ET EN ACIDES A TROIS ATOMES DE CARBONE
On a vu que l’acide urique est une diuréide : par hydratation il fournit, en effet, de l’urée et de l’acide dialurique, et celui-ci est encore uréide, car à son tour il est capable de se dédoubler en acide tartronique et en urée. De même, si nous le soumettons à l’oxydation, l’acide urique donnera de l’urée et de l’alloxane, et cette dernière, en s’hydratant, fournira encore une fois de l’urée, accompagnée cette fois d’acide mésoxalique G5H205 qui n’est plus azoté :
C*H‘-Az-04 + 2 H-0 = C’Ih-Os + CH4Az20
Alloxane. Acide mésoxalique. Urée.
On voit donc qu’il y a lieu de distinguer dans les corps aptes à fournir de l’urée, parmi leurs dérivés immédiats : 1° les mono-ureides qui telles que l’alloxane, donnent en se dédoublant de l’urée, et un corps qui n’appartient plus à la famille des uréides et ne contient meme pas d’azote, et 2° les diurèides, dont les dédoublements font apparaître l’urée, en même temps qu’un nouvel uréide apte à redonner a son tour
de l’urée par hydratation.
Les mono-uréides contiennent généralement deux atomes azo e par molécule, les diurèides , quatre atomes.
CLASSIFICATION DES URÉIDES.
D’une mono-uréide, telle que l’alloxane, peuvent dériver d’autres mono-uréides sans que les atomes primitifs de carbone soient modifiés, ni dans leur nombre, ni le plus souvent dans leurs liaisons réciproques. C’est ainsi que de l’alloxane peuvent dériver par hydrogénation ou réductions de plus en plus avancées, l’acide dialurique et l’acide barbiturique :
C4H2Az203 C4H4Az203 C4H4Az202
Aîlosanc. Acide dialurique. Acide barbiturique.
Ces trois mono-uréides pourront donner chacun naissance par hydratation régulière à une molécule d’urée, et à un acide à trois atomes de carbone enchaînés les uns aux autres comme ils l’étaient dans chacune des molécules dont ils dérivent :