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Ces analyses présentent un véritable intérêt. Sans doute on ne peut pas affirmer que l'absence d'une matière dans Teau contenue dans la terre arable démontre absolument que les plantes ne finiront pas par l'y rencontrer à un état favorable à T assimilation, mais elle fait connaître l'abondance relative des principes utiles, et, par suite, elle donne des indications précieuses sur les engrais à distribuer. Les champs B et C, par exemple, ne renferment pas de phosphates dans l'eau confinée, et cependant B avait fourni 39 hectolitres de blé; il faut donc que la plante en ait trouvé. Il est probable, toutefois, que les phosphates y produiront plus d'eWet que dans E et dans F, qui en cèdent à Peau des quantités sensibles.
La potasse se rencontre dans les eaux analysées en bien plus faible proportion que la soude, l'acide nitrique y est abondant, tandis que l'ammoniaque fait presque partout défaut. Les laborieuses déterminations de M. Schlœsing viennent donc confirmer tout ce qui a été dit déjà dans les paragraphes précédents; elles montrent que les substances contenues dans les eaux qui circulent dans la terre arable sont celles qui résistent à l'absorption, ou au moins que les matières absorbables n'existent dans les dissolutions qu'en si faibles quantités, qu ellas échappent à l'analyse. C'est notamment ce qui a lieu pour l'acide phosphorique, que les plantes savent toujours trouver dans le sol, mais que les chimistes, manquant d'un réactif suffisamment sensible, sont parfois impuissants à doser et même à reconnaître.