CHAPITRE IV
EMPLOI DES EAUX D'ÉGOUT § 121. — INCONVÉNIENTS DU SYSTÈME ACTUEL DES VIDANGES.
Nous avons reconnu, dans le chapitre précédent, que les procédés employés jusqu'à présent pour utiliser les produits des vidanges sont complètement insuffisants ; on n'a pas réussi à rendre la vidange inodore, on n'a pas réussi davantage à faire employer par l'agriculture les matièi:es des fosses. On a imaginé quelques palliatifs, mais Tétat dans lequel se trouve encore ce service dans la plupart des villes, et notamment à Paris, nécessite une réforme prompte et radicale.
Qu'il faille souvent, à bras d'homme, faire passer d'une fosse dans une voiture les résidus les plus répugnants, que toutes les nuits la ville soit exposée aux émanations les plus repoussantes, que le sommeil des habitants soit troublé par le travail des ouvriers, le bniit des chevaux et des lourds chariots qui entraînent ces matières infectes,
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ce sont là des incommodités qui doivent disparaître d'autant plus vite, que l'utilisation agricole des matières fécales ne peut être assurée dans les conditions actuelles.
Sans doute, quand ces matières ont passé dix ans à se dessécher à l'air en infectant toutes les localités avoisinantes des dépotoirs, on finit par obtenir un produit sans odeur, lapoudrette; mais nous avons vu que les matières fécales ont perdu pendant cette longue exposition à l'air une grande partie de leur richesse initiale. Les eaux vannes, d'autre part, peuvent être sans doute utilisées à la fabrication du sulfate d'ammoniaque; mais cette industrie ne peut être qu'un palliatif destiné à disparaître, car elle exige, pour être fructueuse, que le système actuel des vidanges soit conservé, et que Turée des eaux vannes longtemps exposées à l'air se soit métamorphosée en carbonate d'ammoniaque; non sans qu'une grande partie de l'alcali contenu dans la dissolution primitive se soit dissipée peu à peu. Nous trouvons en effet qu'en quinze jours une solution de carbonate d'ammoniaque renfermant 9,25 d'alcali dans 100 000 parties d'eau, a perdu par évaporation la moitié de l'ammoniaque qu'elle renfermait. {Riveras pollution Commission^ 1868, /irst Report. Merseyand Ribble basins, London, 1870, page 93.)
A l'état de concentration où elles se trouvent dans les dépotoirs, les eaux vannes sont de plus d'une application difficile. M. MoU, professeur au Conservatoire, a reconnu. à Vaujours qu'elles ne donnaient de bons résultats qu'autant qu'elles étaient mêlées d'une grande quantité d'eau, de telle sorte que lorsqu'on a voulu transporter ces e^ux vannes par bateaux dans différents points du bassin de la Seine, de la Marne ou de l'Oise, on a rencontré encore cette difficulté, que les seuls acheteurs sont les cultivateurs qui peuvent disposer d'une masse d'eau assez considérable pour diluer convenablement les eaux vannes.
Enfin, il est une dernière raison infiniment plus forte que toutes celles que nous venons de présenter, et qui doit décider les administrations municipales à abandonner le système des fosses fixes telles qu'elles sont établies aujourd'hui. En effet, ou bien elles sont étanches, et alors les propriétaires, effrayés bientôt des dépenses qu'occasionne l'arrivée dans les fosses d'aisances des eaux ménagères, tendent à restreindre l'emploi de l'eau et se refusent à la faire monter dans l'intérieur des maisons jusqu'aux étages élevés, au grand préjudice de la santé et de la propreté des habitants; ou bien les fosses sont mal construites, elles présentent des fuites, et les liquides qui y
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sont contenus s'infiltrent dans la terre et descendent jusqu'aux puits qu'ils infectent; tandis que habituellement Veau des sources ou celle des puits salubres ne renferme que des traces d'ammoniaque variant de O^^H'^SOS à 0°'"'s%06 par litre, que souvent même il est impossible de découvrir des traces d'ammoniaque dans les eaux, et notamment dans les eaux calcaires, on trouve dans d'autres puits des proportions d'ammoniaque très-considérables, 34°»"'5r^30, 33"'"'S',86, S0°^""5%30 (quartier de l'Hôtel-de- Ville de Paris) (Boussingault, Agron,\^ Chim. agric.^ t. II, p. 196). Ces quantités énormes sont dues évidemment à des infiltrations de fosses d'aisances, et la consommation des eaux qui les renferment est non-seulement profondément répugnante, elle est encore extrêmement dangereuse. 11 est à peu près démontré aujourd'hui que le choléra se transmet par les déjections des cholériques, et Ton conçoit dès lors quels immenses dangers font courir à la population l'emploi des eaux contaminées par les infiltrations des fosses d'aisances qui renferment sans doute un poison des plus subtils et qui étend ses ravages en quelques jours sur toute une population.
Ces dangers n'atteignent pas seulement les habitants de ces maisons mal tenues, ils peuvent même menacer. des personnes plus éloignées, car les eaux de puits sont habituellement employées à la confection du pain, et il n'est pas certain que l'intérieur des gros pains, vendus à la livre et toujours très-peu cuits, ait subi une température suffisante pour que tous les germes contenus dans l'eau employée au pétrissage aient été détruits.
Ces considérations suffisent pour montrer que le système des fosses fixes doit être abandonné; il faut absolument se débarrasser de ces foyers d'infection que recèle chacune des maisons parisiennes. Comment y réussir? C'est ce qu'il nous reste à examiner.
g 122. — ENVOI DES MATJÈaES DES VIDANGES DANS LES EAUX d'ÉGOUT.
11 y a déjà plusieurs années que Londres a adopté ce système. Une communication est établie entre l'égout et les maisons, et toutes les immondices entraînées par les eaux qui affluent dans les habitations tombent dans les égouts souterrains et naguère encore étaient entraînées à la Tamise. Ce système présenta bientôt les plus graves inconvénients. En 1858, le fleuve, infecté dans l'intérieur même de Londres par les égouts qui s'y déchargeaient directement, dégagea des odeurs
si intolérables, que bon nombre d'habitants émigrèrent et que le Parlement fut obligé de suspendre ses séances. Quelques-uns des quartiers de Londres s alimentaient avec les eaux de la Tamise prises assez bas dans la ville pour être contaminées par les égouts ; aussi, en 1 866, la mortalité par le choléra y fut-elle terrible, tandis que le fléau n'exerçait que de faibles ravages dans l'ouest de la ville desservie par les eaux prises en amont du fleuve. L'opinion publique s'émut vivement des dangers que faisait courir à la population cette détestable méthode d'alimentation, e* l'on se résolut à construire sur les deux rives deux immenses ég ils collecteurs destinés à recueillir toutes les eaux chargées des ma ères des vidanges pour les conduire au loin.
Cette première partie du programme que s'était tracé la ville de Londres est complètement mise à exécution , mais il restait à résoudre une seconde question aussi importante que la première, il s'agissait non-seulement de débarrasser la Tamise, pendant qu'elle traverse Londres, de toutes les immondices qui s y accumulaient, il fallait encore utiliser ces eaux au profit de l'agriculture ; malheureusement, la compagnie qui s'était formée pour conduire les eaux des égouts de Londres jusqu'au bord de la mer sur des sables incultes n'a pas réussi à réunir les sommes nécessaires à l'achèvement des travaux, et actuellement les eaux sont encore jetées à la Tamise au-dessous de Londres, de telle sorte qu'il se fait là un immense gaspillage de matières fertilisantes.
Les exemples d'heureux emploi des eaux d'égout sont communs cependant, et, avant d'arriver à la description des importants travaux qu'ont faits aux environs de Paris les ingénieurs des ponts et chaussées MM. Mille et Durand Glaye, il nous faut rappeler les résultats obtenus en Italie et en Angleterre.
Emploi des eaux d'é^ovi & Milan. — LcS eauX d'égOUt de la ville
de Milan sont chargées des immondices de la population ; elles reçoivent les matières fécales de 150000 personnes environ. On évalue la masse totale de liquide évacuée à 100 000 mètres cubes par jour : dans ce volume figurent pour une très-large part les eaux naturelles qui traversent la ville et dans lesquelles se délayent les résidus des maisons ; toutes les eaux sont réunies dans un canal à ciel ouvert qui sert d'émissaire à la ville. C'est sur le parcours de ce canal, la Vettabia, que les eaux sont vendues aux propriétaires des prairies. L' excédant rejoint la rivière Lambro, à 17 ou 18 kilomètres au sud de Milan. La surface des prairies confine aux portes mêmes de la ville, et toute
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la région est soumise à ces arrosements très-actifs, sans qu'on ait remarqué que la santé publique en ait reçu la moindre atteinte.
Les prairies désignées sous le nom de marcites reçoivent les eaux réchauffées par leur mélange. avec les eaux ménagères même au cours de l'hiver, alors que la neige couvre les prairies environnantes. Le? eaux, toujours ruisselantes à la surface de la prairie, abritent le gazon du froid et des vents, de telle sorte qu'il s'épaissit de décembre à février et devient assez abondant pour permettre une première coupe en février. On suspend l'arrosage huit joui'S au moins avant de faucher. On coupe six fois par an. Les deux premières coupes, en février et en avril, donnent environ 12 000 kilogr. de fourrage à l'hectare; chacune des coupes de juin et d'août, 9000, et celles qui ont lieu en octobre ou novembre donnent encore 6000. On récolte en tout 54 tonnes donnant environ 13 à 14 000 kilogr. de fourrage sec, quantités bien supérieures à celles qu'on récolte habituellement, mais qui sont moyennes pour les marcites^ qui rendent parfois 100 tonnes de fourrage vert à l'hectare. Nous verrons que les irrigations anglaises donnent même des nombres encore plus élevés.
irrieaitoBs d'Edimbourg. — Les eaux d'égout (1) de la ville d'Edimbourg sont employées à l'irrigation depuis un temps reculé, et il est curieux de reconnaître que là, sous un climat rigoureux, on cultive, sous l'influence de l'eau d'égout chargée des produits des vidanges, précisément les mêmes plantes que dans les marcites de Milan. Les prairies qui avoisinent la mer, dont le produit est très-faible dans les conditions ordinaires, donnent au contraire d'abondantes récolles aussitôt qu'elles reçoivent l'eau d'égout ; les coupes d'herbe sont affermées anhuellement à l'enchère, et le prix atteint de 1250 à 1750 fr. par hectare, il s'est élevé parfois jusqu'à 2500 fr. La commission de chimistes et d'ingénieurs chargée d'étudier les meilleurs moyens de purifier les eaux d'égout chargées des vidanges des villes a étudié particulièrement les eaux d'Edimbourg : elle a reconnu que la plus grande partie des matières tenues en suspension dans l'eau restait sur la prairie, que l'eau recouvrait d'une façon complète ; il n'en a pas été complètement de même des matières dissoutes : cependant, tandis qu'on trouvait dans 100 kilogr. de l'eau d'égout 11«',445 d'azote
(1) Les Anglais désignenl ces eaux sous le nom de sewagc, qui signifie eau chargée de toutes les immondices des villes, vidanges et détritus de toute nature ; on comprend facilement que les eaux de sewage, que nous désignons, faute de mieux, par le mot d*eaux d'égout, soient plus cliargées que les eaux de Paris, qui ne reçoivent qu'une faible fraction des liquides de nos fosses d'aisances.
combiné au moment de son arrivée sur Ja prairie, on ne trouvait plus que 2*^320 d'azote dans Teau qui s'échappait pour se rendre à la mer.
Les études de la commission « River s pollution » ont porté sur un grand nombre d'eaux provenant de diverses localités, et les documents qu elle a publiés, et qui ne forment pas moins d'une dizaine de volumes, sont remplis d'intérêt, puisque tous les systèmes proposés pour purifier les eaux contaminées par les vidanges et les résidus d'usine ont été examinés (1).
Nous ne pouvons essayer de résumer ici l'énorme travail auquel se sont livrés les ingénieurs anglais sous la direction de MM. Frankland et John Ghalmers Morton; mais nous devons donner comme exemple de leur travail les analyses exécutées aux environs de Barking sur les eaux d'égout de Londres, les résultats très-intéressants obtenus à Banbury, à Croydon et à Norwood. On aura ainsi une idée du soin que les savants anglais ont apporté à cette étude, et des résultats financiers obtenus par l'emploi des eaux d'égout.
Expériences folles h Lod^ie-larni, près de Barklnj;, h l'aide des eaux
des Yidanses de lioadrcs. — La Compagnie métropolitaine des eaux d'égout installa en 1866, dans cette ferme de 50 hectares environ, une série d'essais, afin de reconnaître la valeur, comme engrais, des eaux des égouts de la partie septentrionale de Londres ; le sol était disposé de telle sorte que les eaux, montées à la surface à l'aide d'une machine, se déversaient sur la terre et couvraient la prîiirie avant d'arriver aux rigoles qui devaient les déverser au dehors.
On prit un certain nombre d'éch*antillons des eaux avant qu'elles eussent filtré à la surface du sol n** 1, et après qu'elles avaient parcouru une certaine surface n° 2; un troisième échantillon, n° S, fut recueilli après un passage plus prolongé sur le sol , et enfin l'échantillon n° A fut pris, au maître drain, à la sortie des terres. Dans la seconde série d'essais, on prit encore le n° 1 à l'arrivée, le n° 2 après un parcours de 50 à 60 mètres à la surface du sol, et le n° 4 à la sortie de la prairie. On obtint les résultats réunis dans le tableau suivant :
(1) Report of Ihe Commissioners appoinled in 1868 to inquire in(o the heast means of preventing the poUutiê^i of river s. — Mersey and Ri()ble basins. — River Lee. — River Thames. — Rivers Aire and Calder, — Tke ABC process of treating sewage. — Pollution arising from the woolen manufactures and processes connected therewith, — London, 1868-1870, George Edward Eyre.
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Les résull<ats de ces analyses sont très-dignes d'attention. On remarquera d'abord que la terre est un filtre excellent, et que toutes les matières que Teau tenait en suspension sont restées à la surface du soL Les matières dissoutes sont loin, au contraire, d'être ainsi retenues, il peut même arriver que la totalité des matières dissoutes soit plus grande à la sortie qu à l'entrée , soit parce que la terre desséchée a pris plus d'eau que de sels dissous, soit parce qu'elle a abandonné à l'eau d'irrigation quelques-unes des matières solubles qu elle renfermait.
Le carbone se trouve dans les eaux qui s'écoulent hors du domaine en moins grande proportion qu'à l'arrivée; il en est de même de l'azote et de l'ammoniaque, mais il est bien digne de remarque que les nitrates, qui n'existent pas dans les eaux d'égout, se trouvent au contraire en proportions notables dans les liquides qui ont traversé le sol arable. 11 est clair que l'oxydation, bien qu'incomplète, a été considérable, et que si la purification des eaux a été suffisante, puisque les nitrates ne peuvent avoir aucune action fâcheuse sur la salulM'ité, la perte de matière fertilisante est encore considérable.
Cependant l'influence des eaux de vidanges fut des plus sensibles. 300 â03 tonnes furent distribuées en 1867 sur 22 hect. 4, et Ton récolta 2A80 tonnes de fourrage ; c'est donc un rendement de 110 tonnes à l'hectare. Et comme une partie de la prairie avait beaucoup souffert de la gelée , qu'une fraction importante de l'eau d'égout avait filtre au travers des rigoles inutilement, on estime que le rendement doit être dans des conditions normales de 150 tonnes à l'hectare. On peut admettre que pour 260 tonnes d'eaux de vidanges à l'hectare, on produit 2 tonnes et demie de fourrage de plus à l'hectare que dans les conditions ordinaires du climat et du sol de l'Angleterre (1).
irrigaiioBs h Banbary. — Cette viUe renferme une population de H 000 âmes; les eaux d'égout sont dirigées par une pente naturelle à un bassin, d'où elleà sont conduites à la partie la plus élevée d'une
(1) Les rendements précédents sont énormes, et le lecteur craindra peut-être quelques erreurs dans la conversion des mesures anglaises ; je vais montrer cependant que les différents éléments du calcul de l'auleur anglais s'accordent bien avec ce que nous savons du rendement obtenu en France des prairies non irriguées. On a trouvé que pour 25 U tonnes versées à l'hectare, on obtient 2500 kilogr. de foin de plus que dans les conditions ordinaires ; en d'autres termes, 100 tonnes de sewage développent une tonne de fourrage. Or, l'hectare a reçu 13 65& tonnes d'eau de vidanges, qui ont dû produire 136toDnc!i^5/^ de plus que le rendement ordinaire^ qui^est dès lors 150 tonnes — 136,54 = 13t(»>n<^»,â6. Or, une prairie d'Alsace rend en moyenne 4650 kilogr. de foin, qui, pesés verts, auraient fourni 17 000 kilogr. d'herbe, nombre qui est analogue à celui que produit la prairie anglaise non irriguée, mais qui montre la puissance que communique à la végétation des graminées les eaux d'égout répandues avec profusion.
à9^ DES ENGKAIS.
ferme de 3A hectares, louée pour vingt et un ans à raison de 280 francs par hectare..
On a recueilli deux séries d'échantillons des eaux d'égoot , la première en 1868, la seconde en 1869. L'échantillon n° 1 de la série A a été pris à la pompe même qui devait le distribuer sur le terrain » et le n° 2 à la sortie des prairies. Le n° 1-de la série B a été pris en partie à la pompe et en partie au moment oii les eaux arrivaient à la prairie; le n** 2 était de l'eau qui avait passé sur une prairie d'environ un hectare et demi à la vitesse de 70 tonnes à l'heure; le n" 3 a été pris après que l'eau d'égout avait parcouru environ un mille àl'air libre, et après son parcours sur une prairie : il représente la composition de l'eau telle qu'elle est rejetée à la rivière. La ferme est placée sur une terre forte ; elle est presque entièrement en prairie , bien que le sol ne soit pas très-avantageux pour cette sorte de culture : en effet, la terre se fendille pendant Tété, et Teau d'égout arrive jusqu'aux drains sans avoir pu, par sa filtration au travers de la terre, se dépouiller des éléments qu'elle renferme; de plus, la surface n'est pas bien disposée pour l'irrigation , elle est inégale, et l'eau s'accumule dans les parties basses au grand désavantage des plantes. Cependant les renseignements fournis sur les produits de la ferme sont satisfaisants , et il est vraisemblable que la ferme payera bientôt les dépenses do premier établissement qui ont été faites, et que les habitants seront débarrassés des eaux d'égout provenant de la ville, sans qu'ils aient à supporter aucune charge sérieuse.
Les analyses ont donné les nombres suivants :
bS
ViM
WM
es
oc
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ft.
eo
EU
OS
fiC
CQ
ir
fi
îr
in 'A cr.
Se se
co
eo
co
lO
es
eo
Oï
lo
•et
co
•cf
aft> M
<o es
•et
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