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ACTION DES BASES SUR LES ALBUMINOÏDES

cipité contenant plusieurs bases. Il a pu séparer à l'état cristallisé les Ichloroplatinates C7H14Az202Cl2.PtCU,4tI20 et C8H16Az202Cl2.PtCMH20 ; Peau de baryte attaque ces composés basiques en en dégageant de l’acide carbonique (Bull., 2fi série, III, 4C8).

(c). Action des bases. — Etendus d’eau ou concentrés, les alcalis agissent sur beaucoup d’albuminoïdes solubles ou insolubles.

Très étendus (1 h. 2 grammes NalIÜ pour 1000 d’eau), ils transforment un grand nombre de matières protéiques en substances solubles précipitables de leurs solutions alcalines par neutralisation exacte grâce aux acides les plus faibles, tels que l’acide acétique ou carbonique. Ces substances, elles-mêmes albuminoïdes, dévient à gauche le plan de polarisation. On les a confondues sous le nom de syntonines d'alcalis ou alcalialbumines , parce qu’elles se précipitent lorsqu’on neutralise la liqueur à la façon des syntonines acides. En fait, on a supposé l’identité ou la grande analogie de ces matières avec les syntonines acides, sans la démontrer. Nous reviendrons sur ce point à propos de l’étude de ces dérivés.

A la dose de *2 h 5 de soude caustique pour 100 d’eau, les alcalis minéraux caustiques modifient lentement et profondément, même à froid ,

; la molécule albuminoïde. Une partie notable résiste quelque temps • sans altération à l’action du réactif, une autre portion se peptonise, une autre est altérée; il se dégage un peu d’ammoniaque; il se fait de l’acide carbonique et peut-être oxalique ; le soufre est en partie enlevé à l’état de sulfure alcalin et d’hyposulfite, et il apparaît une substance soluble dans l’alcool fort, précipitant à froid l’acétate de cuivre, et jouissant de propriétés faiblement basiques ( Danilewsky ; A. Gautier). La substance que l’on précipite alors par neutralisation de cette liqueur complexe est cette protéine que Mülder croyait être le noyau ou radical commun des substances albuminoïdes, et qui, s’unissant d’après lui en proportions variables au soufre, au phosphore et aux sels, formait les diverses substances albuminoïdes; d’où le nom qui leur est resté de matières protéiques (l) . Ce nom seul a survécu à cette fausse théorie. Nous savons aujourd'hui que la protéine de Mülder est un mélange de substances protéiques appauvries en soufre, et d’amides très complexes dont la quantité et la nature varient si l’on chauffe.

Enfin en faisant agir la potasse fondue sur les corps albuminoïdes, il se dégage de l’hydrogène et de l’ammoniaque; il distille des ammoniaques composées, de l’aniline, de la picoline, du pyrrol, CdUAz ; il se fait de l’indol C8H7Az, du scatol, du phénol; il reste des carbonate, iormiate, butyrate, valérate, oxalate alcalins, un peu de tyrosine, de

f) Voir Gerhimlt, Chimie organique, t. TV, p. 5T6.

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