ACTION DES RÉACTIFS OXYDANTS
leucine et des traces de ses homologues. Les acides gras ci-dessus notés et les bases telles que l’amylamine dérivent de ces derniers composés.
(d) . Action des sels. — La plupart des matières albuminoïdes de nos tissus sont unies à la fois à des bases (potasse, soude ou chaux) et à des sels (chlorures alcalins et terreux, phosphates terreux, etc.), que la dialyse est impuissante à leur enlever. Les acides minéraux très affaiblis séparent, au moins dans le cas des substances protéiques solubles, l’acide albuminique spécial qui était faiblement uni à ces bases ou à ces matières minérales, et la liqueur très légèrement acidulée, soumise alors à la dialyse, fournit cet acide à peu près exempt de cendres. Réciproquement, certaines de ces substances naturelles insolubles se dissolvent dans les sels neutres : c’est ainsi que la musculine de la chahmusculaire, la fibrine du sang (partiellement au moins), la vitelline de l’œuf, etc., se dissolvent dans le sel marin au 10e et donnent de vraies combinaisons instables, que l’eau dissocie et précipite. D’autres fois les albuminoïdes solubles passent à l’état insoluble : le sulfate de magnésie entraîne la caséine du lait sous forme d’une substance emplastique, etc.
Beaucoup de sels des métaux lourds précipitent les albuminoïdes, souvent même à des dilutions extrêmes : le sublimé, les sels d argent, les acétates neutre et basique de plomb, l’alun, le ferrocyanure de potassium surtout mélangé d’acide acétique, le chlorure de platine, etc. On donnera plus loin ( Réactions caractéristiques des albuminoïdes, p. 94) des détails supplémentaires sur ces divers points.
(e) Action des réactifs oxydants. — ■ L’acide azotique concentré dissout les albuminoïdes et donne une liqueur orangée d où 1 eau précipite une matière jaune, Y acide xanthoprotéique . Elle répond à la composition C=50,0;H=6,3;Àz— 44,7 ;S=1,5. Elle est soluble dans les acides forts, dans les alcalis qui le colorent en orange, dans 1 eau de chaux, d’où les acides et la plupart des sels métalliques la précipitent. Les allures générales de ce corps rappellent celles des substances de la série xanlhique qu’on étudiera plus loin. Avec l’eau régale on obtient des corps oléagineux, plus denses que l’eau, d odeur irritante, toxiques, que la vapeur d’eau entraîne et dont Mülhauser a séparé le chlorazol, C2H!(Azo2) Cl3 (homologue supérieur de la chloropicrine) G(AzOs)Cl , et le dinitrodichloréthane, C2ll2Cl2 (AzO2)2. 11 se fait en même temps des acides oxalique et fumarique, C*H40\ peut-être de 1 acide suecinique, ainsi qu’un corps non volatil, à odeur d’amandes amères, qui parait ètic un dérivé chloré et nitré de l’acide paroxybenzoïque.
Le chlore ou le brome donnent des dérivés chlorés ou bromes, de l’azote, de l’acide carbonique, du bromoforme CHBr’, du bromanile ou quinone perbromé CBBrlOs, de l’acide tribromamidobenzoïque, des