ROLE DES PHOSPHATES DANS L’ORGANISME
lirnaux. Les expériences de M. H. Weiske, en Allemagne, ont aussi montré (pie les phosphates terreux précipités ajoutés, même à l’état élatineux, à la nourriture des ruminants, ne sont pas assimilés, i Tourn. f. Landwirtschaft , t. XXI, Jahrg., 2le Helft.)
Les phosphates terreux s’éliminent surtout par les urines à l’état de hosphates acides chez les carnivores, de phosphates basiques chez les crbivores; mais ces derniers excrètent surtout par l’intestin leurs hosphates de chaux et de magnésie.
L’élimination des phosphates est proportionnelle à celle de l’azote et roît avec elle. Les phosphates alcalins sont plus activement désassimilés ue les terreux durant le travail musculaire.
Le phosphate ammoniaco -magnésien n’apparaît pas normalement ans l’organisme; on peut le trouver à l’état de calculs intestinaux chez -es herbivores, ou sous forme de dépôts dans leurs urines. Celles des emmes enceintes présentent quelquefois à leur surface une pellicule iclie en cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien ; chez l’homme, e sel peut se former dans les reins et la vessie à la suite d’ingestions rop abondantes d’eaux alcalines.
Le carbonate de chaux est fourni en partie par les eaux et les alinents, et en partie dû aux doubles décompositions intracellulaires. On e trouve à l’état h peu près libre dans la coque de l’œuf des verébrés et des amphibies, dans les os, surtout les plus jeunes, dans les oncrétions osseuses récentes, dans les dents, la salive, l’urine; chez luelques invertébrés, il forme quelquefois des dépôts ou des réserves, omme chez les écrevisses, les céphalopodes et même chez les vertébrés .ans le tissu conjonctif. Les carapaces de beaucoup de crustacés, de tolypiers, les coquilles des mollusques, le squelette des coraux calaires, les perles, sont surtout formés de carbonate de chaux.
Dans l’économie il est quelquefois dissous à l’état de bicarbonate; nais plus généralement il est insoluble. Uni à quelques substances orgaîiques et minérales, il concourt à donner de la solidité aux tissus, îomme dans les os ou les concrétions. Celles-ci sont amorphes, rarenent cristallisées ainsi qu’on les trouve dans les cellules des végétaux, lans les dépôts salivaires ou les otolithes du labyrinthe de l'oreille.
La silice existe dans la plupart de nos organes, mais en si minime )roportion qu’on ne saurait dire quel est son rôle. Les cendres des tissus épidermiques, du sang, de la bile, de l’urine, les os, contiennent an peu de cette substance. Le produit de l’incinération de l’albumine d’œuf de poule laisse jusqu’à 7 pour 100 de silice ( Polech ), mais c’est surtout dans les poils, cheveux et plumes, dans la carapace des animaux inférieurs, le squelette de certains coraux, des éponges, des infusoires, et notamment des basilariés, qu’on rencontre la silice en