‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 159 sur 228 · CARBONE · texte numérisé non relu

CARBONE

des

AZOTE

des

AUMO-

AZOTE

defl

AZOTt

matières dissoutes.

matières organiques.

matières ort^aniques.

NIAQCB.

nitrates

et nitrites.

total cfimbioé-

Chlore.

Eaux d*égout à leur arrivée.

Norwood.

Croydon .

Eaux après les iirigalions.

If,, (Norwood.

'•^^ ICroydon.

A , \ Norwood.

Automne. . ^ .^„ • I Croydon.

„. ) Noiwood.

""'®'^ (Croydon.

Après 7 jours j NorWOOd.

do gelêc. j Croydon .

On remarquera, à la lecture du tal)leau précédent, que la somme des matières restées en solution est remarquablement uniforme pendant toutes les saisons : mais en comparant le degré de purification obtenu dans les deux fermes, il convient de se rappeler que le degré de pureté de Feau, après l'irrigation, dépend surtout de son état déconcentration au moment de Tarrivée. On peut juger de la richesse dfes eaux par la quantité de chlore qui y est contenue : on reconnaît ainsi que pendant Télé les eaux de Nor^vood étaient très-chargées , aussi les éléments organiques se trouvaient-ils dans l'eau qui avait servi à l'irrigation en proportions notables ; en hiver, quand les eaux étaient moins riches à l'arrivée, elles étaient presque pures à la sortie. A la ferme de Croydon , Teau était plus concentrée en hiver et en automne, par suite moins pure à la sortie ; en été, quand Feau, à l'arrivée, était moins chargée, elle atteignait, au moment de rejoindie la rivière, une grande pureté. En résumé , on voit que la composition des eaux re^ jetées aux rivières après les irrigations dépend plus de leur degré Ue concentration à leur arrivée aux prairies que de la saison même.

EMPLOI DES EAUX D'ÉGOIjT. 501

Késamé d«s opération* exécatéea en Angleterre par tho Board of

heaith. — Les ingénieui-s placés sous la direction de MM. Frankland et Ghalmei-s Morton déclarent, en terminant ieurs longs travaux, qu'après avoir essayé un grand nombre de procédés proposés pour la purification des eaux d'égout des villes , ils sont arrivés à se convaincre que l'irrigation était le moyen le plus simple , le plus commode, le plus avantageux de se débarrasser des causes d*insalubrité qu'elles engendrent. L'irrigation a surtout porté sur les prairies, et elle a eu lieu en toute saison et toujours en couvrant complètement les prairies avec les eaux ; le foin, obtenu en quantité énorme, est généralement un peu grossier, mais il convient cependant à la nourriture des vaches, ainsi que Je démontrent les essais suivants dus à M. Lawes.

Expérieneea de M. Laires «nr la valear du loin réeolté mwur lem prairlea irrlcnéea avec les eanx d'égont. — NouS trOUVOUS en effet,

dans l'importante collection de mémoires des laborieux agronomes de Rothamsted, un travail important sur l'emploi des eaux d'égout, et nous en donnons ici les conclusions.

Par l'emploi de grandes quantités d'eau d'égout des villes sur une prairie permanente pendant les mois du printemps et de Tété, à la dose de 25000 tonnes par bectare et par an, on obtient, pour 1000 tonnes d'eaux vannes employées, un accroissement moyen de 4000 kilogr. de foin en vert (qui, eu égard à la petite quantité de substance sèche contenue dans l'herbe de la prairie arrosée, représente seulement environ 750 kilogr. de foin). Le produit maximum obtenu fut d'environ 80 000 kilogr. de foin vert par hectare (1).

M. Lawes ne voulut pas se contenter d'apprécier la quantité de foin obtenue sur la prairie arrosée et sur celle qui ne l'était pas, il employa le foin récolté dans ces deux conditions différentes à la nourriture des bœufs et des vaclies, afin de reconnaître s'ils exerçaient sur l'engraissement ou sur la production du lait une influence quelconque ; il a résumé ses conclusions comme suit :

1" Les bœufs tenus en stabulation et nourris exclusivement avec le foin , qu'il provînt de la prairie arrosée ou de cellç qui ne l'était pas, restèrent dans les conditions d'accroissement ordinaires aux animaux qui reçoivent une bonne nourriture d'engraissement; mais quand pendant quelques semaines on ajouta des tourteaux à l'herbe, l'accroissement devint satisfaisant.

2'' Des vaches maintenues à Tétable et mises au régime de l'herbe,

(1) Ces nombres sont inférieurs à ceux que noas avons donnés plus haut, mais ils s'ac* cordent avec ceux qu'on a obtenus à Gennevilliers.

après avoir reçu des tourteaux, donnèrent beaucoup moins de lait, mais en quantités à peu près égales, que le foin provînt de la prairie arrosée ou de celle qui ne Tétait pas. Les vaches qui reçurent le foin de la prairie îion arrosée consonmièrént plus de nourriture et donnèrent plus de lait par rapport à leur poids, que celles de la prairie arrosée ; mais la quantité de lait fournie pour une quantité donnée de nourriture fraîche fut exactement la même dans les deux cas, et, comme la matière sèche contenue dans Fherbe de la prairie arrosée était en moindre quantité, il en résulte qu elle a poussé à la production du lait beaucoup plus que Tautre. Quand on donna le maximum d*arrosement, on obtint environ 2000 francs de lait par hectare. La valeur du lait obtenue par l'augmentation de produit due à 1000 tonnes d'eaux vannes fut d* environ 1 25 francs.

3*" La composition des eaux de vidange de Rugby (endroit où Ton opérait) varie beaucoup suivant les saisons. Les eaux étaient singulièrement plus chargées pendant les mois secs. En moyenne, pendant sept mois , les eaux renfermaient à peu près j~^ de matière solide ; elles renfermaient environ ^-^^ d'ammoniaque. 1000 tonnes représentaient les excréments fournis pendant une année par 21 à 22 personnes de tout âge et des deux sexes. La composition moyenne de ces eaux est à peu près semblable à celle des eaux d'égout de Londres (1).

4* L'herbe fournie par la prairie arrosée contient beaucoup plus d'eau que celle qui a été récoltée sur la prairie non arrosée ; mais la matière sèche de la prairie arrosée est généralement beaucoup plus riche en matière azotée. Le lait des vaches alimentées avec le foin arrosé présente à peu près la même composition que celui des vaches qui ont reçu le foin de la prairie sèche.

§ 123. — EMPLOI DES EAUX d'ÉGOUT DE PARIS DANS LA PLAINE

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