‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 2 sur 228 · X AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

X AVERTISSEMENT

que chaque récolte enlève périodiquement; de là Temploi des entais dont l'élude forme la quatrième et dernière partie de notre ouvrage.

Un premier chapitre est consacré àTétude des entrais d'origine végétale, engrais verts, tourteaux, plantes marines : nous y discutons la question si controversée des plantes améliorantes; dans le second, nous traitons de l'origine de la composition et des emplois de guano; dans le troisième et le quatrième chapitre, nous nous occupons de l'utilisation des matières animales et des matières fécales. L'emploi des eaux d'égout a été, en Angleterre, pendant ces dernières années, l'objet de recherches étendues, et nous avons résumé dans notre cinquième chapitre quelques-uns des résultats publiés par la commission qui s'est occupée, sous la direction de M. Frankland, des moyens d'éviter l'infection des rivières par les immondices des villes ; nous avons aussi dans ce chapitre appelé l'attention sur l'instructive métamorphose qu'a subie la culture de la plaine de Gennevilliers depuis qu'elle emploie à hautes doses les eaux de l'égout d'Asnières.

Uétude du fumier de ferme vient ensuite. Conduit par les importants travaux de M. P. Thenard, nous arrivons à comprendre les métamorphoses complexes qui se produisent pendant la confection de cette matière qui, bien qu'on en ait dit, reste la base de toute agriculture régulière.

Après avoir discuté dans notre neuvième chapitre la doctrine des engrais chimiques, et n'avoir reconnu à ceux-ci qu'un rôle analogue à celui du guano, de la poudrette, des phosphates, celui d'engrais complémentaire, nous résumons tous nos travaux sur les engrais; le fumier reste pour nous la matière fertilisante par excellence, de telle sorte que le progrès agricole est lié, à notre avis, au succès des spéculations sur les animaux, par suite à la culture de la betterave dans le nord, k la pratique des irrigations dans le midi ; les engrais des villes jetés dans les eaux d'égout doivent servir surtout à la culture maraîchère, qui s'établit naturellement aux environs de tous les srrands centres de consomma-

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tion. Nous ne croyons pas qu'il soit possible de faire revenir économiquement aux campagnes toutes les matières fertilisantes des villes, et nous cherchons à combler le déficit qui s'établit ainsi forcément à Taide de Fazote prélevé sur l'atmosphère pendant la décomposition des matières végétales, à Taide encore des phosphates et de la potasse empruntés aux nombreux gisements actuellement exploités.

Nous avons eu recours, dans la rédaction de cette dernière partie, aux travaux de l'illustre président de la Société d'agriculture dt* Fraoce, M. Chevreul, qui a formulé nettement l'idée si exacte de la nature complémentaire de l'engrais, tellement qu'on pourrait le définir: la matière utile à la plante qui manque au sol; nous avons fait encore, comme dans les autres parties de cet ouvrage, de nombreux emprunts aux publications des divers savants déjà cités, et en outre, aux nombreux mémoires insérés dans le Joimiaf de la Société (Taf/rindture d'Angleterre^ dans le Journal d agriculture pratique^ dans le Journal de l' agriculture, enfin nous avons souvent consulté Texcellente publication du ministère de Tagriculture relative à l'enquête sur les engrais industriels si habilement dirigée par Tilluslre secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, M. Dumas. Pour écrire le chapitre qui traite de remploi des phosphates, nous avons mis d'abord à contribution les remarquables publications de M. Klie de Beaumont qui a tant contribué à créer cette industrie aujourd'hui florissante, et qui a ainsi rendu au pays un service signalé; puis celles de Tinfatigable chercheur M. de Molon, qui le premier a exploité en France les gisements de phosphate fossile ; enfin, nous avons également puisé dans les leçons de chimie agricole récemment publiées par M. Bobierre. Les ouvrages de M. G. Ville nous ont fourni les documents nécessaires à l'exposition de la doctrine des engrais chimiques.

Le lecteur trouvera dans cet ouvrage l'indication de travaux assez nombreux qui me sont personnels; les plus anciens (1857)

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