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FIBRINE DU SANG

e chaux tribasique, un peu de magnésie, d’acide sulfurique, de carboate de chaux et d’oxyde de fer.

La fibrine est insoluble dans l’eau, mais elle se dissout partiellement, elle de porc en particulier, dans les solutions au 5e et au 10° de nitre, e sel marin, de sulfate et phosphate de soude, de sel ammoniac. Ces dutions salines de fibrine coagulent par les acides, même organiques, t par le sulfate de magnésie en excès. Si on les soumet à ta dialyse pour nlever l’excès du sel, on obtient des liqueurs mousseuses, coagulables ar la chaleur et les acides minéraux, incoagulables par l’acide acétique, résentant presque toutes les propriétés de l’albumine d’œuf. En même fimps il se sépare des sels chaux, particulièrement du phosphate. La .ubstance ainsi dissoute n’est pas apte à se transformer en fibrine oncrète par le ferment fibrineux (') (A. Gautier). Mais une partie otable de la fibrine ordinaire ne se dissout pas dans l’eau salée, e qui paraît indiquer que la fibrine est formée de globulines solubles ans les solutions salines unies à d’autres substances.

Si on lave la fibrine à l’eau légèrement salée (pour enlever un peu e paraglobuline) et si on la soumet ensuite à l’action du pancréas, une artie se transforme en une matière albuminoïde coagulable à 55°, ppartenant au groupe des globulines.

L’acide chlorhydrique à 2 ou 4 pour 1 000 d’eau gonfle la fibrine ans la dissoudre; cà 0,5 et 1 pour 1000 il la transforme lentement et i artieilement en syntonine et peptone ou substance très analogue, “eur pouvoir rotatoire paraît voisin de [*]„ —57° (Bull., XLIX, 406). La soude à 1,5 millième gonfle considérablement la fibrine, : elle la end gélatineuse et transparente et la dissout ensuite très lentement in la transformant en albuminose ou alcalialbumine.

Les solutions de fibrine précipitent parle sublimé, l’acétate de plomb, 3 sulfate de cuivre.

La fibrine décompose rapidement l’eau oxygénée; au contact de ce cactif et de quelques gouttes de teinture de gaïae il se produit une oloration bleue intense. En présence de AzII étendu, elle l’oxyde à ! air et donne de l’oxamide (A. Bechamp et A. Combes ).

Exposée à l’air la fibrine humide en absorbe lentement l’oxygène, égage de l’acide carbonique et perd la propriété de décomposer l’eau xygénée. 11 en est de même lorsqu’elle a été portée à 100°.

En suspension dans l’eau et soumise à l’action d’une température de 6°, la fibrine fraîche subit une sorte de coagulation : elle devient opaue, inélastique, insoluble dans les solutions salines et l’acide chlorhy-

(*) Divers auteurs considèrent la substance ainsi dissoute comme une globuline ou un mé- ,n°u 1 e deux nouvelles globulines, l’une soluble, l’autre insoluble dans le sol marin à ! pour 100.

GLOBULINES.

driquc au 1000e,; elle n’agit plus sur l’eau oxygénée. C’est la /ibrine modifiée de Denis.

Toutes les fibrines ne sont pas identiques : celle des très jeunes animaux, du cheval, des individus anémiés, etc., est plus molle, moins élastique, et finit par se dissoudre dans l’eau tiède en donnant une solution ayant tous les caractères du blanc d’œuf (. Magendie ; Schutzenberger). Celle du sang artériel, comme celle qui a été portée quelque temps à 80°, est insoluble dans les solutions de sel marin au dixième et dans les autres sels de soude ou de potasse. La fibrine du sang veineux coagulée au repos, lorsqu’on la traite par trois fois son poids d’une solution de sel marin au dixième, devient simplement filante, visqueuse, non filtrable. Elle paraît consister en un mélange, ou une combinaison instable, de fibrine ordinaire et de globuline.

La fibrine ne se produirait plus dans le sang que l’on prive de sels de chaux par addition d’un peu d’oxalate d’ammoniaque. Nous reviendrons sur ce point et sur le mécanisme de la formation de cette substance, lorsque nous étudierons particulièrement le phénomène de la coagulation du sang dans notre IIIe Partie.

FIBRINES VÉGÉTALES

Elles sont à peine connues. Nous ne dirons ici que quelques mots de celle du gluten.

Gluten- fibrine. — Le gluten repris par l’alcool laisse, à l’état insoluble, le gluten-caséine (voir p. 154) et donne une solution qui distillée, jusqu’à ce qu’elle ne renferme plus que 50 pour 100 d’alcool, laisse déposer une masse mucilagineuse qu’on épuise par l’alcool très concentré. La solution alcoolique distillée en partie et mélangée d’éther précipite le gluten-fibrine.

C’est une substance tenace, insoluble dans l’eau, assez soluble dans l’alcool chaud de 50 à 70 degrés centésimaux.

Les acides et les alcalis faibles la dissolvent aisément, à moins que ces solutions n’aient été chauffées jusqu’à l’ébullition. La dessiccation à chaud produit le même résultat.

La neutralisation de ces liqueurs reprécipite le gluten-fibrine. Celui du blé contient : C = 54,5; H = 7, 18 ; Az = 16,89 ; S-1,01 ; celui du maïs, qu’on nomme aussi zéine, a donné 15,58 d’azote seulement.

On voit que c.es prétendues fibrines végétales s’éloignent très notablement de la fibrine du sang des animaux, en particulier par leur solubilité dans l’alcool et dans les acides affaiblis.

MATIÈRES COLLAGÈNES.

OUATORZIÈME LEÇON

MATIÈRES COLLAGÈNES.

Les matières glutinogènes ou collagènes sont ces albuminoïdes insoubles qui, par une longue ébullition avec l’eau, plus rapidement à ine température de 120°, se transforment en isomères solubles, gélaine, chondrine, etc., isomères que les sels métalliques, à l’exception du ublimé ne précipitent pas, du moins h chaud, pas plus que le ferrocyamre de potassium acétique, et qui s’unissent au tanin pour donner les corps insolubles et imputrescibles. Les matières collagènes sont ligestibles, quoique plus difficilement que les précédentes. Elles ne tonnent pas de tyrosine parmi les produits de leurs dédoublements et ie rougissent pas à chaud par le réactif de Millon.

L’osséine des os, la cartilagéïne des cartilages et leurs dérivés soluiles immédiats, la gélatine et la chondrine, et fort éloignées de ces substances, la gliadine et la mucédine du gluten que l’on a comparées t la gélatine, forment la famille des collagènes.

Nous en rapprocherons, comme termes de passage à la famille suivante, la conjonctine et l’élastine qui accompagnent toujours les vrais collagènes dans les tissus, mais qui ne se transforment pas par une l ongue ébullition dans l’eau (même cà 180°) en isomères solubles. Ils sont toutefois aptes à se liquider lentement sous l’influence des sucs untestinaux.

Tous les collagènes donnent de la lcucine et du glycocolle par hydratation.

Les matières collagènes paraissent beaucoup moins complexes que les albuminoïdes propremcnts dits. M. Schutzenberger a proposé pour représenter la constitution de la gélatine, la formule

/ CO - ai2 - AzII - C2H! - 1/ -OH* - CO t o / Az \ CO - C2U4 - Azlt - C2II4 - ÀzH - C2H4 - CO . OII

C'0' \ / ÇO - C2H4 - AzLI - CâH* - AzH - C2H4 - CO . OU

AZ \ CO — Cil2 — AzII — C2114 - Az - C2II4 - CO

L’hydratation de la gélatine par la baryte a lieu, en effet, d’après l’équation :

C32HB8Azlo012 + 811*0 = C*II*0* + 2 AzII3 + 2 (C3II«*Az°-04) + 2(C8II,0Az20*)

Gélatine. Gluco]troléines en G1 et C“.

MATIÈRES COLLAGÈNES.

OSSÉINE-GÉLINE

L’osséinc forme la majeure partie de la trame organique de l’os et des tendons musculaires; elle apparaît aussi dans la constitution du derme, des membranes muqueuses et séreuses, et forme la partie principale du tissu connectif interstitiel de la plupart des organes ; aussi ce tissu donne-t-il de la gélatine à la cuisson. L’osséine y est mêlée de conjonctine qui ne gélatinise pas et dont on parlera plus loin. Les fibres conjonctives et osseuses sont souvent associées en outre à des fibres élastiques formées d’une substance, Yélastine , que l’ébullition avec l’eau ne solubifie pas. On rencontre l’osséine presque pure dans la vessie natatoire des poissons.

Les vertébrés et les céphalopodes donnent de la gélatine à la coction et par conséqnent contiennent de l’osséine, les autres invertébrés donnent de la mucine.

Préparation. — L’os râpé ou réduit en minces copeaux est lavé à l’alcool et à l’éther, puis épuisé par un long séjour dans l’acide chlorhydrique étendu. Les phosphates et autres sels terreux se dissolvent graduellement, l’osséine reste et conserve l’apparence et la structure de l’os d’où elle provient. On peut la préparer aussi avec les tendons finement divisés qu’on lave successivement à l’eau de chaux, à l’eau, à l’acide acétique faible et finalement à l’eau pure. Le résidu constitue le collagène.

L’osséine se présente sous la forme d’une substance incolore, translucide, insoluble dans l’eau froide ou chaude qui répond à la composition centésimale suivante :

Carbone

Hydrogène

Azote ... .....

Oxygène )

Soufre S

Ossiéne.

de bœuf.

Osséine.

de carpe.

Tendons

purifiés.

Sclérotique

purifiée.

Gélatine dérivée de l’ichtbyocolle

L’osséine ne paraît pas contenir de soufre en quantité sensible : la proportion de cet élément s’élève en moyenne à 0,7 pour 100 environ.

Soumise longtemps à l’action de l’eau bouillante ou surchauffée dans )a marmite de Papin, l’osséine se transforme en gélatine, substance soluble de même composition qu’elle, comme l’indique l’analyse ci-dessus.

Les os de quelques poissons et oiseaux aquatiques, ceux de 1 amphioxus, etc., ne donnent pas de gélatine par coction.

L’osséine s’unit une très grande avidité aux tanins dont elle prive

OSSÉINE-GÉLATINE. 151

apidement et complètement les liqueurs aqueuses, pour former des ombinaisons insolubles et imputrescibles qui constituent le cuir.

Elle ne donne pas de glucose, par une ébullition prolongée avec l’eau cidifiée.

La géline , qui forme la matière des fibrilles propres du tissu conmetif, a les plus grandes analogies avec l’osséine; on en parlera en écrivant ce tissu.

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