VINGT-CINQUIÈME LEÇON
PRINCIPES TERNAIRES NON AZOTÉS DE l’ÉCONOMIE ANIMALE.
Les principes ternaires non azotés de l’économie animale sont les suivants :
1° Les hydrates de carbone , substances qui jouent en général le rôle d’alcools primaires ou secondaires, quelquefois d’aldéhydes, et dont le sucre de lait , le glycogène, la cellulose, la glycose, sont les représentants les plus connus. Ces corps ont été déjà généralement étudiés dans cet Ouvrage., t. II, p. 271 à 516.
2° Les corps gras ou éthers de la glycérine formés par l’union à cet alcool tribasique de trois molécules d’acide gras (ou isologues de ces acides) avec élimination de trois molécules d’eau. 11 faut en rapprocher de nombreux composés analogues, tels que le blanc de baleine, les cires, etc., principes qui résultent aussi de l’union avec élimination d’eau de divers acides gras à d’autres alcools que la glycérine. Ces corps ont été examinés t. Il, p. 249 à 255, et p. 178 et 179 de cet Ouvrage.
5° Les acides gras constituent cette série de corps homologues des acides formique et acétique dont on trouve de nombreux représentants 1 libres, et plus souvent encore combinés, dans nos humeurs et dans nos 1 tissus; tels sont les acides butyrique, vatérique, caproïque, médul- ; lique, stéarique, margarique, palmitique etc. Ces derniers tout particulièrement entrent dans la constitution des graisses ordinaires (t. Il, p. 190 et suivantes).
Des acides gras l’on peut rapprocher de nombreux isologues, tels que les acides crotonique, angélique, oléique; ils sont plus communs que les précédents dans le régime végétal. (Voir t. II, p. 212 et suiv.).
4" Les acides-cdcools tels que les acides lactique, glycolique, leucique, etc., et leurs isologues. Nous les avons décrits t. II, p. 227 et 516. Nous étudierons tout à l’heure l’un de ces acides, non encore mentionné par nous, l’acide glycuronique.
5° Les acides bibasiques : à cette famille appartiennent les acides oxalique, malonique, succinique, sébacique, etc. On trouve t. II, p. 25o et suivantes, les renseignements nécessaires sur cette famille, en particulier sur les acides oxalique et succinique. Il nous restera à faire tout à 1 heure l’étude de l’acide rnésoxalique.
PRINCIPES TERNAIRES DE L'ÉCONOMIE
6° Les phénols , et les alcools cycliques ou aromatiques , tels que l’inosite, la cholestérine, l’excrétine, etc. Le phénol ordinaire a été décrit t. Il, p. 433; l’inosite, t. II, p. 280 et p. 636; la cholestérine, t. Il, p. 471 . Les détails relatifs au rôle des divers composés phénoliques et aux alcools aromatiques trouveront leur place dans l’étude spéciale des liquides et tissus de l’économie.
7° Les indols el scalols qui le plus souvent dérivent des fermentations putrides intestinales ont été déjà examinés, t. II, p. 561. Il faut joindre aux indols, scatols et phénols une série d’acides sulfo-conjugués que l’on a rencontrés dans les urines et sur lesquels nous reviendrons.
Les principes que nous venons d’énumérer sont introduits dans l’économie par les aliments, ou résultent, ainsi que nous le verrons plus tard, de la destruction dans le sang et les tissus de substances plus complexes, en particulier des substances albuminoïdes.
En essayant de faire l’étude du fonctionnement chimique de chaque organe nous essayerons plus loin de montrer où se localisent ces divers principes, comment ils se produisent et ce qu’ils deviennent.
La plupart d’entre eux ont été décrits, ainsi qu’on vient de le dire, au Tome II de cet Ouvrage. Nous nous bornerons donc ici à présenter une simple vue d’ensemble de ces corps ternaires, nous attachant surtout à faire connaître la localisation el l’origine de ces corps. Nous donnerons quelques renseignements plus particuliers sur ceux d’entre eux qui n’ont pas encore été spécialement étudiés.