‹ Cours de chimieChapitre 157 sur 633 · LIGAMENT CERVICAL. ŒITS DE SERPENTS · texte numérisé non relu

LIGAMENT CERVICAL. ŒITS DE SERPENTS

Millier.

Carbon0. . 55,46

Hydrogè.ic 7,41

Azote 16,19

Oxygène »

Elle ne contient pas de soufre.

Horbaczewski moyenne de ü anal.

llilrrr.

MUCINE.

L’élastine est insoluble dans l’eau froide ou chaude, dans l’acide acétique, l’ammoniaque, la liqueur cupro-ammoniacale, l’alcool. Chauffée à 100°, elle donne une solution brune que le tanin précipite. Elle se dissout très lentement dans les solutions alcalines au dixième, plus rapidement si ces solutions sont concentrées, ainsi que dans l’acide sulfurique et l’acide nitrique froids.

Horbaczewski a montré qu’on peut dédoubler l’élastine en la faisant bouillir avec un mélange d’acide chlorhydrique, d’eau et de chlorure d’étain ; elle se dissout ainsi complètement, sans donner naissance à aucun acide gras. Le produit de la réaction privé d’étain contient du glycocolle, de la butalanine, beaucoup de leucine, des leucéines et très peu de tyrosine. L’élastine ne donne ni acide sulfhydrique, ni acide glutamique que les autres matières collagènes fournissent dans ces conditions. Sa putréfaction produit des acides butyrique et valérique, du glycocolle, de la leucine, mais pas de tyrosine, de phénol ou d’indol.

L’élastine est un peu digestible; elle se change dans l’intestin en hémiélastine et en élastine peptone.

L’élastine n’est pas altérée par l’acide chlorhydrique de 1,5 et 10 pour 1000 d’eau.

MUCINE

La mucine est cette matière albuminoïde produite dans les glandes muqueuses, qui donne au mucus sa consistance spéciale et la propriété de filer. Elle existe partout dans le tissu connectif. On la précipite des mucosités naturelles par addition d’acide acétique en excès. On trouve aussi la mucine accumulée dans certaines tumeurs (myxomes, kystes muqueux), dans la salive et les glandes salivaires, etc., elle semble abonder dans le corps de quelques animaux (escargots, limaces, holoturies, etc.).

On prépare la mucine, soit avec le contenu des kystes muqueux, soit avec le mucus de la vésicule biliaire ou de la glande sous-maxillaire, soit avec les limaces et escargots.

Le contenu des kystes muqueux ou de la vésicule biliaire, la glande sous-maxillaire ou le corps des limaces préalablement broyés avec du verre pilé sont mêlés d’eau, soumis à l’ébullition et fdtrés. Les liqueurs sont précipitées par de l’acide acétique en léger excès. On laisse digérer, et on lave par décantation avec de l’eau. La mucine impure est redissoute par l’eau de chaux en en évitant un excès ; la liqueur est filtrée, et reprécipitée par l’acide acétique. Ce traitement est répété plusieurs fois pour enlever la nucléoalbumine qui accompagne la mucine ; enfin le dépôt est bien lavé à l’eau pure, à l’alcool et à l’éther.

La mucine à l’état humide forme des masses translucides, incolores

MATIÈRES COLLAGÈNES.

ou grisâtres, muqueuses, très filantes, gonflables dans l’eau sans s’y dissoudre, solubles dans les alcalis et l’eau de chaux qui sature cette substance. Les acides la reprécipitent; un excès d’acide minéral la redissout, mais non un excès d’acide acétique ni d’acide chlorhydrique à 5 pour 1000. Elle se dissout facilement dans l'acide chlorhydrique à 5 pour 100 qui la convertit en acidalbumine. Les sels neutre de soude, manganèse, ammonium, la précipitent de ses solutions. La mucine n’est pas diffusible à travers les membranes végétales. Elle se dissout dans les solutions des sels à réaction alcaline. Elle est légèrement acide.

La chaleur ne coagule pas ses dissolutions, mais l’alcool y produit un coagulum qui se redissout dans l’eau.

Les alcalis très dilués dissolvent la mucine sans l’altérer à froid. Les alcalis à et l’eau de chaux elle-même, finissent par l’attaquer en en dégageant de l’ammoniaque. L’alcool la précipite de ses solutions et la rend peu à peu insoluble dans les acides dilués.

Le sulfate de cuivre donne dans les solutions de mucine un précipité gélatineux soluble dans un excès; le cuivre est réduit par elle à l’ébullition en présence des alcalis, mais sans qu’il se précipite d’oxydule. Le perchlorure de fer forme des grumeaux gélatineux. L’acétate, le sous-acétate de plomb, l’alun, le sublimé, précipitent la mucine et la redissolvent s’ils sont en excès. Le ferrocyanure acétique et le tanin ne la précipitent pas. Le réactif de Millon donne une réaction douteuse.

Le sel marin et le sulfate de magnésie en poudre finissent par séparer la mucine de ses solutions [Bull., XL1X, 595).

L’action prolongée de l’acide sulfurique bouillant donne avec la mucine de la leucine et de la tyrosine. Le suc gastrique et surtout le suc pancréatique finissent par la digérer.

Lorsqu’on fait bouillir la mucine avec de l’acide sulfurique étendu, elle paraît se dédoubler en une acidalbumine et en un principe différant du 'ducose, mais réduisant abondamment la liqueur cupropotassique. C’est, d’après Landwehr et Lobisch, une gomme animale répondant à la composition C“H*°010,2H*0 apte à donner un sucre CGli1206 incristallisable et infermentescible.

Lorsqu’on chauffe en tube scellé avec de la soude caustique la mucine des glandes sous-maxillaires, il se fait un composé qui présente tous les caractères de la pyrocatéchine ( Obolensky ). Si on l’additionne d’eau de chaux en excès et qu’on le fasse bouillir tant que l’acide acétique produit un précipité, on obtient par concentration et addition d'alcool une masse floconneuse soluble dans l’eau et les alcalis, non précipitable par les acides, ni par les sels métalliques, si ce n’est par le sous-acétate de plomb, et facilement dialysable.

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