‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 7 sur 228 · DÉDUCTION · texte numérisé non relu

DÉDUCTION

faite de l'aenie car-

[lOMJqiie, 100 Tol.

du gux reu ferment:

Oxygène.

Azote .

Les autres expériences conduisent à des résultats dans le même sens ; le verre incolore dépoli est toujours placé le premier, et les autres couleurs se suivent dans Tordre qu'elles présentent dans Texpérience précédente.

M. Sachs a donné dans sa Physiologie végétale des résultats observés par une méthode particulière que plusieurs physiologistes ont employée dans ces dernières années, et qui ne me paraît présenter aucune garantie d'exactitude. — Quand on place dans une dissolution d'acide carbonique un rameau d'une plante marécageuse récemment coupé, puis qu'on l'expose au soleil, on voit de petites bulles de gaz se dégager de la section fraîche et se suivre rapidement en s'élevant dans le liquide.

M. J. Sachs a proposé de mesurer l'intensité de la décomposition de l'acide carbonique en comptant le nombre de ces bulles de gaz qui se d^gent pendant ime minute ; mais je ne pense pas qu'on puisse rien conclure d'un semblable mode d'observation, dans lequel on ne recueille pas le gaz dégagé pour le soumettre à l'analyse, dans lequel on compte des bulles de gaz qui peuvent ne pas avoir la même grosseur, dans lequel enfin on observe pendant un temps extrêmement coort.

Quoiqu'il en soit, les résuhats fournis par M. Sachs sont d'accord avec ceux de MM. Daubeny, Draper et Cloëz.

M. Louis Caitletet est encore arrivé récemment à des résultats aualogues {Ann. de chimie et de phys., k' série, 1868, t. XIV, p. 325). Les feuilles, placées dans une ëprouvette de verre, étaient disposées dans une lanterne garnie de verres diversement colorés où circulât

Vk. 4. — Appurei! de M. Caillelet pour clé- Frc. 5. ÉproiivcUe à rtouMe enreloppe.

terminer l'inlliience .le divers njani lu- emplnifée par M. Caillelet pour de terminer

mineux lur la dêcoinposiHon <le Tacida l'influence de divers rajoM lumineux sur

carbonique par les reinlles. L'air circule la dicompositinn de l'acide carbonique,

constamment d.ing la cii(;e par suite du On introduit par Tonllce (upérieur le

tirage déterminÉ par la cbeniinée sup*- liquide coloré.

constammrnt un courant d'air froid ((ig. 4) , on encore dans une éprouvette àdoiible cnvrloppe, ot'i l'on intiotluisait le liquide coloré (fig. 5) . — L'auteur a conptalé d'abord que les feuilles d'une même plante et de surficrs égales dil'COinposL'nt sensiblement les mêmes volumes d'acide carbonique, lorsqu'elles a^'issonl sur des mélanges gazeux identiques expo-iésjï une mCine source tinnineiise; il a roconnit en outre, comme ses devanciers, que les rayons lumineux jaunes et rouges sont plus efficacfis que les bleus et les violets.

Dans l'une de ses expériences, après plusieurs heures d'exposition au soleil, on a trouvé non déromposées les quantités d'acide carbonique qui figurent au tableau ci-,iprè3 :

Air méhofi d'acide csrbooiqae ... 18 p.iOO. 2t p. 100. 30 p. 100.

Jode (bssoas dans 1« sulfnre de cdrbône 18 SI 30 — Le papier pbotoarafbiqtie ne noircit pas.

Verre vrrt 20 30 37 — Le chlorure d'ar^t'iit te colore leatement.

— TÎoIeL 18 19 28 — Le papier noirrit trt's-rapideinent.

— bien ,.,.. 17 10,50 27 — Le pa[>ier se rolun* très-rapiilement.

— rooçe ,, 7 5,50 23 — Ni le papitr ni le rliloriire d'ar&:cnt addi-

tiounc de nitrate ne nuircissiMit.

— janoe , 5 1 18 — Le pfl[»ier ne noircit pas.

— dépoli , • 9 S — Le papier se colore très-rapidement.

Od voit que les couleurs les plus actives, au point de vue chimique, sont celles qui favorisent le moins la décomposition de l'acide carbonique. La lumière verte ne provoque aucune décomposition ; elle semble même, au contraire, favoriser le dégagement de Tacide carbonique. En plaçant en effet sous une cloche de verre vert éclairée par les rayons directs du soleil une éprouvette contenant de Fair pur et une feuille, on obtient, après plusieurs heures, une quantité d'acide carbonique peu inférieure à celle qui serait produite par les mêmes feuilles dans l'obscurité.

C'est probablement, ajoute l'auteur, en raison de cette singulière propriété de la lumière verte, qui doit produire après un temps assez coart l'étiolement des plantes sur lesquelles elle agit , que la végétation est généralement languissante et chétive sous les grands arbres, quoique l'ombre qu'ils portent soit souvent peu intense.

A égale laiteasité ImniBeafle, les rayons rouges et Jaunes sont plus rfcaecs posur déternUner la déeomposition de l'aelde carbonique que

les rayons verts et biens. — Un naturaliste' distingué, M. Prillieux, a présenté à l'Académie des sciences, au mois d'août 1869 {Compt, rend., t. LXIX, p. 27A), un travail sur l'influence des divers rayons lumineux sur la décomposition de l'acide carbonique. M. Prillieux fait remarquer avec raison que, dans les recherches de ce genre, on ne s'est pas occupé d'obtenir des intensités lumineuses égales, et que, en exposant des feuilles dans des manchons renfermant une dissolution concentrée de sulfate de cuivre ammoniacal ou d'iode dans le sulfure de carbone, on soumet les plantes à une lumière bleue ou violette infiniment moins intense que celle qu'on obtient à Talde d'une dissolution jaune de chromate neutre de potasse ou rouge de carmin dans l'ammoniaque ; en plaçant des plantes aquatiques dans de l'eau chargée d'acide carbonique, et en immergeant les flacons dans des manchons renfermant diverses dissolutions également transparentes, M. Prillieux a trouvé que dans le même temps la plante émettait la même quantité de gaz.

On conçoit toutefois que le mode d'opérer de M. Prillieux puisse entraîner deux causes d'erreur différentes. La première est la néces-

site OÙ l'on 36 trouve de diluer beaucoup la dissolution bleue pour l'amener au même degré de transparence que la dissolution jaune; et alors il reste à démontrer que la plante est bien placée dans de la lumière bleue, et non dans de la lumière blanche à peine modifiée. On ven"a, en effet, plus loin que pour obtenir l'égalité entre les dégagements de gaz avec les plantes plongées dans les dissolutions bleues et jaunes, il faut singulièrement étendre les premières, La seconde cause d'erreur que je signalerai est due à l'emploi fait par l'auteur du mode d'observation imaginé par M. le docteur Sachs, que nous critiquons plus haut. En effet, la quantité de gaz émise par une plante, au moment même où elle est plongée dans une dissolution colorée, n'est pas du tout celle qu'elle donnera quelques instants plus tard (voyez Ami. des sciences naturelles, Bot&niijde, 5' série, tome XII, p. 5) , et je crois qu'on ne peut conclure, dans des questions aussi délicates, qu'après avoir expérimenté pendant un temps assez long et avoir recueilli assez de gaz pour qu'il soit mesuré en ceniimëtres cubes et analysé.

Pour obtenir des dissolutions également transparentes, on a pris des éprouveltes à gaz présentant le même diamètre intérieur, et l'on

Kic. 6. — Appareil employé par M. Dshérain pour délerminer la quinlité dea gax émit par dei plantei aqualiques loumiiei à l'aclloQ des rayooi lumineux d'èfole ialenùlé, mais de diverses couleurs.

a étendu ou concentré les dissolutions jusqu'au moment où, placées à côté l'une de l'autre dans une chambre obscure et éclairée par une bougie, elles ont donné des ombres d'égale intensité. Ce procédé de mesure est certainement défectueux : mais on a toujours un peu exagéré l'opacité de la dissolution rouge orangée de chlorure de fer

que roD comparait à la dissolution bleue du sulfate de cuivre ammoniacal; la dissolution rouge vif de carmin dans l'ammoniaque à la dissolulion verte du chlorure de cuivre. Les flacons, renfermant un poids déterminé d'une plante aquatique plongée dans l'eau légèrement chargée d'acide carbonique, étaient complètement immergés dans la dissolution jusqu'au bouchon (fig. 6). Comme dans toutes les expériences analogues, le tube était lui-même rempli d'eau au commencement de l'expérience. On a obtenu les résultats réunis dans le tableau suivant :

QutnUUés de gasf émis par des plantes aqucUiques exposées au toleil pendant tme heure dans des dissolutions différemment colorées^ mais également transparentes.

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