs du module k et du
quadrant K en fonction de p ou du rapport . des deux périodes
des fonctions elliptiques.
En faisant u=siK.' ou x=zip dans la valeur (5) de 0s (u) [1330], il vient
ou, en vertu de l'égalité Ch*(T4- Sh*p = Gh((7 4-|9)Ch((r — p), »»l'l^ ) -11 ch'(9./.-t-i)p -11 (, + 5'«+')« '
ou enfin, enjntroduisant au numérateur le facteur i -h V^"***'» égal à l'unité pour n infini, et faisant sortir du signe II le facteur
ai8 LIVRE VI. — CHAP. IV, § IV.
Donc, en vertu des formules du numéro précédent, on a
(24) v'A = '"''e»('K') = U.e,;/K') = a^yJjU;|;-J— j .
La formule (i5) du n^ 1334 donne immédiatement
Elle donne encore Téquation
<^«) ,i,-.ci=m(;-î|:)'
Par la combinaison de ces formules, on peut en obtenir un ^rand nombre d^autrcs, dont quelques-unes nous seront utiles plus tard.
Si nous posons, pour abréger,
( M=J|(i + ^»«), M' = JJ(n.g««-*-»),
on aura d^abord
MM'=JJ (. + ?"), NN' = J|'(,-y"), d'où
d'où résulte la relation
(28) MM'N' = i.
Des relations (24)? (^5), (26), mises sous la forme
PROP1IIÉTÉ8 DES FONCTIONS B. aig
on tire