ROLE DU FER, DU CUIVRE, DU ZINC DANS L’ORGANISME
i,)our les plantes. On ne saurait, sans les faire périr, arroser le sol qui , es porte avec des solutions contenant plus de 2 millièmes de sulfate terreux (B. Griffiths). Chez l’animal, l’hémoglobine, et peut-être aussi tes sels de fer du plasma, passent sous l'influence de l’oxygène à l’état toeroxydé, puis se désoxydant au contact des tissus, récupèrent l’aptitude i se réoxyder de nouveau, faisant ainsi la navette entre l’oxygène extérieur et les substances à désassimiler ou à détruire, telles que les matières extractives azotées. L’ aspergillus niger nous permet d’analycer ce phénomène. Fournissons-lui le terrain le plus propice à son déveoppement, mais en le privant de fer, il végétera languissamment, et de îouvelles spores dont on ensemencerait la liqueur où il croît, se développeraient plus mal encore; ajoutons le fer qui manquait à ces cultures, a petite moisissure ne reprendra pas sa santé, même dans ce cas : mus l’influence de son développement maladif elle semble avoir sécrété une substance extractive que maintenant elle ne peut plus oxyder et détruire. Mais reprenons ces spores et plaçons-les dans ce même milieu, complété par addition de fer et où Y aspergillus malade n’aura pas été :ultivé, aussitôt ces spores se développeront avec vigueur.
Il est des végétaux qui ont besoin à la fois du fer et d’autres métaux dus spéciaux encore. Ce même aspergillus donnera une récolte 20 fois dus faible si, ayant tous les éléments qui lui conviennent, fer compris, )n le prive d’une trace de zinc ( Raulin ). Il en est si avide qu’il se l’apiroprie dans un milieu qui n’en contient qu’un jJ-^. Le zinc est l’ailleurs assez répandu, sans qu’on sache pourtant s’il est toujours indispensable ; le maïs, le blé, les haricots en contiennent. Les feuilles lu thlaspi, la viola calaminaria qui se plaît particulièrement sur les ■errains zinciques, donnent des cendres où l’on trouve de 12 à 20 iour 100 d’oxyde de zinc. Il passe de là aux animaux : MM. Lechartier ;t Bellamy ont dosé 0gl‘,053 de cet oxyde dans 100 grammes de chair le bœuf, et près de 20 milligrammes dans 18 œufs de poule.
Quant au cuivre, il existe à l’état normal dans un grand nombre le végétaux et d’animaux, et il y joue un rôle fort actif. Il est normal dans l’essence verte de cajeput. On l’a signalé dans le sang des écrevisses, des poulpes, des seiches, des escargots. Genth en a trouvé usqua 0gr,297 pour 100 dans le sang bleuâtre du limulus cyclops; 1 y était aussi accompagné de fer. On extrait le cuivre en abondance lu pigment rouge des plumes des turaco.
Il n’est pas douteux que dans ces divers cas, le cuivre joue un rôle physiologique ; ce n’est pas une substance surnuméraire et inutilisable apportée par les hasards de l’alimentation. Dans certains organismes il peut même remplacer le fer des animaux supérieurs : on trouve chez certains poulpes une substance bleuâtre, Vhdmocyanme, matière albu-