‹ Cours de chimieChapitre 107 sur 633 · NATURE ET ROUE DES SELS DANS L’ORGANISME · texte numérisé non relu

NATURE ET ROUE DES SELS DANS L’ORGANISME

minoïdes; il active la sécrétion urinaire sans élever pour cela la proportion d’urée éliminée.

D’après les expériences de Boussingaull sur les bœufs, et de Daillv sur les moutons, l’addition d’une petite proportion de sel marin à l’alimentation de ces animaux, n’élève point la quantité dont ils augmentent de poids pour une même dose d’aliments. 11 a été toutefois établi que le sel marin assure l’assimilation des phosphates.

La potasse absorbée par le végétal, en se transformant en sels organiques, accélère les oxydations des tissus et favorise la disparition des réserves d’amidon et de sucre, ainsi que la production des citrates, malates, tartrates nécessaires à l’évolution de la plante. On l’a démontré particulièrement pour le tabac, qui assimilant très aisément le sulfate de potasse s’enrichit en malate et citrate de cette base. Sauf pour les plantes des terrains salés, les sels de sodium ne peuvent jouer ce rôle ; et dans ces végétaux marins eux-mêmes il existe dans leurs cellules et leurs tissus un excès de sels de potasse.

Le chlorure de potassium se trouve dans les liquides et plasmas intracellulaires, les globules sanguins, le suc musculaire, le tissu nerveux. A dose modérée, il semble avoir une véritable action stimulante sur l’assimilation. Les aliments animaux et végétaux nous apportent les uns et les autres des sels de potasse.

Ce sont nos aliments et nos boissons qui nous fournissent les sels de chaux. J’ai montré ailleurs que la quantité de chaux que nous éliminons en 24 heures est d’environ 0gr,824 et que nos aliments ne nous en fournissent que 0gl’,650 à 0gr,700 environ, d’où la nécessité pour l’économie de trouver un supplément de chaux dans les boissons. (A oir Encycl. d'hygiène, de J. Rochard, t. II, p. 544.)

La chaux donne de la solidité et de la résistance aux tissus : elle les minéralisé, les insolubilise. Elle s’y accumule lorsqu’ils dégénèrent.

La magnésie se rencontre dans l’organisme à l’état de phosphate, carbonate et sulfate. Elle accompagne la chaux en petite proportion, et joue un rôle important si l’on en juge par sa présence constante surtout dans les organes très actifs tels que la chlorophylle, le cerveau, les muscles, l’œuf ou à fonctions très efficaces, comme le thymus.

On a observé que l’existence de la magnésie dans le sol était favorable au développement de quelques végétaux, de la vigne par exemple.

Les sulfates sont toujours en proportion suffisante dans l’alimentation : l’acide sulfurique est, en effet, un des produits constants de la désassimilation des albuminoïdes. Nous en excrétons de lgr,5 à 2pr,5 par jour, davantage si le régime est plus animal que végétal. D’après Künkel, 70 pour 100 environ du soufre albuminoïde est transformé en acide

Page 1