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PROPRIÉTÉS PHYSIQUES GÉNÉRALES DES ALBUMINOÏDES. SD

amorphe ou cAloulal est doue leur forme la plus habituelle. Graham a crée ce dernier mot pour indiquer l’état physique des corps analogues à la colle de gélatine (*). La forme colloïdale serait, d’après ce savant, une sorte d’état transitoire instable ou dynamique dont l'état statique est la forme cristallisée. En fait, les matières albuminoïdes sont, comme nous le verrons bientôt, aptes à se transformer sous les moindres influences : action de la chaleur et du froid, des gaz, des sels neutres, des ferments, etc. Bien plus, leur simple dilution dans l’eau, l’agitation ou le repos, le passage à travers certaines membranes inertes, peuvent leur imprimer des changements profonds, tels que la solubilité ou l’insolubilité.

De nature neutre, faiblement unis à une grande masse d’eau, ces colloïdes fluides ont une mollesse qui les rend propres, aussi bien que l’eau elle-même, mais moins puissamment et moins brutalement qu elle, aux phénomènes de diffusion ; ils sont lentement pénétrables aux réac tifs, et leurs molécules servent d’intermédiaires perpétuels et comme d’amortisseurs aux plus délicates actions physico- chimiques. Passant elles-mêmes difficilement à travers les membranes, même si celles-ci sont, comme le papier à filtre, percées de pores sensibles, les matières albumineuses se conservent dans les cellules sans diffuser au dehors. On peut attribuer la lenteur des modifications qui se passent dans ces milièux ou par leur entremise, aussi bien à la difficile diffusion de ces corps qu’à la lourdeur de leurs molécules, à leur faible conductibilité pour la chaleur et l’électricité et à leur indifférence chimique. Le temps devient grâce à ces propriétés l’une des conditions des réactions qui se produisent dans nos tissus et nos humeurs, réactions qui se continuent sans secousses, successivement, lentement, assurant ainsi au fonctionnement des organes une progressive et incessante pr duction d’énergie provenant de ces réactions affaiblies mais continues.

Graham a montré que les colloïdes minéraux ou organiques, quoique souvent solubles en grande proportion, ne sont tenus que très faiblement en dissolution, et tendent à devenir insolubles et à se séparer, généralement par déshydratation et comme spontanément avec le temps ou par l’intervention de cristalloïdes employés en quantités minimes; cette observation donne l’une des raisons de la transformation des albuminoïdes solubles des plasmas dans ces albuminoïdes insolubles ou membraneux qui forment les (issus ou qui se coagulent dès que la circulation et la vie n’enlèvent plus certains agents modificateurs, comme par exemple dans la solidification du plasma musculaire après la mort.

Les albuminoïdes dévient tous à gauche le plan de la lumière polarisée. Yoici quelques nombres :

(') Il existe des colloïdes organiques non albuminoïdes, comme les gommes, et des colloïdes minéraux, tels que la silice gélalineujc, l'hydrate de 1er colloïdal, l’acide stannique, etc.

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