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RICIN

CONGLUTINE dos amandes douces,

GLOBULINES.

IM Y O S I N E OU IMUSCULINE (')

La rnyosinc ou musculine est la substance albuminoïde principale du muscle; elle existe à l’état liquide, durant la vie, dans le plasma des muscles; elle se coagule après la mort, et devient insoluble dans l’eau.

La méthode dont on se sert pour obtenir la musculine est fondée sur cette propriété, découverte par Denis (de Commercy), de se dissoudre dans le sel marin à 8 pour 100. Pour l’obtenir, on hache linement de la viande maigre avec de l’eau, on la pulvérise avec du sel marin ou du sel ammoniac en poudre et l’on ajoute douze à quatorze fois autant d’eau que de sel. Après 24 heures de contact, on exprime dans un linge et l’on filtre (-). La solution additionnée de beaucoup d’eau ou d’un excès de sel marin laisse précipiter la myosine. On peut encore dialyserla solution saline; la myosine se précipite en gelée quand l’excès de sel a disparu. En réajoutant alors un peu de sel marin, on obtient la myosine liquide du plasma musculaire avec toutes ses propriétés. On peut enfin l’extraire de la chair musculaire par le sulfate de magnésium en solution à 5 pour 100 ; en additionnant la liqueur filtrée de 50 grammes du même sel cristallisé par 100 centimètres cubes, on reprécipite la myosine dissoute [Halliburton).

La myosine possède la composition 0=51,82; 11=7,11; Az= 1 6,77; S =1 ,27 ; 0=22,03 pour 100 ( Chittenden et Cummins).

Récemment préparée, elle est en flocons mucilagineux, solubles dans l’eau salée au huitième et dans l’acide chlorhydrique très affaibli qui la transforme lentement en syntonine. Ses solutions se coagulent par la chaleur (à 45° pour la myosine des grenouilles et à 51° pour celle des oiseaux) ainsi que par l’alcool et par les acides; mais le coagulum n’est plus soluble ni dans les acides faibles, ni dans le sel marin au dixième.

La myosine se dissout aussi dans les alcalis dilués qui la changent lentement en alealialbumine.

Une solution faible de nitrate ou de carbonate de potasse gonfle la musculine , mais ne la dissout pas.

Cette substance décompose à froid l’eau oxygénée, que le milieu soit neutre, acidulé ou alcalin. Elle perd cette propriété vers 55 ou 60°.

La myosine dissoute dans les sels neutres se coagule par un ferment que l’on peut précipiter du suc musculaire grâce à un grand excès

(') Certains auteurs nomment musculine ou myotinogène la matière liquide du plasma du muscle apte à se coaguler après la mort, et paramyosinogène ce que nous nommons myosinc, c’est-à-dire la musculine coagulée.

(2) y resterait, outre les tissus conjonctifs cl adipeux, une substance particulière, la myoelroine , sorte de nucléine qui avec la myosine formerait 75 pour 100 du poids des muscles calculés secs ( Danilcwski ).

MYOSINE.

d’alcool, et qui agit dans les conditions mômes où l’on verra que se fait la coagulation de la fibrine du sang (voir plus loin). Cette coagulation de la myosine est accompagnée de formation d’acide lactique.

SÉRUMGLOBULINE (HYDROPISINE OU P A R A G L O B U L I N E)

La sérumglobuline de Weyl et des auteurs modernes se confond avec l’ancienne paraglobuline de Khüne, la substances fibrinoplas tique de A. Schmidt et et Yhydropisine de Gannal. Elle existe dans le plasma et le sérum sanguin et le plus souvent dans les liquides d’épanchements pleuraux, péritonéaux ou péricardiques ( hydropisine de Gannal) ainsi que dans quelques kystes. Gannal l’a découverte et séparée le premier des liquides séreux en les précipitant par du sulfate de magnésie qui entraîne l’hydropisine, mais non l’albumine.

Pour obtenir la sérumglobuline, Mikaïloff traite le sérum par du sulfate i d’ammoniaque cristallisé très fin en excès; les substances albuminoïdes précipitent, on les lave avec une solution de ce sel, on redissout le résidu en ajoutant un peu d’eau et l’on dialyse. Après que tout le sulfate est passé, dans le liquide extérieur du dialyseur, les globulines sont précipitées; les albumines seules filtrent.

Hammarsten ajoute au plasma sanguin la moitié de son volume d’une solution saturée de sel marin qui précipite les globulines, il filtre, puis sature la liqueur par du sel marin en poudre; il redissout le précipité i clans une solution de sel marin étendu, reprécipite par le même sel et ainsi de suite deux ou trois fois.

On peut enfin ajouter au sérum son volume d’une solution saturée à froid de sulfate d’ammoniaque, la sérumglobuline se précipite, on la lave avec la même solution et l’on dialyse. Les mêmes méthodes per- : mettent de retirer la globuline du blanc d’œuf.

La sérumglobuline du sang est formée de grumeaux blanchâtres assez fins, insolubles dans l’eau pure, solubles dans les liqueurs très faiblement alcalines et dans l’eau où l’on a fait passer un courant d’oxygène, d’air ou d’acide carbonique. Elle se dissout dans le sel marin au dixième, mais un excès de sel en poudre la reprécipite. D’après A. Schmidt, 1 gramme de cette substance se dissout dans 100 grammes d eau additionnés de 0er,017 de carbonate de soude, de 0sr,034 de bicarbonate, de 0°r,092 de phosphate de sonde, de lgr,97 de sel marin, hes acides faibles, même l’acide carbonique, la précipitent de ces solutions moyennement concentrées. La sérumglobuline diffuse à travers les membranes mortes plus difficilement que la sérumalbuminc. Si la membrane sort vivante le pouvoir diffusif est le même.

Les solutions de sérumglobuline coagulent lorsqu’on les chauffe

GLOBULINES.

à 60". La sérumglobuline du sang décompose l’eau oxygénée. Son pouvoir rotatoire spécifique est (a)„ = -47°, 2.

Dans l’ancienne théorie de A. Schmidt la sérumglobuline ou paraglobuline de cet auteur en s’unissant, sous l’influence d’un ferment spécial, au fibrinogène dont nous allons parler, produisait la fibrine concrète d’où résultait, suivant lui, la coagulation du sang.

Les sérumglobulines jouissent des propriétés générales des globulines, mais elles précipitent plus ou moins complètement par l’acide carbonique et par l’acide acétique. Elles forment des solutions gommeuses non filantes, complètement coagulables par la chaleur et par l’acide azotique ou phénique. Elles précipitent aussi par les carbonates alcalins. Elles paraissent, dans le plasma sanguin, être en combinaison instable et décomposable par l’eau, avec l’albumine du sang.

MATIÈRE FIBRINOGÈNE

Cette substance, apte à se transformer en fibrine concrète lors de la coagulation du sang, a été découverte par Denis, qui lui donna le nom de plasmine. Elle est dissoute et normale durant la vie dans le plasma sanguin; on la trouve aussi dans les liquides d’épanchement de la plèvre, de l’hydrocèle, du péricarde.

Pour l’obtenir, A. Schmidt étend ces liquides avec de l’eau et les traite par de l’acide carbonique très dilué. Il se fait un trouble laiteux, puis un dépôt visqueux, qu’on lave par décantation avec de l’eau riche en acide carbonique. Mais il vaut mieux précipiter le fibrinogène par addition d’un excès de sel marin aux liquides ci-dessus désignés, comme faisait Denis, et mieux encore comme Hammarsten, en ayant recours au plasma de sang de cheval. A cet effet, on reçoit le sang de cet animal dans le quart de son volume d’une solution saturée de sulfate de magnésium; on décante le plasma et l’on ajoute à la liqueur son volume d’eau saturée de sel marin; le fibrinogène seul se précipite tandis que la sérumglobuline reste dissoute. On purifie le fibrinogène en le redissolvant dans une solution de sel marin étendue, et le reprécipitant par ce môme sel plus concentré. Il peut ensuite se redissoudre dans l’eau pure grâce cà 1 à 2 pour 100 de sel marin qu’il retient.

Le même auteur prépare le fibrinogène par une méthode plus sure encore. A du plasma sanguin ou à une liqueur fibrinogénique, il ajoute son volume d’unë solution saturée de sel marin (ou la moitié de NaCl en poudre nécessaire pour la saturer). Le fibrinogène se précipite; on le lave avec une solution à demi saturée de sel marin, et on le purifie comme ci-dessus. On le redissout enfin dans l’eau et on le dialyse pour enlever l’excès de sel.

FIBRINES.

Le fibrinogène forme des masses grumeleuses, cohérentes, et nullement grenues, insolubles dans l’eau bouillie, solubles dans l’eau riche 311 oxygène, peu solubles dans les liquides très faiblement alcalins qui iissolvent facilement la sérumglobuline, plus difficilement solubles que ;elle-ci par les liqueurs salées au dixième. Son pouvoir rotatoire spéciique est de (a)D = -45°. Ces solutions ne coagulent pas par la chaleur. Elles précipitent par un excès de sel marin ou lorsque, par la dialyse, on enlève ce sel tout entier. Le fibrinogène décompose l’eau oxygénée. La tehaleur trouble ses solutions à 56n, tandis que celles de paraglobuline restent claires même au-dessus de 60n. En présence de certains sels (chlorure de sodium et sulfate de calcium en particulier) les solutions :1e fibrinogène se coagulent par le ferment fibrineux du sang et donnent Je la fibrine, comme l a montré Ilammarsten ; suivant cet auteur, une substance protéique, coagulable vers 65°, entre en même temps en (solution. D’après lui aussi, les solutions de fibrinogène chauffées à 60° durant dix minutes se dédoublent en une matière plus azotée qui se préicipite (elle contient 16,9 pour 100 Az) et en une substance plus pauvre en azote (16,2 pour J 00 d’azote) qui reste en dissolution.

OVOGLOBULINE

Les globulines forment 6 pour 100 environ des albuminoïdes de l’œuf. :0n les sépare en saturant l’albumen mêlé d’eau par du sulfate de (magnésium. On peut aussi, après avoir battu et filtré le blanc d’œuf, le mélanger à son volume d’eau saturée à froid de sulfate de magnésie; on sépare le précipité, on le redissout dans l’eau et on le dialyse. Il paraît exister deux variétés d’ovoglobulines ; elles se coagulent, l’une a à 57°, 5, l’autre (S à 67° [Gorin et Bérarcl).

FIBRINES

On a donné le nom de fibrines aux substances qui possèdent comme la fibrine du sang les caractères d’être insolubles dans l’eau, de se gonfler beaucoup sans se dissoudre dans l’eau acidulée de 1 à 5 pour 1000, et de ne se dissoudre que très lentement et partiellement dans l’eau additionnée de chlorures, nitrates ou sulfates alcalins, ainsi que dans l’eau légèrement alcalinisée, qui, après les avoir fait passer à l’état de mucilage, les transforme en alcalialbumine.

A. Gaulicr. — Chimie biulogifjuo.

La fibrine est la substance qui forme les trabécules ou mailles du caillot sanguin. Elle résulte comme le verra de la coagulation du fibrinogène (voir p. 144) sous l’influence d’un ferment et des sels de chaux. Elle se sépare rapidement du sang lorsqu’on le bat au sortir de la veine; elle s’attache alors à la baguette ou aux mains sous forme de filaments et de flocons fibrineux emprisonnant des globules de sang rouges et blancs qu’on lui enlève par un long lavage à l’eau froide. La lymphe, les exsudations séreuses, peuvent fournir également de la fibrine.

Pour l’obtenir pure on s’adresse le plus souvent au sang veineux du veau. On le bat', on lave dans un nouet et sous l’eau froide préalablement bouillie et additionnée de un demi pour 100 de sel marin la matière fibrineuse et élastique qui s’est séparée du sang; on rejette les flocons et grumeaux rougeâtres qui se décolorent mal, et après que grâce aux lavages et malaxages à l’eau bouillie froide la matière est devenue blanche, on épuise les flocons par l’alcool et par l’éther. On peut alors la conserver dans la glycérine étendue de son demi-volume d’eau.

La fibrine qui se forme dans le sang au repos paraît être un peu différente; elle est moins soluble dans le sel marin.

Ainsi obtenue, la fibrine est une substance élastique, translucide si elle est très pure, opaque, blanche ou blanc grisâtre lorsqu’elle englobe beaucoup de résidus de globules sanguins dont il est fort difficile de la débarasser aussi bien que du ferment fibrineux qui y adhère. Elle est formée de filaments ou fibrilles microscopiques entrelacées. Fraîche, elle contient environ 80 pour 100 de son poids d’eau. A l’état sec elle est dure, cornée, cassante, et apte à se gonfler de nouveau au contact de l’eau.

Elle a donné à l’analyse les nombres suivants :

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