‹ Cours de chimieChapitre 182 sur 633 · CO -CO -AzII v · texte numérisé non relu

CO -CO -AzII v

, CO ïï2Az /

Acide oxalurique.

L’acide parabanique est bibasique. Le parabanate d’argent est insoluble et répond à la formule C3Ag2Az203.

On connaît aussi la métyl- et la diméthyl-oxalylurée C3(CII3)2Az203. Cette dernière est la cholestrophane de Rochleder, obtenue par cet auteur en faisant agir le chlore sur la caféine. La diméthyloxalylurée se prépare aussi par l’action de l’iodure de méthyle sur le parabanate diargentique.

Acide oxalurique, CaIîiAz20*. — On vient de voir comment cet acide dérive de l'hydratation de l’acide parabanique et quelle est sa constitution. Généralement on recourt pour le préparer à l’ébullition de l’acide parabanique avec l’ammoniaque; la liqueur se prend en une masse d’aiguilles d’oxalurate ammonique qu’on sépare, redissout à chaud, et traite par l’acide sulfurique ou azotique; l’acide oxalurique se dépose par refroidissement sous forme d’une poudre cristalline très peu soluble, amère au goût, saturant les bases à la façon d’un acide monobasique. L’oxalurate de calcium est soluble même en présence de l’ammoniaque ; celui d’argent se précipite peu à peu en flocons solubles dans l’eau bouillante.

L’oxalurate d’éthyle traité par l’ammoniaque donne Y oxaluramide ou oxalane CO C AzH — CO— CO \zll2 ’ ma^ère pulvérulente blanche, nacrée, insoluble, qu’on rencontrerait, d’après Neubauer et Schunck, dans 1 urine humaine.'

A. Gautier. — Chimie biologique.

SÉRIE UIlIQUE

ACIDE ALLANTURIQUE

C3ll4Az203 ou CO I

x AzII-ClI.OII

C’est la glyoxylurée. Elle est à l’acide parabanique ce que l’acide dialurique est à i’alloxane. On l’obtient en hydratant l’allantoïne (voir plus bas) par l’eau à 140° ou par l’acide chlorhydrique aqueux. Elle a été préparée aussi en décomposant l’acide uroxanique par l’eau bouillante.

C’est un corps blanc, déliquescent, gommeux, un peu acide, s’unissant aux alcalis. L’allanturate de potassium se dédouble par ébullition avec l’eau en urée et acide glyoxylique, qui lui-même se transforme en acide glycolique et acide oxalique. Cette réaction suffit pour démontrer que ce corps n’est autre que la mono-uréide glyoxylique.

Soumise à chaud à l’action prolongée de l’eau de baryte la glyoxylurée se dédouble en acides hydantoïque et parabanique.

HYDANTOÏNE — ACIDE HYDANTOÏQUE — M É T H Y L H Y D A N TOI N E

C3II4Az202

C3IIGAz203

C4II6Az202

Dydantoïne.

L’hydantoïne est la glycolylurée CO

AzH-CO

x AzH -CH2 •

On peut l'obtenir par l’action à chaud de III sur l’allantoïne :

C4tl°Az403 -f 2 III = CH4Az20 + C3II4Az202 -f I2 Allantoïne. Urée. Hydantoïne.

On paraît aussi l’avoir obtenue en chauffant le glycocolle avec un excès d’urée à 120°, ou la bromacétylurée avec AzH3. Anschütz l’a préparée en chauffant l’urée et l’acide dioxytartrique {Bull. (5), IV, 54).

L’hydantoïne forme des prismes anhydres, incolores, solubles dans l’eau, de saveur un peu sucrée, fusibles vers 260°. L’oxydation la convertit en acide allanturiquc. Elle précipite le nitrate d’argent ammoniacal. Sous l’influence des alcalis, elle s’hydrate et donne l’acide hydantoïque :

, / AzH -CH2 -CO. OH

CU \ AzH2

Pinner a obtenu des hydantoïnes substituées en traitant les cyanhydrines d’aldéhydes ou d’acétone par l’urée, puis le produit de la réaction

R - CIK JvzH CO - AzH2 Par de l’acide chlorhydrique qui', éliminant AzIP

ALLANTOÏ.NE 227

et fixant de l’eau, donne une hydantoïne (Bull. (5), I, 441).

Acide l.ydairtoïque ou glycolurique, C3H6Az203. — Il s’obtient Comme on vient de le due; ou encote par 1 action de 1 amalgame de sodium sur l’allantoïne. Il se forme aussi lorsqu’on chauffe le sulfate de glycocolle avec le cyanate de potassium; on fait le sel de baryte, on le sature exactement par l’acide sulfurique, on filtre et on laisse cristalliser.

Cet acide forme des prismes incolores, volumineux, peu solubles dans 1 eau fioide. Il est monobasique. Les hydantoates sont généralement solubles et cristallisables.

L acide hydantoïque donne du glycocolle et de l’urée lorsqu’on le chaufte avec de l’acide iodhydrique.

Méthyihydantoïne, C4II6Az202. — Elle a été extraite par Guareschi et Mosso de la chair de veau. On y reviendra en parlant des leucomaïnes.

D. Diuréides dérivant d’acides à deux atomes de carbone

Nous n’étudierons parmi ces diuréides que l’allantoïne, l’acide allantoique et l’acide alliturique.

ALLANTOÏNE — ACIDE ALLANTOÏQUE

C4JIGAz405 G4H8Az404

Aiiantoïne. — L’allantoïne se rencontre dans la liqueur allantoïdienne du fœtus, dans l’urine du veau qui tette et des autres animaux soumis au régime lacté. Wœhler et Liebig l’ont préparée les premiers en oxydant l’acide urique. M. Baeyer l’avait autrefois considérée comme la diuréide glyoxylique. M. E. Grima ux en a fait la synthèse directe en chauffant quelques lieures à 100° l’acide glyoxylique avec de l’urée :

AzII-

co: +

x Àzïï2

con z Azïï - co

i + AzH2 . CO . Azü2 = CO 7 I + 2H20

COOJ1 x Azfl - CH. AzH-CO-AzH2

Urée. Ac. glyoxylique. Urée.

Allautoïne.

Cette belle synthèse démontre définitivement que l’allantoïne est bien la glyoxylyluréide.

Le bioxyde de plomb ou l’ozone transforment l’acide urique en allantoïne, urée, acides carbonique et oxalique.

Pour préparer l’allantoïne par l’acide urique, on oxyde ce corps, soit par le bioxyde de plomb, soit par le peroxyde de manganèse : il faut opérer à température tiède et en liqueur neutre. On a :

C8H*Az403 + H20 + O

Acide urique.

CO2 4- C4H6Az403

Allautoïne.

L’allantoïne est en cristaux rhombiques, incolores, brillants, vitreux, quelquefois disposés en aigrettes. Elle se dissout dans 30 parties d’eau bouillante et 131 d’eau à 22°. Elle est neutre aux papiers réactifs.

Par les alcalis, l’allantoïne se dédouble en acide carbonique et ammoniaque, l’un et l’autre dérivés de l’urée, ainsi qu’en acides carbonique, oxalique et acétique, dérivés du radical glyoxylique, suivant l’équation :

5C4IIGAz403 + 13H20 = G CO- + 12 AzH3 + 2C2II204 + C2H402

L’acide azotique convertit tà 100° l’allantoïne en acide allanique C'lPAz503 et acide allanturique C3IPAz203.

L’allantoïne s’unit au nitrate d’argent. Elle donne avec le nitrate mercurique un précipité analogue à celui que forme l’urée dans ces mêmes conditions, ce qui permet de la séparer et de la doser.

Les réactifs hydrogénants transforment l’allantoïne en glycolurile :

C4Ll6Az403 + H2 = II20 + C4H6Az402

Allantoïne. Glycolurile.

Acide aiiantoïquc. — Il s’obtient en dissolvant l’allantoïne dans un excès de potasse, abandonnant quelques jours la liqueur, l’acidifiant alors par l’acide acétique, ajoutant de l’alcool et laissant évaporera sec; l’allantoate de potasse cristallise. Il répond à la constitution :

On a :

HOOC-CH (

AzH -CO -AzH2 Aztl - CO - AzH2

C4ïïcAz403 + H20 = C4HsAz404

Allantoïne. Acide allantoïque.

ACIDE ALLITURIQUE

CGH6Az404

Nous citerons enfin, en terminant, l’acide alliturique ou diuréide glyoxylglycollique, suivant l’hypothèse de Baeyer :

/AzH -CO CO - AzII x CO( I I ) CO

\ Az — Cil2 CH- AzH /

On prépare cet acide en mêlant une solution aqueuse d’alloxantine à un excès d’acide chlorhydrique. Il se fait un mélange d’acide alliturique et d’alloxantine qui, évaporé et traité par l’acide azotique, laisse l’acide alliturique pour résidu. C’est une poudre d’un blanc jaunâtre, qui donne avec l’ammoniaque un sel soluble, cristallisablc en aiguilles brillantes.

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