NATURE DES CULTURES
D0HUCX2ITBI.
Betteraves
Colza
Froment
Orge > Axote.
Avoine
Seigle .
Prairie naturelle
Pois ;
Haricots
Féveroles
Trèfle
Sainfoin \ Potasse.
Yesces
Luzerne
Lin . .
Pommes de terre
Tumeps.
Rutabagas ' Phosphate.
Maïs S
pnoDcns CHiMiQrEs correspondftntB.
\ Sulfate d*ammoniaque.
/Nitrate de soude.
) Nitrate de potasse.
\ Nitrate de potasse.
> Potasse épurée.
) Silicate de potasse.
\ Noir de raffineries.
? Cendres d*os.
j Superphosphate.
On comprend facilement que, sachant quelle végétation luxuriante les eaux d'égout communiquent à la prairie naturelle, M. G. Ville ait choisi pour sa dominante Fazote. Mais la dominante du lin, qui exige de si fortes fumures, est-elle bien la potasse ? est-elle aussi celle des pommes de terre? Le lecteur a pu voir dans le chapitre précédent que les engrais de potasse n'ont généralement produit aucun effet sur la culture des solanées, tandis que le froment a au contraire singulièrement bénéficié des engrais de potasse ; de telle sorte que placer la pomme de terre parmi les plantes à potasse nous paraît une erreur. Peut-on dire encore que la dominante du trèfle, du sainfoin, de la luzerne est la potasse, quand on se rappelle que ces engrais n'exercent aucune influence heureuse sur les légumineuses, quand le sol est épuisé de matières ulmiques? Enfin n'y a-t-il pas quelque inconvénient à mettre directement Fengrais azoté sur la céréale, au lieu de le donner à la plante sarclée qui commence la rotation.
Cette distinction entre les matières particulièrement utiles des engrais me paraît donc peu fondée ; elle peut même singulièrement induire le cultivateur en erreur en cessant de lui faire concevoir nettement que, suivant l'expression de M. Chevreul, Tengrais est une matière complémentaire, et que, par suite, le guide le plus sûr de l'acheteur d'engrais est encore la connaissance de la composition de
son sol et celle des besoins des plantes, que l'analyse des cendres est tout à fait impuissante à lui fournir.
Quant au choix que fait M. G. Ville des produits chimiques destinés à fournir aux plantes l'une ou l'autre des dominantes y il n'est pas toujours heureux. Sans doute il n'y a rien à dire sur le choix des phosphates; mais que penser des produits chimiques destinés à fournir Ja potasse? Comment choisir, pour appliquer sur des légumineuses, du nitrate de potasse dont le prix est exhorbitant, ou encore de la potasse épurée^ c'est-à-dire sans doute du carbonate de potasse, d'un prix également excessif; enfin du silicate de potasse, produit fabriqué et qui renferme une partie de son poids en silice, dont avec raison M. G. Ville nie l'importance ? Pourquoi ne pas indiquer plutôt les potasses de Stassfurt, ou celles des usines d'Alais? pourquoi surtout donner un' nitrate à des plantes] telles que les légumineuses, qui n'en tirent aucun profit?
Il est vrai que, depuis la publication du tableau précédent, M. G. Ville a conseillé d'employer le chlorure de potassium, qui se forme au reste naturellement dans les engrais cités plus haut qui renferment du sulfate de potasse et du sel marin.
Exemple de famoree A Fatde des ensrale ehtiniqne** — Pour faire
concevoir comment M. G. Ville entend la répartition de ses engrais, nous citerons les exemples d'assolements suivants :
A l'hectare.
Quantité. Prix. Dépense.
.re.niii<k ( Phosphate acîde de cbaux . . 400 6A