PRODUITS D’HYDRATATION DES ALBUMINOÏDES
rément les rouages; pour cela, adressons-nous au procédé général de dédoublement qui consiste à provoquer l’hydratation de la molécule en la chauffant avec de l’eau aiguisée d’acides et mieux encore d’alcalis.
Dans un autoclave résistant on introduit 100 parties d’albumine sèche purifiée, 500 parties d’eau et 300 d’hydrate de baryte. On chauffe au bain d’huile à 200°. Au bout de 50 heures l’action est complète. On laisse refroidir. A l’ouverture, il se dégage un peu d hydrogène (même lorsqu’on chauffe avec de l’eau pure dans un autoclave de bronze et sans dépasser 180°). On trouve dans l’appareil un liquide trouble que l’on filtre.
Le précipité A ainsi recueilli est presque uniquement formé, pour 100 d’ albumine sèche : d’un poids de carbonate de baryte, répondant à 2,74 d’acide carbonique; d 'oxalate de baryte répondant à 17,49 d’acide oxalique pour 100 d’albumine.
De la liqueur filtrée B on extrait :
a. De Y ammoniaque libre, 4,98 pour 100 d’albumine sèche, répondant à 4,1 d’azote, soit au quart de l’azote total (16,5 pour 100).
La liqueur filtrée séparée de l’ammoniaque par ébullition est traitée par l’acide carbonique pour enlever l’excès d’hydrate de baryte, puis par l’acide sulfurique pour enlever la baryte unie aux acides formés dans la réaction. On distille cette liqueur acidulée, il passe :
b. De l’acide acétique libre (4,80 pour 100 d’albumine). 11 reste :
c. Un résidu fixe brut (97,5 pour 100 du poids de l’albumine privée de cendres) . Ce résidu a pour composition :
C — 48,5 ; H = 8,1 ; Az=12,4; O = 51,0.
Il contient 5,5 pour 100 d’une substance peu soluble, qui est :
d. La tyrosine.
Les doses d’acide carbonique et d’acide oxalique obtenues sont, pour l’albumine d’œuf, dans le rapport de 1 molécule du premier de ces acides à 5 du second. Mais les quantités absolues de ces acides et leurs rapports varient avec chaque substance albuminoïde; toutefois on constate que, dans tous les cas, pour chaque molécule de ces deux acides il se produit toujours 2 molécules d' ammoniaque, quelle que soit la substance albuminoïde dont on est parti (').
i\ Sauf le gluten, qui fournit notablement plus d’ammoniaque. M. Scliützenberger a
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