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HYDRATES DE CARBONE ET ANALOGUES

acide butyrique avec dégagement d’acide carbonique et d’hydrogène; le micrococcus oblongus et peut-être le mijcodevma aceli, en acide gluconique C°JI,207.

Lévulose, G Il 0 (t. II, p. 285). — Elle existe presque partout à cote de la glycose, on la trouve dans 1 intestin, les muscles, le sang, et dans cei laines mines diabétiques. Elle disparaît moins vite du sang que la glycose, quoiqu’elle fermente plus facilement qu’elle.

A chaud l’acide sulfurique la change en acide lévulinique CsH808 (ou acéto-propionique) et acide formique CH*0* ( Tollens ) :

C61I120G = C»B«0» + CHa02 + 11-0

inosite, CI 1 l 'O1' ( l . II, p . 288 et 656).

Sacdia.-o.se, C,3IF011 (t. H, p. 288). — On a constaté des traces accidentelles de ce sucre dans le sang. Injecté dans les veines, il passe directement dans les urines, a moins qu on ne pousse l’injection dans les veines mésaraïques qui l’obligent à traverser d’abord le ioie.

Lactose, C 1 “H 20 1 1 --J— II20 (t. Il, p. 296). — On en a signalé de petites quantités dans le sang et les urines au moment de la lactation. On l’a rencontrée dans le gland de chêne, le suc du sapotiller, etc.

L ' aclinobacLer polymorphus et le tryothrix claviformis le transforment en alcool et acide acétique. Diverses espèces de micrococcus et 1 actinobacter du lait lui font subir la fermentation visqueuse.

Lorsqu’on chauffe une solution de ce sucre avec de l’acétate de plomb, le liquide, après quelques minutes, se colore en jaune plus ou moins foncé; si l’on ajoute alors de l’ammoniaque goûte à goutte, la solution passe au rouge, puis devient incolore tandis qu’il se fait un précipité rouge (. Riibner ).

itiaitose, C'dE-O'MEO (t. Il, p. 296). — On en a constaté des traces dans le tube digestif pendant l’assimilation des matières amylacées. Mais il est très rapidement changé en glycose par le suc intestinal. Musculus et \on Mering en auraient trouvé un peu dans le foie. Injecté dans le sang, il est partiellement assimilé, mais il passe aussi dans les urines.

Vaspergillus niger le transforme en glycose. Il fermente alcooliquemenl et directement en présence de la levure de bière. Il réduit la liqueur eu propotassique.

Glycogène, (C6H10O5)6,Il2O, (t. II, p. 508). — On le trouve dans le foie, le placenta du fœtus, la rate, les poumons, les reins, les épithéliums des animaux abondamment nourris d’aliments hydrocarbonés. Il est très répandu chez les invertébrés, surtout dans leurs larves. Le foie des mammifères en contient de 1,5 à 4 pour 100; les muscles 0,4 à 0,8 pour 100. Il augmente par l’alimentation sucrée, dextrinée ou amylacée.

Le glycogène ne réduit pas les solutions alcalines de cuivre même à

PRINCIPES TERNAIRES DE L'ÉCONOMIE

chaud, et dissout l’oxyde de cuivre hydraté. Le tanin, la chaux, la haryte, l’acétate basique de plomb, le précipitent de ses solutions. Avec l’iodure de potassium, il donne une coloration rouge qui disparaît h chaud et reparaît à froid. Ces deux dernières réactions le distinguent delà dextrine.

Pour séparer et doser le glycogène, on traite les organes par l’eau bouillante, on filtre les liquides laiteux, on les concentre rapidement à 40° dans le vide, et après refroidissement, on les précipite en ajoutant alternativement de l’acide chlorhydrique et de l’iodure double de mercure et de potassium. La liqueur filtrée est additionnée de 20 fois son volume d’alcool à 95 pour 100 qui précipite le glycogène. On le dose ensuite en le transformant en glycosc par ébullition avec les acides (5 pour 100 d’acide chlorhydrique et 97 eau ; au bain-marie 5 heures) et titrant avec la liqueur de Barreswill. L’oxydation du glycogène le change en acide glycogénique C'IP'O7.

Dcxtrines, (C6H10O3)” (t. II, p. 106). — On les a signalées dans les muscles, le sang, le foie, et dans l’urine diabétique. Elles ont été trouvées dans la manne du frêne.

Alcools; acétone. — L’alcool ordinaire ou éthylique (voir t. 11, p. 126) existe en petite quantité dans les urines et le lait (A.Bechamp, Rajewsky). M. Bechamp en a extrait aussi du foie et du cerveau frais des animaux. Il provient certainement de la fermentation alcoolique de la glyeose. dans certaines cellules. Ce fait a été du reste pleinement établi lors du mûrissement des fruits doux : l’alcool se produit de même lorsque les diverses moisissures, levures, mucors, bacilles butylique ou éthylique de Fitz, etc., se développent aux dépens des hydrates de carbone.

L’alcool méthylique a été trouvé par M. Maquenne dans différents végétaux. L’alcool ordinaire par MM. Lechartier et Bellamy dans les fruits doux.

Des traces d’acétone existeraient dans l’urine normale ( Jciksch ); mais surtout dans les cas d’acétonurie. On y reviendra en parlant des urines.

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