CHAUX
dans la graine lavée.
Froment
Haricots
Ghènevis
Pois
Acide phosphorique contenu dans 100 de graines lavées avec une dissolution d'acide
chlorhydrique (1 d'acide fumant pour 10 d'eau).
Noms des graines. .Vcide phosphorique.
Froment 1,596
LentiUes 3,099
HaricoU 0,573
lodures. — Quand les végétaux mariDs renferment des iodures en quantités assez notables pour qu'il soit possible d'y reconnaître l'iode sans traiter des masses trop considérables, on trouve cet iode dans les cendres ; mais il est impossible de le caractériser dans l'extrait aqueux obtenu de la plante.En calcinant le Fucus vesiculosus^ on peut, à l'aide du chlore, puis du chloroforme ou du sulfure de carbone, obtenir la coloration caractéristique de l'iode ; mais il n'a pas été possible d'obtenir la moindre réaction en traitant de la même façon l'extrait aqueux. Ainsi l'iodure de potassium est probablement engagé, dans ces plantes, dans une combinaison assez intime pour résister à l'action de l'eau bouillante ; on sait cependant que ce sel est tellement soluble dans l'eau, qu'il est déliquescent.
Sulfates et chlorures. — C'est surtout en étudiant l'état des sulfates et des chlorures dans les végétaux marins, que nous pourrons constater que les principes minéraux sont parfois liés aux fibres végétales par simple affinité capillaire. Quand on compare les analyses de l'eau de mer à celles des cendres d'un Fucus^ un fait frappe d'abord : tandis que les deux tiers du résidu salin laissé par l'eau de mer sont formés de chlorure de sodium, les cendres des Fucus n'en renferment qu'un quart de leur poids au plus, et parfois seulement un sixième; le sulfate de magnésie est bien moins abondant dans l'eau de mer que le chlorure de sodium, et cependant les sulfates sont en quantités considérables dans les cendres des Fucus.
Il est facile de montrer que toutes ces matières ne se trouvent pas au même état dans toutes les plantes marines. Si, en effet, on prend quelques-unes de celles-ci et qu'on les coupe, puis qu'on les fasse bouillir avec de l'eau, de façon à enlever les sels solubles, on est parfois très-frappé de voir que l'eau enlève des chlorures et presque pas de sulfates. L'expérience a été faite sur le Fucus vesiculosus : on a trouvé, dans un essai fait d'abord sur 0«%9â4 de cendres provenant de la plante lavée, une si faible quantité de chlore, qu'il a été impossible de faire le dosage ; dans un autre essai, 6>%332 de plante sèche ont donné 0,980 de cendres, dans lesquelles on n'a dosé que 0«%007de chlore , tandis qu'elles contenaient une proportion notable d'acide sulfarique.
Dans un essai qui a porté sur le Fucus serrattis, on a trouvé que 100 parties de plante lavée à l'eau bouillante et séchée donnaient 88',10 de cendres. Le Fwct/5 serraius normal donnait, pour 100 de cendres, 22,222 d'acide sulfurique et 6,040 de chlore; tandis qu'après le lavage on trouvait 34,5 d'acide sulfurique pour 100 de cendres, et que
les chlorares y étaient devenus complètement indosables. Nous ne saurions trop insister sur ce fait qui nous parait capital : l'eau enlève au Fiic^ÂS vesiculosus presque tous les chlorures en laissant les sulfates ; Teau enlève de même au Fucus serratus tous ses chlorures, et ne laisse que des sulfates. Il est donc certain que les chlorures et les sulfates n'existent pas dans ces plantes au même état, et que les uns. y sont en combinaison, tandis que les autres, au contraire, semblent y être encore dissous dans l'eau qui gorge la plante.
Toutes les fucacées ne donnent pas des résultats semblables ; dans toutes, les sulfates ne sont pas retenus par la matière organique plus énergiquement que les chlorures. On verra, au contraire, d'après les chiffres suivants, que le Halidrys siliquosa perd au lavage une plus grande quantité de sulfate que de chlorure.
On a trouvé dans la plante normale séchée à l'air 10,650 de cendres, et seulement 5,585 dans la plante lavée; celle-ci avait donc perdu plus de cendres que de matièi'es végétales. Au reste, Tacide sulfurique y avait été enlevé en quantité aussi considérable que le chlore ; 100 de cendres de la plante normale renfermaient, en effet, 2&,252 d'acide sulfurique et 1,190 de chlore, et 100 de cendres de la plante lavée renfermaient 20,115 d'acide sulfurique et 0,900 de chlore.
Ces résultats si différents donnés par ces deux fucacées sont résu-mes dans le tableau suivant :
NOMS DES PLANTES
KXP&RIlfB9Tk».
Fucus serratus.
Halidrys siliguosn.