‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 157 sur 228 · SB U · texte numérisé non relu

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Le seioage de Banbury, par suite du manque d'eau dans la ville, est souvent très-chargé, sa purification peut être considérée comme particulièrement difficile; et cependant les résultats précédents montrent que l'irrigation des prairies l'amène à un état de pureté suffisant, en même temps que les produits obtenus sont avantageux.

On a fourni à la commission les renseignements suivants pour les produits de la ferme pendant l'année 1869 :

Receitti en francs.

Vente du foin 22675

Avoine 4950

Regain 4150

Droit de chasse lôO

Dépenut.

Bail de la ferme 15125

Impôts 1400

Charbon pour la machine. . . . 2775

Dépenses de cullure -. . 2050

Salaires 1125

Dépenses de vente (commission) 1825

Gain de la ferme 2140

Paycmenl de principal el intérêt sur la somme de lUO 000 fr. dépensée pour rr*tflblissument des travaux d'irrigation. C250

irrisaddna A Norwood. — Les ingénieurs de la commission anglaise ont étudié avec un soin particulier les eaux qui ont servi au drainage de Noi wood, et nous traduisons encore les pages qui ont trait- aux travaux exécutés dans cette localité et à Croydon. A Norvvood , un champ de 12 hectares, à sous-sol argileux , a été disposé pour recevoir les eaux d'égout d'une population de 4000 personnes environ. Le terrain de la ferme est sur un sous-sol argileux légèrement en pente, de façon que le drainage a été facile à établir. On a disposé un bassin en haut du champ, et les eaux en partent dans des rigoles disposées dans le sens de la pente ; elles sont arrêtées de place en place à j'aide de barrages de lerre, de façon qu'elles puissent déborder et recouvrir la terre voisine en suivant la pente jusqu'aux rigoles inférieures. Les parcelles sont arrosées autant que l'arrivée de l'eau le permet; en été, elle est juste suffisante. Néanmoins on obtient cinq ou six fois par an de bonnes récoltes de foin ; la recette a été

de 1375 fr. par hectare pendant neuf mois de 1868, et de 2000 fr. en 1869 : d'où Ton peut conclure que chaque pereonne de la ville a contribué à ce produit pour à francs par an environ* Voici les comptes de la ferme pour 1869 :

Les receltes totales se sont montées a. . 18522 fr. Las dépenses à 14800

Le bénéfice a donc été de. . . . 3722 fr.

Ces résultats sont particulièrement dignes d'attention, parce qu* ils s'appliquent à de petites localités, et que par suite ils montrent que ^les travaux à exécuter ne dépassent pas habituellement les ressources dont disposent les communes de médiocre importance. Il est certain que dans les parties montagneuses du midi de la France, où les irrigations sont pratiquées avec grand profit, il y aurait un avantage considérable à diriger sur les prairies les eaux chargées des immondices des habitants, au lieu d'envoyer ces liquides fécondants se perdre dans les rivières, au grand détriment de la santé des populations placées en aval.

Nous sommes persuadé que dans les parties élevées du flays qui est adossé aux Pyrénées et où la culture est déjà remarquablement avancée, qui dispose d'une niasse considérable d'eau provenant des montagnes, les travaux nécessaires pour envoyer les immondices dans les eaux d'irrigation seraient bien vite remboursés par l'excès de produit obtenu; on obtiendrait ainsi, sans aucune difficulté, des rendements analogues à ceux qui ont donné une si haute réputation aux marcites de Milan.

On a obtenu en 1869 les résultats suivants pour la coniposition des eaux d'égout employées à Norwood.

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