ORIGINE ET ROLE DE L’EAU
quart du poids du corps que forment les matières organiques sèches de toute nature.
Matériaux gazeux. — Nous n’avons pas à revenir ici sur la fonction chlorophyllienne et la respiration des végétaux. En ce qui touche aux animaux, il nous suffira de dire, pour le moment, que les matériaux gazeux qu’ils contiennent, combinés faiblement ou en solution dans leurs tissus et plasmas, sont ceux de l’atmosphère où il vit.
L 'oxygène en partie combiné, en partie dissous, existe dans le sang et dans presque toutes les humeurs, fl s’unit dans le sang à une substance albuminoïde spéciale ferrugineuse, l’hémoglobine, qui le rend actif et le transporte partout avec elle. Par cette voie, il se fixe dans nos cellules et plasmas sur les produits essentiellement oxydables qui proviennent de l’hydratation des albuminoïdes; une minime partie reste simplement dissoute dans les humeurs. Nous consommons par jour de 770 à 850 grammes de ce gaz que nous empruntons à l’air par la respiration; nous en excrétons par le poumon 540 à 720 grammes sous forme d’acide carbonique ; le reste est rejeté par la peau sous ce même état ou transformé en eau et produits divers dans l’économie.
On verra que la quantité d’oxygène inspiré est insuffisante d’environ 1 cinquième pour balancer la totalité des pertes journalières que représente l’ensemble de nos sécrétions, la respiration comprise ; l’eau de boisson étant défalquée à l’entrée et à la sortie. Le cinquième environ de l’oxygène que nous excrétons nous vient donc directement de nos aliments, observation importante qui montre l’erreur que l’on commettrait en considérant les grands animaux comme des êtres entièrement aérobies et séparés par une barrière infranchissable des êtres anaérobies inférieurs.
L 'azote se rencontre dissous dans le sang et les divers plasmas, ou contenu dans les cavités remplies de gaz. Il est normalement sécrété par la muqueuse intestinale. Une très minime proportion provenant de la désassimilation anaérobie des albuminoïdes est rejetée en nature. On s’est déjà suffisamment étendu sur son origine et sa désassimilation dans les plantes et chez les animaux (p. 52, 61 et 68).
L 'acide carbonique se trouve, à côté de l’oxygène, en partie à l’état de dissolution dans les humeurs et les tissus, mais surtout sous forme de combinaisons. Dans la plupart des plasmas on rencontre d’une part les bicarbonates alcalins et terreux, de l’autre les phosphates alcalins unis au même gaz. Une molécule du phosphate de soude qui alcalinise le plasma sanguin, absorbe 2 CO2, si faiblement combiné, il est vrai, qu'à 37° le passage d’un gaz inerte, la présence de l’oxygène uni à l’hémoglobine ou le vide imparfait l’entraînent à peu près complètement.
D’autre part, une portion de l’acide carbonique est liée plus ou moins