ACTION DES ACIDES SUR LES ALBUNINOÏDES
(b). Action des acides. — Les acides minéraux les plus faibles tendent à séparer d’abord les sels et les bases unis aux molécules albuminoïdes, puis, agissant sur elles, modifient leur état d’hydratation et les transforment en isomères solubles ou insolubles.
L’acide chlorhydrique ou sulfurique, de 1/2 à 1 pour 1000 d’eau, gonfle beaucoup de substances albuminoïdes insolubles, telles que l’osséine, la fibrine, etc., ou bien n’agit pas, comme il arrive pour l’élastine, le tissu épidermique. Mais même à cet état de dilution, les acides peuvent transformer d’autres albuminoïdes en substances solubles; tel est le cas de la myosine coagulée, du gluten, de certaines fibrines, de la caséine insoluble. Les albuminoïdes solubles (caséine, gélatine, etc.) sont également modifiés par les acides très affaiblis. On obtient ainsi des substances appelées syntonines ou acidalbumines , qui ont même composition apparente que l’albuminoïde primitif, et à peu près même pouvoir rotatoire, mais qu’on ne saurait retransformer dans l’albuminoïde d’où l’on est parti en enlevant l’acide ajouté. Ce sont sans nul doute des produits d’hydratation. On y reviendra.
Les acides plus concentrés précipitent généralement les albuminoïdes solubles grâce à un phénomène de déshydratation. Plus concentrés encore, ils s’unissent à eux et donnent des combinaisons dont on peut séparer l’excès d’acide par la dialyse [Bull. soc. cliim.,